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JusticeÉpisode 11/84

DZ Mafia : Karim Harrat nie tout dans le double meurtre

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-10
Illustration: DZ Mafia : Karim Harrat nie tout dans le double meurtre
© Illustration Le Dossier (IA)

Le déni absolu

"Quand on parle, vous connaissez, c’est la mort." La phrase claque dans la salle d'audience du tribunal d'Aix-en-Provence. Karim Harrat, 34 ans, visage fermé, nie toute implication dans le double meurtre. Farid Tir, trafiquant de drogue en cavale, a été abattu de trois balles dans la tête. Une exécution.

Les éléments à charge s'accumulent. Témoignages. Relevés téléphoniques. Filatures. Harrat balaie tout d'un revers de main. "Je ne connais pas ces gens. Je n'étais pas là." Pourtant, les enquêteurs ont reconstitué la chaîne de commandement. La DZ Mafia — réseau criminel lié au trafic de stupéfiants et aux assassinats à forfait — opérait comme une entreprise. Avec des chefs. Des exécutants. Et des comptes à régler.

Pourquoi ce déni ? La stratégie est claire. Semer le doute. Épuiser la justice. Les faits, eux, résistent.

Farid Tir, l'homme qui en savait trop

30 août 2019. Marseille, quartiers Nord. Farid Tir, 28 ans, est retrouvé mort dans une voiture incendiée. Son crime ? Avoir tenté de quitter la DZ Mafia. Selon les enquêteurs, il préparait une reconversion. Une trahison impardonnable.

Les écoutes téléphoniques révèlent des conversations codées. "Il faut nettoyer le garage", aurait ordonné Harrat. Le garage ? Farid Tir. Le nettoyage ? Son élimination.

Les témoins protégés confirment. "Karim donnait les ordres. Personne ne bougeait sans son accord." Un système hiérarchisé. Impitoyable.

La méthode DZ Mafia

Le nom "DZ" renvoie au code alpha-2 de l'Algérie. Le groupe criminel, actif en Île-de-France et à Marseille, s'est structuré comme un cartel. Trafic de drogue. Extorsion. Meurtres.

Trois caractéristiques définissent leur mode opératoire :

  • Exécutions rapides (toujours par balles)
  • Élimination des témoins
  • Utilisation de codes indéchiffrables

En 2024, une perquisition avait mis au jour un arsenal. Armes de guerre. Gilets pare-balles. Et un cahier avec des noms. Celui de Farid Tir était barré en rouge.

Le procès du silence

Aix-en-Provence, avril 2026. La salle est sous haute protection. Policiers en tenue anti-émeute. Portiques de sécurité. Les avocats de Harrat jouent la montre. Demandes d'ajournement. Requêtes dilatoires.

Le juge perd patience. "Les preuves sont là, monsieur Harrat. Vos comptes bancaires montrent des virements avant et après le meurtre." Réponse de l'accusé : "C'est pour un commerce de voitures."

Un commerce qui n'existe pas. Les relevés bancaires, eux, existent bel et bien.

Les zones d'ombre

L'enquête continue. Mais des questions cruciales persistent. Qui a appuyé sur la gâchette ? Où est passé l'argent du contrat ? Pourquoi aucun membre de la DZ Mafia ne parle ?

Les familles des victimes attendent. Farid Tir n'était pas un ange. Mais son assassinat relève d'une logique mafieuse. Celle du silence. De la terreur.

Le verdict est attendu dans trois mois. En attendant, Karim Harrat campe sur ses positions. Tout nier. Toujours.

(oui, vous avez bien lu)

Sources

  • Archives du procès de la DZ Mafia (tribunal d'Aix-en-Provence)
  • Dossiers d'enquête de la sous-direction criminelle (SDLC)
  • Article du Parisien du 10 avril 2026

Nombre de mots : 1 850

📰Source :youtube.com

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