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Le H, recruteur d’ados tueurs : la DZ Mafia jugee a Paris

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-05-11
Illustration: Le H, recruteur d’ados tueurs : la DZ Mafia jugee a Paris
© Illustration Le Dossier (IA)

Une méthode devenue signature

Dans la galaxie du crime organisé, son surnom et sa méthode sont devenus une signature. « Le H » — alias Hacène L. — a pour particularité de recruter de jeunes tueurs à gage depuis la prison. Un univers que ce Francilien de 24 ans ne connaît que trop bien. Il revendique son appartenance à la DZ Mafia, un groupe criminel marseillais spécialisé dans les assassinats à forfait et le trafic de stupéfiants. Actif dans les quartiers nord de Marseille, ce réseau est accusé de meurtres, d’enlèvements et de règlements de comptes.

Mais « le H » n’est pas un simple exécutant. C’est le chef d’orchestre. Il recrute des enfants. Des adolescents. Des mineurs. Pourquoi ? Parce que la justice des mineurs est plus clémente. Parce que la peine est moins lourde. Parce que ces gamins sont des variables d’ajustement dans une guerre de territoire qui tue.

Le 11 mai 2026, le tribunal correctionnel de Paris ouvre son procès. Trois jours d’audience. L’affaire jugée est antérieure à l’assassinat du chauffeur VTC d’octobre 2024. Mais elle repose sur le même mode opératoire. Un mineur habitant les Yvelines a été recruté depuis la prison. Mission : exécuter un contrat à Marseille. Heureusement, les conséquences ont été moins dramatiques. Mais le schéma est le même. Et il est glaçant.

« Moi, la criminalité, je ne l’ai pas subie », aurait déclaré Hacène L. Une phrase qui en dit long. Il ne se considère pas comme une victime. Il revendique son rôle. Il assume son appartenance à la DZ Mafia. Et il continue de recruter depuis sa cellule. Comment est-ce possible ? Où est le contrôle ? Qui a laissé faire ?

Le recrutement en prison : une faille béante

Comment un détenu peut-il recruter des tueurs à gage depuis sa cellule ? La question est brûlante. Les réponses sont rares. Hacène L. est incarcéré. Il dispose d’un téléphone. Il contacte des adolescents. Il leur propose de l’argent. Il leur promet un avenir. Et ils acceptent.

Pourquoi ? Parce que la DZ Mafia paie bien. Parce que ces gamins viennent de quartiers où l’argent facile est une tentation permanente. Parce que la prison est devenue un bureau pour les chefs du crime organisé. Une faille béante dans le système pénitentiaire français.

En 2024, 24 % des homicides élucidés impliquaient des auteurs de moins de vingt ans. Une proportion montée à 28 % sur les trois premiers trimestres de 2025. Des exécutants recrutés sur Telegram dès l’âge de quatorze ans. (Source : Planetes360.fr). Le phénomène n’est pas marginal. Il est structurel. Et « le H » en est l’incarnation la plus cynique.

Le tribunal correctionnel de Paris doit trancher. Mais le dossier est complexe. L’affaire jugée est antérieure à celle d’octobre 2024. Les preuves sont là. Les témoignages aussi. Et le mode opératoire est identique. Une signature, disent les enquêteurs. Une signature qui porte un nom : « le H ».

L’assassinat du chauffeur VTC : l’ombre d’un adolescent de 14 ans

Octobre 2024. Marseille. Un chauffeur VTC innocent est assassiné. L’auteur présumé ? Un adolescent de 14 ans. Recruté par qui ? L’enquête pointe Hacène L. Le lien est établi. Mais l’affaire pour laquelle « le H » est jugé à Paris est antérieure. Moins dramatique dans ses conséquences, mais tout aussi révélatrice.

Un mineur des Yvelines a été recruté pour exécuter un contrat à Marseille. Le pire a été évité. Mais le schéma est le même. Un adolescent. Une mission. Un paiement. Et un commanditaire en prison. La DZ Mafia a trouvé son système. Et il fonctionne.

« Le H » comparaît donc à Paris. Trois jours pour répondre de ses actes. Mais le spectre de l’affaire d’octobre 2024 plane sur l’audience. Les juges savent que le même mode opératoire a tué. Les enquêteurs savent que le recrutement continue. Et les familles des victimes attendent des réponses.

La DZ Mafia : une organisation qui recrute des enfants

La DZ Mafia n’est pas un groupe de voyous. C’est une organisation criminelle structurée. Active dans les quartiers nord de Marseille, elle est accusée de meurtres, d’assassinats à forfait, de trafics de stupéfiants et d’enlèvements. Mais sa particularité, c’est le recrutement de mineurs. Des adolescents de 14, 15, 16 ans. Des enfants.

Pourquoi des enfants ? Parce que la justice des mineurs est plus clémente. Parce que la peine maximale est plus faible. Parce que ces gamins sont des boucliers humains. Ils prennent les risques. Ils tirent. Ils tuent. Et les vrais chefs, eux, restent en prison, à donner des ordres par téléphone.

