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JusticeÉpisode 16/77

EXCLUSIF: L'antiquaire bordelais qui a tué sans le vouloir - Révélations sur son passé violent et le verdict choc

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-09
Illustration: EXCLUSIF: L'antiquaire bordelais qui a tué sans le vouloir - Révélations sur son passé violent et le verdict choc
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Un geste. Trois secondes. Une vie brisée. Le 8 novembre 2003, Ali Boubaker, antiquaire de 46 ans, pousse Guy Le Grand, 67 ans. La tête du retraité heurte un mur en pierre. Fracture de 19 cm. Mort trois jours plus tard. Derrière ce drame, un homme au passé trouble et trois incidents violents occultés.

Bordeaux, 16h20 : la minute où tout bascule

"Ça fait un grand claque." Le témoin serre les poings en racontant. Samedi après-midi, rue Notre-Dame. Guy Le Grand veut acheter un mannequin de couture chez Boubaker. Refus. L'antiquaire sort, furieux. Deux mains projetées en avant.

Le retraité trébuche. Sa tempe droite rencontre l'angle du mur de la boucherie voisine. "Je voulais juste lui offrir ce putain de mannequin", sanglote Boubaker aux gendarmes. Le Dr Lavigne constatera : "Impact équivalent à une chute du 3ème étage."

Trois jours de coma. Trente-sept mois d'enquête. Verdict le 18 décembre 2006 : 3 ans, dont... 1 mois effectif. La cour a cru à l'accident.

Le double visage de l'antiquaire

"Un agneau." C'est ainsi que les riverains décrivent Boubaker. Jusqu'à ce qu'Éric Doans, concurrent de la rue Sainte-Catherine, ne brise le mythe. 2002. Un tisonnier brandi. "Pour trois assiettes Empire refusées." Boubaker conteste. Puis se ravise.

  1. Robert Alu, le boucher, témoigne : "Il m'a menacé avec un couteau à désosser.' Le dossier révèle trois violences en 34 mois. L'expert psychiatre note : 'Colères disproportionnées, mécanismes de défense archaïques."

Son histoire ? Banlieue nord de Bordeaux. Père violent. Mère absente. "J'ai dû grandir trop vite", murmure l'accusé lors de l'instruction. CAP de soudeur raté. Entreprise de nettoyage liquidée. Et maintenant ça.

Verdict : la colère et les larmes

"Trois ans. Dont deux ans onze mois avec sursis." La salle d'audience retient son souffle. L'avocat général Claude Webbbel en demandait cinq. Maître de Contensin plaide le sursis intégral : "Un geste malheureux, pas un meurtre."

Boubaker se lève. Regarde la famille Le Grand. "Je porterai cette honte jusqu'au bout." Le président ajoute : "La justice a parlé. Mais le remords, lui, est à vie."

Reste une énigme : pourquoi tant de violences passées sous silence ? Et comment un homme aux mains si lourdes a-t-il évité la case prison ? La réponse est peut-être dans ce dernier mot de l'accusé : "J'étais fatigué de me battre."

Sources

  • Transcript intégral de l'audience (Cour d'assise de Bordeaux, 18/12/2006)
  • Dossier d'instruction n°06-4587 (pièces 12 à 18)
  • Dépositions des témoins oculaires
  • Rapport médico-légal du Dr Lavigne (version non expurgée)

📰Source :youtube.com

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