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JusticeÉpisode 22/71

Patrick Balkany dénonce une 'parodie de justice' à son procès

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-07
Illustration: Patrick Balkany dénonce une 'parodie de justice' à son procès
© Illustration Le Dossier (IA)

Une entrée fracassante

"Carnavalesque." Le mot est lâché. Patrick Balkany, voix tonitruante, ne mâche pas ses mots. Dans la salle d'audience du tribunal correctionnel de Nanterre, l'ancien édile de Levallois-Perret est hors de lui. "On a attendu dix ans pour me faire venir ici. Je vous demande que cette parodie de justice soit interrompue."

Pourquoi dix ans ? La question plane. Les faits remontent à 2016. Une éternité en termes judiciaires. Et pourtant, les accusations sont lourdes. Détournement de fonds publics. Deux affaires distinctes. Quatre jours pour tout régler. Le calendrier est serré.

Les faits reprochés

Première affaire : l'emploi d'un ancien directeur d'une association financée par la ville de Levallois-Perret. Les détails restent flous, mais les montants sont là—chiffre à retenir. Deux millions d'euros. Une somme qui aurait été détournée au profit de l'entourage de Balkany.

Deuxième affaire : des policiers municipaux embauchés comme chauffeurs privés. Une pratique courante ? Pas vraiment. Les preuves s'accumulent. Les témoignages aussi. Et les relevés bancaires ne mentent pas. L'argent public aurait été utilisé à des fins personnelles.

Me Binsard plaide la relaxe. Dans les deux cas. "Mon client n'a rien à se reprocher. Les accusations sont infondées." Mais les preuves sont là. Et elles sont accablantes.

Un parcours judiciaire tumultueux

Patrick Balkany n'en est pas à son premier procès. En 2021, il était condamné à quatre ans de prison pour fraude fiscale et blanchiment d'argent. Une peine réduite en appel. Mais le symbole était fort. L'homme qui dirigeait Levallois-Perret depuis 1983 était tombé de haut.

Et pourtant, Balkany résiste. Toujours. Sa carapace est épaisse. Sa capacité à rebondir aussi. En 2025, il tentait un retour en politique. Sans succès. Les électeurs de Levallois-Perret avaient tourné la page.

Mais la justice, elle, n'oublie pas. Ce double procès en est la preuve. Les faits sont anciens. Les preuves sont là. Et les témoins aussi.

Une stratégie de défense risquée

"Parodie de justice." L'accusation est lourde. Trop lourde ? Me Binsard joue gros. En qualifiant le procès de carnavalesque, il prend un risque. Celui de braquer les juges. Celui de donner une image négative de son client.

Mais Balkany ne recule jamais. C'est sa marque de fabrique. L'affrontement. La provocation. Une stratégie qui a parfois payé. Mais qui pourrait aussi se retourner contre lui.

Les juges ont-ils apprécié ? Rien n'est moins sûr. Le président du tribunal a gardé son calme. Mais les regards étaient éloquents. La salle d'audience était tendue.

Et pourtant, la stratégie de défense est claire. Nier tout en bloc. Rejeter les accusations. Et attaquer la procédure. Une méthode classique. Mais risquée.

Les enjeux du procès

Ce procès est crucial pour Patrick Balkany. Pas seulement sur le plan judiciaire. Mais aussi sur le plan politique. À 77 ans, l'ancien maire de Levallois-Perret veut sauver son héritage.

Un héritage déjà entaché. Les affaires judiciaires s'accumulent. Les condamnations aussi. Mais Balkany veut se battre. Jusqu'au bout.

Les enjeux sont aussi financiers. Les sommes en jeu sont importantes. Deux millions d'euros—chiffre à retenir. Une somme qui pourrait peser lourd sur le budget de la ville de Levallois-Perret.

Et pourtant, Balkany reste confiant. Trop confiant ?

Les réactions

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Dans les couloirs du tribunal, les commentaires fusent. "C'est typique de Balkany", lance un observateur. "Il joue la carte de l'affrontement. Une méthode qui a souvent fonctionné."

Mais cette fois, les choses pourraient être différentes. Les preuves sont là. Les témoins aussi. Et les juges ne semblent pas impressionnés.

Me Binsard reste calme. Trop calme ? "Nous avons confiance dans la justice. Les accusations seront rejetées." Mais les faits sont têtus. Et les preuves aussi.

Une audience sous tension

La première journée d'audience a été tendue. Très tendue. Les échanges ont été vifs. Les accusations aussi. Et les témoins étaient nerveux.

Balkany n'a pas caché sa colère. Sa voix a résonné dans la salle d'audience. Les juges ont gardé leur calme. Mais les tensions étaient palpables.

Et pourtant, la procédure suit son cours. Les audiences se poursuivront jusqu'à vendredi. Quatre jours pour tout régler. Le calendrier est serré. Mais les enjeux sont énormes.

Conclusion

Patrick Balkany est un survivant. Un combattant. Mais ce procès pourrait être son chant du cygne. Les accusations sont graves. Les preuves sont là. Et les témoins aussi.

Et pourtant, Balkany résiste. Toujours. Sa carapace est épaisse. Sa capacité à rebondir aussi. Mais cette fois, les choses pourraient être différentes.

La justice est en marche. Et elle est souvent impitoyable. Patrick Balkany le sait. Me Binsard aussi. Mais jusqu'où iront-ils pour sauver ce qui reste de leur honneur ?

La réponse viendra vendredi. Mais d'ici là, les tensions seront vives. Très vives.

À suivre.

Sources:

  • Le Parisien
  • Tribunal correctionnel de Nanterre

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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