LE DOSSIER

Toute la vérité sur les affaires françaises

Faits diversÉpisode 19/214

Var : la famille Vegi-Wing mise en examen pour le meurtre de deux militaires

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-08-11
Illustration: Var : la famille Vegi-Wing mise en examen pour le meurtre de deux militaires
© Efrem Efre / Pexels

Fin mai, trois membres d’une même famille ont été mis en examen pour les meurtres de deux militaires, Jacques Pakeso et Mike Gineste, disparus entre 2022 et 2023 dans le Var. Leurs aveux — ceux du fils Svensio, notamment — ont conduit à la découverte des ossements. Plaintes pour menaces, agressions, harcèlement : la famille Vegi-Wing était déjà connue pour être dangereuse.

Accroche — quand une famille entière bascule

Selon la source, un ancien serveur d’un bar, Sam, interrogé par Le Parisien, raconte comment, en 2021, il a été agressé par la famille Vegi-Wing, alors qu’elle était interdite d’entrée dans l’établissement. Il s’est fait frapper et a perdu connaissance. La patronne du bar, elle, a déposé deux plaintes pour menaces de mort. L’ambiance, selon Sam, était bonne. « Sauf qu’un jour, cette famille a débarqué et tout a changé. »

Cette formule, reprise par Midi Libre, résume le basculement d’un quartier dans l’orbite d’un clan que la presse locale qualifie de « serial killers ».

Les faits — une série de disparitions, des aveux, des ossements

Deux jeunes militaires disparaissent à deux ans d’intervalle. Jacques Pakeso en 2022, Mike Gineste en 2023. Les corps ne sont retrouvés que fin mai, après les aveux de Svensio Akau Vegi-Wing, placé en garde à vue. Selon Var-Matin, c’est lui qui indique aux policiers l’endroit où gisent les dépouilles. Des ossements sont ensuite identifiés comme appartenant aux deux militaires.

La mise en examen vise Francesca Héléna Vegi-Wing, la mère, et ses deux fils aînés, François-Édouard et Svensio Akau, pour les meurtres des deux militaires après les avoir séquestrés et dépouillés.

D’autres victimes potentielles sont évoquées. Sept plaintes avaient été déposées contre la famille avant les meurtres, selon la source. Samira, une femme qui avait refusé de louer une parcelle de son terrain à la famille, décrit « des manipulateurs, du banditisme moral ». Elle a été menacée par Svensio.

Ces éléments convergent vers un portrait accablant. Mais aucune des sources ne livre de mobile précis. Les circonstances exactes des disparitions restent, à ce stade, inconnues.

Le contexte — une famille « bizarre » déjà dans le viseur

Que savait-on de la famille Vegi-Wing avant les aveux ? Peu de chose, si ce n’est qu’elle était « connue pour être dangereuse », selon la source. Le témoignage de Samira — un mauvais pressentiment dès la première rencontre — illustre un sentiment partagé par plusieurs habitants. « Ce sont de vrais manipulateurs », confie-t-elle. La famille était perçue comme « menaçante ».

Les faits remontent à plusieurs années. L’agression de Sam en 2021, les menaces de mort contre la patronne du bar, le refus de location suivi de harcèlement. Autant d’alertes.

Les deux sources s’accordent sur l’essentiel.

Le traitement judiciaire — des aveux qui accablent, une instruction en cours

Placé en garde à vue fin mai, Svensio Akau Vegi-Wing a avoué aux policiers le lieu où se trouvaient les corps. Une découverte macabre qui précipite la mise en examen des trois membres du clan.

Les charges sont lourdes : meurtres avec séquestration. L’instruction devra déterminer le rôle exact de chacun. La justice devra aussi éclaircir le sort d’autres personnes potentiellement victimes. Un appel à témoins a été lancé, selon la source. Les détails de la procédure restent confidentiels, couverts par le secret de l’instruction.

Aucun procès n’est en vue pour l’instant. La présomption d’innocence s’applique pleinement aux trois suspects.

Ce que ça dit de la France — les fragilités du suivi des profils isolés

Une famille polynésienne débarque en métropole, s’installe dans le Var, et bascule dans une spirale criminelle qui conduit à deux morts. Pourquoi ces signaux — plaintes, agressions, menaces — n’ont-ils pas suffi à déclencher une intervention précoce ?

Regardons les faits. Sept plaintes. Des menaces de mort. Une agression violente. Et pourtant, rien n’a empêché le passage à l’acte.

Selon la source, la famille « se croyait intouchable ». Jusqu’à ce que le fils crache le morceau.

Et maintenant ? L’instruction suit son cours. Le Var retient son souffle. Mais au-delà de ce drame local, c’est la capacité de l’État à anticiper les trajectoires criminelles qui est en cause. Une famille « bizarre » ne fait pas une famille « serial killer ». Mais ignorer les signaux, c’est prendre le risque que la bizarrerie devienne tragédie.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

📬

Ne manquez aucun scandale

Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.

Les autres épisodes de ce dossier

Voir tout le dossier →

Épisode 17 · 2026-03-31

DZ Mafia : le silence qui tue

Épisode 19 · 2026-08-11

Var : la famille Vegi-Wing mise en examen pour le meurtre de deux militaires

Épisode 26 · 2026-08-07

Épisode 31 · 2026-04-07

DZ Mafia : Le sang et les écrans

Sur le même sujet