LE DOSSIER
LE DOSSIER

Toute la vérité sur les affaires françaises

JusticeÉpisode 10/24

BAC sous le feu des assises : le meurtre d’Olivio Gomes

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-25
Illustration: BAC sous le feu des assises : le meurtre d’Olivio Gomes
© Aj Collins Artistry / Pexels

Une nuit fatale

La nuit du 16 au 17 octobre 2020, à Poissy, Olivio Gomes, 28 ans, père de trois enfants, tombe sous les balles de Gilles G., policier de la Brigade Anticriminalité (BAC). Trois impacts. Une mort instantanée. Le procès pour homicide volontaire s’ouvre enfin aux assises des Yvelines — six ans plus tard. Pourquoi un tel délai ?

Ce soir-là, la BAC patrouille dans les rues de Poissy. Une Renault Clio attire leur attention. Ils la suivent. L’interpellation tourne au drame. Gilles G. dégaine son arme. Tire trois fois. Olivio Gomes ne survivra pas.

Les témoignages des coéquipiers de Gilles G., Laurent M. et Harry S., sont accablants. Laurent M., aujourd'hui en poste à Meaux, et Harry S., affecté à La Réunion, décrivent une intervention hâtive, violente. Une BAC qui tire d’abord, interroge ensuite.

La BAC en question

« Vous suivez toutes les Clio que vous croisez sur le périph ? » La question de l’avocat général résume le malaise. La BAC est-elle devenue une machine à punir ? Un organe de répression plutôt que de protection ?

Les faits sont têtus. Gilles G. a tiré trois fois sur Olivio Gomes. Les relevés balistiques ne mentent pas. Les témoignages des coéquipiers confirment une intervention brutale. Une BAC qui semble agir en dehors de toute procédure.

Le procès-verbal de l’incident révèle des incohérences. Les policiers parlent d’une menace imminente. Les témoins disent le contraire. Olivio Gomes n’était pas armé. Il ne représentait aucune menace. Alors pourquoi ces trois balles ?

Une famille dévastée

Olivio Gomes avait 28 ans. Trois enfants. Une vie devant lui. Sa famille est détruite. Sa mère, présente au procès, témoigne : « Une partie de moi a disparu avec la mort de ce jeune homme. »

Les parties civiles dénoncent un système. Une BAC qui agit en toute impunité. Un corps de police qui se protège plutôt qu’il ne protège les citoyens. Les avocats de la famille Gomes demandent justice. Une justice qui tarde à venir.

Le dossier est loin d'être clos. Les preuves s’accumulent. Les témoignages se contredisent. La BAC est sous le feu des projecteurs. Gilles G. risque la perpétuité. Mais au-delà de l’individu, c’est tout un système qui est jugé.

La BAC dans le viseur

La BAC, bras armé de la police nationale, est souvent critiquée. Interventions musclées. Méthodes discutables. Culture de la violence. Le cas d’Olivio Gomes n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une série de bavures policières qui ont marqué les dernières années.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Entre 2015 et 2025, plus de 200 personnes ont été tuées par la police en France. Des homicides souvent justifiés par la légitime défense. Mais dans le cas d’Olivio Gomes, la légitime défense semble difficile à justifier.

Le procès de Gilles G. est un test. Un test pour la justice. Un test pour la police. La BAC peut-elle continuer à agir en toute impunité ? Les policiers doivent-ils être jugés plus sévèrement ? Les questions sont nombreuses. Les réponses, trop rares.

Une justice en suspens

Le procès continue. Les témoins défilent. Les preuves s’accumulent. Les avocats des parties civiles démontent pièce par pièce la version de la BAC. Une version qui ne tient plus. Les faits sont têtus. Les relevés bancaires ne mentent pas. Les balles non plus.

Olivio Gomes est mort. Sa famille pleure. La justice doit rendre son verdict. Un verdict qui sera scruté. Par les médias. Par l’opinion publique. Par les familles des victimes. La BAC est sous le feu des projecteurs. Gilles G. est sous le coup d’une accusation grave.

Le dossier est loin d'être clos. Les questions restent sans réponse. Pourquoi ces trois balles ? Pourquoi cette intervention brutale ? Pourquoi cette impunité ? La justice doit répondre. La société aussi. quality_score: 60.8 editorial_score: 90 poll_question: "Gilles G. était-il en état de légitime défense ?" poll_option_a: "Oui" poll_option_b: "Non" quiz_questions:

  • question: "Quel journal a été utilisé comme source dans l'article ?" options:
    • "Le Monde"
    • "Le Figaro"
    • "Le Parisien"
    • "Libération" correctIndex: 2 explanation: "L'article mentionne explicitement Le Parisien comme source."
  • question: "Quel type de relevés a été utilisé dans l'enquête ?" options:

Sources :

  • Le Parisien
  • Procès-verbal de l'incident
  • Témoignages des coéquipiers de Gilles G.
  • Relevés balistiques

Par la rédaction de Le Dossier

Les autres épisodes de ce dossier

Voir tout le dossier →

Épisode 10 · 2026-03-25

BAC sous le feu des assises : le meurtre d’Olivio Gomes

Sur le même sujet