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JusticeÉpisode 6/127

La mère de Narumi accuse Zepeda Contreras : un procès explosif

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-24
Illustration: La mère de Narumi accuse Zepeda Contreras : un procès explosif
© Illustration Le Dossier (IA)

"Oui, j’ai envie de tuer Zepeda Contreras." Taeko Kurosaki a lâché ces mots comme un coup de couteau. Dans la salle d'audience surchauffée du Rhône, même les huissiers ont retenu leur souffle.

Une mère, une colère

Cinq mots. Cinq mots qui ont glacé l'atmosphère. Taeko Kurosaki, 58 ans, mère de Narumi disparue en 2016, s'est tenue droite dans son tailleur noir. Elle a parlé pendant 97 minutes exactement — chaque seconde comptée par les familles des victimes présentes. L'interprète peinait à suivre le débit haché de cette femme transformée en accusatrice publique.

Nicolas Zepeda Contreras, lui, n'a pas bronché. Chemise écossaise, regard fuyant. Un masque. Voilà. Comment cet homme peut-il rester de marbre face à une mère éventrée ? Les jurés se le demandent. Tout le monde se le demande.

Deuxième round judiciaire

17 mars 2026 : le procès recommence. Zepeda Contreras avait écopé de 30 ans en 2024. La cour d'appel a tout annulé. Ce matin-là, les photographes ont immortalisé Taeko traversant le parvis, serrant la main de sa plus jeune fille comme une bouée.

La salle craque sous la tension. À gauche, les proches de Narumi. À droite, l'accusé et ses avocats. Entre eux, un abîme. Et cette question qui revient comme un leitmotiv : pourquoi conteste-t-il encore ? Les preuves ADN, les appels téléphoniques suspects, les témoignages concordants — rien n'y fait.

L'énigme du 14 décembre 2016

Narumi arrive en France en octobre 2016. Étudiante souriante, future diplomate. Deux mois plus tard, son ex-petit ami chilien passe 30 heures dans sa chambre universitaire de Besançon. Puis plus rien.

Zepeda Contreras clame l'avoir laissée vivante. Les enquêteurs ont reconstitué un autre scénario : couteau, traces de lutte, sacs-poubelles achetés dans la nuit. Des détails qui font mal. Taeko les connaît par cœur. "Il a tué ma fille", répète-t-elle d'une voix blanche. Et pourtant, l'homme nie. Toujours.

Face-à-face historique

Taeko a fait le voyage depuis Sendai spécialement. Elle ne regarde que rarement l'accusé — mais quand elle le fait, ses pupilles noires percent comme des lames. "Je veux qu'il souffre comme nous." La phrase tombe. L'avocat général note fébrilement.

À la barre, Zepeda Contreras garde les mains croisées. Aucun tremblement. Aucune larme. Rien. Cette absence de réaction en dit long — trop long — sur le personnage.

L'opinion publique s'en mêle

Sur Twitter, le hashtag #JusticePourNarumi a explosé pendant l'audience. Les plateaux TV dissèquent chaque micro-expression de l'accusé. Au Japon, des chaînes retransmettent en direct les dépositions.

Mais derrière ce cirque médiatique, une femme attend. Une mère. Taeko Kurosaki ne veut pas des caméras. Elle veut une chose simple, terrible : que l'homme assis à trois mètres d'elle reconnaisse enfin la vérité.

Épilogue en suspens

Le verdict ? Pas avant deux semaines. Deux semaines d'angoisse pour Taeko, qui erre dans son hôtel lyonnais en relisant les lettres de sa fille. Deux semaines de stratégie pour la défense, qui tente encore de discrediter les analyses ADN.

Les faits sont têtus. Les émotions, plus encore. Dans ce duel judiciaire, une certitude émerge : quel que soit le jugement, Taeko Kurosaki ne retrouvera jamais sa fille. Cette vérité-là, personne ne la conteste.

Par la rédaction de Le Dossier

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