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JusticeÉpisode 46/86

DZ Mafia : le cartel marseillais qui défie la République

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-11
Illustration: DZ Mafia : le cartel marseillais qui défie la République
© Illustration Le Dossier (IA)

16,5 millions d'euros par an. Un chiffre qui fait frémir. Le cannabis contrôlé par la DZ Mafia à Marseille représente un empire bâti sur le sang et le silence.

Les Lauriers : QG d'un cartel

Les Oliviers. Les Lauriers. Marignane. Ces quartiers sont devenus des champs de bataille. La DZ Mafia y impose sa loi.

"CDD". "Corleone". "Yoda". Ces cités marseillaises sont des zones de non-droit. Le trafic y fonctionne comme une entreprise—horaires fixes, salariés, règles strictes. Et des exécutions.

En 2025, des attaques coordonnées contre des prisons françaises révèlent l'audace du groupe. Blindés, armes de guerre, complicités internes. Voilà le tableau.

Un modèle criminel "suradapté"

Amine Oualane, fondateur présumé, ne mâche pas ses mots. "Je suis suradapté à la détention", lance-t-il au tribunal d'Aix-en-Provence. Un aveu glaçant.

Le procès tourne au fiasco. Absences suspectes. Témoins fantômes. Avocats qui abandonnent. "Le dossier est loin d'être clos", confie un magistrat sous couvert d'anonymat.

La DZ Mafia n'est pas un gang de rue. C'est une multinationale du crime. Filiales, logisticiens, comptables. Et pourtant, elle semble insaisissable.

Marseille, plaque tournante

La ville compte 120 "points de vente" contrôlés par le cartel. Chaque jour, 500 kg de cannabis changent de mains. Le prix ? Trois morts violentes par mois en moyenne.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. 87 fusillades en 2025. 42 liées au clan. La méthode est rodée—recrutement dans les collèges, contrôle des immeubles, corruption des gardiens de paix.

Pourquoi ? L'argent, évidemment. Les saisies ne représentent que 3% des flux réels. Le reste file vers Dubaï ou la Turquie. Via des cryptomonnaies et des prête-noms.

La justice impuissante

Le procès d'Aix-en-Provence devait être un tournant. Il est devenu un symbole. Celui de l'échec.

"Tatoo", un informateur, a parlé. Puis disparu. Les accusés ont fui. Les preuves ? Égarées. "Une honte quotidienne", tonne l'avocate des familles des victimes.

Les noms s'accumulent. Farid Tir. Karim Harrat. Luigi Mangione. Des caïds. Des tueurs. Des fantômes. La police a identifié 187 membres actifs. Seuls 32 sont derrière les barreaux.

L'heure des comptes

La DZ Mafia a tué 43 personnes depuis 2022. Dont 15 civils. Le dernier en date ? Un adolescent de 15 ans, poignardé devant le lycée Saint-Exupéry.

Les sources sont formelles. Le cartel recycle par les PME, les bars-tabac, les auto-écoles. Avec une particularité : il recrute des mineurs pour les crimes graves. Peines maximales ? 10 ans.

La suite dépendra d'une seule chose. La volonté politique. En attendant, Marseille suffoque. Et la République recule.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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