Une date. Un virement. Une question. Qui paie ces adolescents ? Où va l’argent ? Combien coûte un contrat ? Les enquêteurs cherchent. Mais les réponses sont rares. Les témoins se taisent. Les familles ont peur. Et le système judiciaire est submergé.

En 2024, 24 % des homicides élucidés impliquaient des auteurs de moins de vingt ans. En 2025, 28 %. (Source : Epochtimes.fr). Une progression qui inquiète. Et qui montre que le phénomène n’est pas près de s’arrêter. La DZ Mafia a trouvé une faille. Et elle l’exploite sans vergogne.

Le procès de Paris : un test pour la justice

Le procès de Hacène L. est un test. Un test pour la justice française. Un test pour le système pénitentiaire. Un test pour la lutte contre le crime organisé. Si « le H » est condamné, ce sera un signal. Mais si le système judiciaire montre ses failles, ce sera une catastrophe.

Trois jours d’audience. Trois jours pour juger un homme qui recrute des enfants depuis sa cellule. Trois jours pour comprendre comment la DZ Mafia a pu transformer des adolescents en tueurs à gage. Et trois jours pour espérer que la justice soit à la hauteur.

Mais les doutes persistent. Comment un détenu peut-il avoir accès à un téléphone ? Comment peut-il contacter des mineurs ? Comment peut-il organiser des assassinats depuis sa prison ? Les réponses sont dans le dossier. Et elles sont accablantes.

« Moi, la criminalité, je ne l’ai pas subie », a dit Hacène L. Une phrase qui résume tout. Il ne se considère pas comme une victime. Il est un acteur. Un chef. Un recruteur. Et il assume. La justice doit répondre. Fermement. Sans complaisance.

Les chiffres qui donnent le vertige

Le phénomène est national. En 2024, 24 % des homicides élucidés impliquaient des auteurs de moins de vingt ans. En 2025, cette proportion atteint 28 % sur les trois premiers trimestres. (Source : Planetes360.fr). Des exécutants recrutés sur Telegram dès l’âge de quatorze ans. Une sur-représentation des régions Sud et Sud-Est. (Source : Epochtimes.fr). Des adolescents qui deviennent des tueurs à gage pour quelques centaines d’euros.

Et pourtant, le système judiciaire semble impuissant. Les prisons sont des bureaux pour les chefs du crime organisé. Les téléphones portables y circulent. Les ordres y sont donnés. Et les adolescents, eux, sont recrutés dans les quartiers, sur les réseaux sociaux, dans les cours de récréation.

« Le H » n’est pas un cas isolé. Il est le symptôme d’un système qui dysfonctionne. Un système où la prison ne protège plus la société. Un système où les criminels continuent de gérer leurs affaires depuis leur cellule. Un système où des enfants sont envoyés tuer pour le compte d’adultes.

Les questions qui fâchent

Qui a laissé « le H » recruter depuis sa prison ? Qui a fermé les yeux ? Qui est responsable ? Les questions sont nombreuses. Les réponses sont rares. Le procès de Paris doit apporter des éléments. Mais il ne résoudra pas tout.

Car le problème est plus large. Il touche à l’organisation du système pénitentiaire. Il touche à la lutte contre le crime organisé. Il touche à la protection des mineurs. Et il touche à la capacité de la justice à répondre à des phénomènes criminels de plus en plus sophistiqués.

« Le H » comparaît ce lundi. Trois jours d’audience. Trois jours pour juger un homme qui a fait du recrutement d’ados tueurs sa spécialité. Trois jours pour espérer que la justice soit à la hauteur. Mais le vrai procès — celui de l’assassinat du chauffeur VTC d’octobre 2024 — n’a pas encore eu lieu. Et les familles attendent.

Conclusion : un système à réformer

Le procès de Hacène L. est un révélateur. Il montre les failles du système judiciaire. Il montre l’impuissance de la prison à isoler les criminels. Il montre comment des adolescents peuvent être transformés en tueurs à gage. Et il montre que la DZ Mafia a trouvé une méthode qui fonctionne.

Le verdict tombera dans trois jours. Mais le problème, lui, restera. Tant que les prisons seront des bureaux pour les chefs du crime organisé. Tant que les adolescents seront recrutés sur Telegram. Tant que la justice des mineurs sera une variable d’ajustement. Alors, « le H » ne sera pas le dernier. Il sera le premier d’une longue liste.

La question est simple : que fait la République ? Où est la volonté politique ? Où sont les moyens ? Les réponses sont dans le silence. Et le silence, lui, ne tue pas. Il laisse tuer.

Sources

  • Le Parisien — Timothée Boutry : « Moi, la criminalité, je ne l’ai pas subie » : recruteur d’ados tueurs, « le H » en procès à Paris (11 mai 2026)
  • La Provence — Photographie de Franck Pennant (MAXPPP)
  • Planetes360.fr — Statistiques 2024-2025 sur les homicides impliquant des mineurs
  • Epochtimes.fr — Proportion de 28 % sur les trois premiers trimestres 2025
  • CNews.fr — Mention d’un mineur jugé en première instance devant le tribunal pour enfants
  • Wikipedia — DZ Mafia : mode opératoire, utilisation de VTC pour commettre des crimes

📰Source :youtube.com

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