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JusticeÉpisode 33/93

Scandale policier : la commandante accusée de fuir le procès

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-02
Illustration: Scandale policier : la commandante accusée de fuir le procès
© Illustration Le Dossier (IA)

"On a travaillé comme il se doit !" Cette phrase a tout fait basculer. Ce jeudi 2 avril 2026, la commandante de police a transformé le procès de la DZ Mafia en poudrière. Salle évacuée, avocats en rage, magistrats impuissants. Voilà le résultat.

Une déposition en roue libre

La scène se passe à Aix-en-Provence. La commandante, responsable de l'enquête sur le double meurtre de l'hôtel Formule 1 en 2019, témoigne. Ou plutôt esquive. Déjà partie en plein milieu d'une audience précédente, elle récidive.

Les avocats de la défense lui tombent dessus. Trop de non-réponses, trop d'approximations. La présidente invoque l'article 309 du code de procédure pénale — une mesure d'urgence pour reprendre le contrôle. Trop tard. La salle explose.

"Vous vous croyez où ?"

Me Emmanuelle Franck craque la première. Son cri résonne sous les dorures du tribunal : "Vous vous croyez où ?". Derrière elle, tout le banc des défenses se lève comme un seul homme. Les policiers présents doivent intervenir.

Et pourtant. La commandante maintient sa version : "On a travaillé comme il se doit !". Une déclaration qui fait l'effet d'une grenade. Les avocats voient rouge. Ils l'accusent de couvrir les ratés de l'enquête — collecte de preuves bâclée, procédures ignorées.

2019-2026 : sept ans de couacs

Retour en arrière. Le double meurtre de Plan-de-Campagne devait être un dossier modèle. Résultat ? Une enquête minée par les erreurs. La défense en a fait son cheval de bataille.

Preuves mal recueillies, témoignages contradictoires. La commandante, elle, campe sur ses positions. Mais à force de fuir les questions, elle donne raison à ses détracteurs. La justice trinque.

Salle vide, procès en berne

La présidente n'a pas eu le choix. À 15h37, ordre d'évacuation. Les policiers font sortir tout le monde. Une première dans ce procès déjà houleux.

— On touche le fond, murmure un greffier.

La DZ Mafia, un dossier qui accumule les scandales. Témoins intimidés, procédures tordues. Cette fois, c'est la police qui se met à dos la justice.

Questions sans réponses

Comment en est-on arrivé là ? L'enquête était-elle vraiment bâclée ? La commandante refuse de l'admettre. Les avocats exigent des comptes. Entre les deux, la vérité se noie.

Une certitude : le procès est compromis. Les jurés ont tout vu. Les accusés jubilent. La justice, elle, perd encore un peu plus de crédit.

Ce qu'il reste

Les faits sont têtus :

  • La commandante a quitté le tribunal pendant sa déposition
  • L'article 309 a été utilisé pour la première fois dans cette affaire
  • Le double meurtre de 2019 pèse sur tout le procès

Le reste ? Du vent. Des cris. Une justice qui vacille. Le procès reprendra, mais l'image est déjà gravée : celle d'une institution qui ne maîtrise plus rien.

Épilogue en pointillés

La commandante devra revenir. Les avocats aussi. Mais la confiance ? Elle, personne ne sait comment la ramener.

Ce procès ressemble désormais à l'enquête qu'il juge : inabouti, chaotique, plein de zones d'ombre. La boucle est bouclée.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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