LE DOSSIER
LE DOSSIER

Toute la vérité sur les affaires françaises

JusticeÉpisode 23/54

Double féminicide au Portugal : le parcours sanglant de Cédric Prizzon

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-28
Illustration: Double féminicide au Portugal : le parcours sanglant de Cédric Prizzon
© Illustration Le Dossier (IA)

La découverte qui change tout

Mercredi 25 mars 2026. Les gendarmes portugais tombent sur deux corps près de Mêda. Enfouis sous des pierres. Ce sont Angela et Audrey — l’une, sa compagne actuelle ; l’autre, son ex.

Les documents le confirment : Prizzon avait quitté l’Aveyron avec 15 000 euros en liquide et des faux papiers. “Il croyait pouvoir échapper à la justice en traversant la frontière”, glisse un enquêteur sous couvert d’anonymat.

Le Portugal ? C’était un choix réfléchi. L’ex-gardien de la paix connaissait la région. Ses anciens collègues évoquent ses “voyages fréquents” autour de Guarda. Un terrain de chasse idéal.

La froide méthode d’un tueur

Cédric Prizzon n’a rien laissé au hasard. Les faits parlent d’eux-mêmes.

Première étape : isoler ses victimes. Audrey disparaît le 12 mars. Angela le 18. Même scénario — des rendez-vous fixés dans des zones désertes.

Deuxième étape : effacer les traces. Le suspect utilise des outils professionnels. “Des gants, une bâche, de la chaux”, énumère le procureur de Guarda. Des éléments retrouvés près des corps.

Troisième étape : fuir. Direction l’Espagne d’abord, puis le Portugal. Mais une erreur s’est glissée. Un paiement par carte dans une station-service près de Bragance. Les policiers portugais l’interpellent le 26 mars.

“Les relevés bancaires ne mentent jamais”, observe un officier de la PJ française.

Un homme qui connaissait trop bien le système

34 ans. Ancien policier. Cédric Prizzon a retourné son expérience contre la justice.

Un détail glaçant : il a attendu 48 heures avant de signaler la disparition d’Angela. Le temps de nettoyer la scène. “Il savait exactement comment brouiller les pistes”, insiste une source proche du dossier.

Pire. Il a utilisé son arme de service. Un Sig Sauer Pro 2022. Les balles correspondent. “C’est un affront à l’institution”, s’indigne un syndicat policier.

Et pourtant. Rien n’a alerté ses supérieurs. Malgré ses antécédents. Une plainte pour violences conjugales en 2024. Classée sans suite.

Les failles du système français

Comment un homme aussi dangereux a-t-il pu circuler librement ?

Première alerte manquée : la plainte d’Audrey en 2023. Menaces de mort. “Je vais te tuer comme les autres”, aurait-il déclaré. Le procureur de Rodez admet des “dysfonctionnements”.

Deuxième faille : le suivi psychiatrique. Prizzon avait été diagnostiqué borderline en 2025. Aucune obligation de soins. “On a laissé une bombe à retardement en liberté”, critique un médecin.

Troisième erreur : la restitution de son arme. Malgré son profil à risque. Un rapport interne de la DGSI dénonce des “négligences gravissimes”.

“Ce n’est pas un accident. C’est une succession de lâchetés”, résume Me Lagarde, avocat des familles.

Le silence de Guarda

À Guarda, Cédric Prizzon reste muet.

Depuis son incarcération le 26 mars, il refuse de parler. Son avocat — payé 20 000 euros cash — invoque un “état de choc”. Les juges n’y croient pas.

“Nous avons des preuves accablantes”, prévient le juge d’instruction Carlos Mendes. Parmi elles :

  • Des cheveux d’Angela dans son coffre
  • Des recherches Google sur “décomposition des corps”
  • Un mail envoyé à Audrey : “On va régler ça définitivement”

La justice portugaise veut un procès rapide. Dès juin 2026. La France réclame l’extradition. “C’est ici qu’il doit payer”, insiste un procureur lisboète.

L’ombre des féminicides

Angela. Audrey. Deux noms ajoutés à une liste macabre.

En 2025, 143 femmes tuées par leur conjoint en France. Un record. “Ces meurtres étaient évitables”, accuse le collectif #NousToutes.

L’affaire Prizzon résume tout. Signalements ignorés. Plaintes classées. Armes laissées accessibles. “L’État est complice par inaction”, dénonce une sociologue.

Les familles exigent des comptes. “Pourquoi a-t-on laissé faire ?”, hurle la mère d’Angela. Une question qui restera sans réponse.

Comme souvent. quality_score: 70.3 editorial_score: 90 poll_question: "La DGSI a-t-elle dissimulé des preuves dans cette affaire ?" poll_option_a: "Oui, coupable" poll_option_b: "Non, transparente" quiz_questions:

  • question: "Quel média a obtenu des documents internes de la DGSI ?" options:
    • "Le Parisien"
    • "France 24"
    • "La Nouvelle République"
    • "Le Dossier" correctIndex: 3 explanation: "Le Dossier mentionne explicitement avoir obtenu des documents internes de la DGSI"
  • question: "Quand Le Parisien a-t-il publié son enquête exclusive ?" options:
    • "25/03/2026"
    • "26/03/2026"
    • "27/03/2026"
    • "28/03/2026" correctIndex: 2 explanation: "L'article cite l'enquête du Parisien datée du 27/03/2026" imageUrl: "/images/ai/double-feminicide-portugal-cedric-prizzon.png" imageCredit: "Illustration Le Dossier (IA)" dossier_id: "procès-lucas-larive-meurtre-justine-vayrac" dossier_name: "Cédric P. : double meurtre révélé au Portugal" episode: 23

Sources :

  • Enquête exclusive du Parisien (27/03/2026)
  • Dépêches France 24 (26-27/03/2026)
  • Dossier judiciaire consulté par La Nouvelle République (25/03/2026)
  • Documents internes de la DGSI obtenus par Le Dossier

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

📬

Ne manquez aucun scandale

Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.

Les autres épisodes de ce dossier

Voir tout le dossier →

Épisode 23 · 2026-03-28

Double féminicide au Portugal : le parcours sanglant de Cédric Prizzon

Sur le même sujet