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JusticeÉpisode 21/86

Youness E. : Le meurtre de ses enfants pour punir son épouse

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-11
Illustration: Youness E. : Le meurtre de ses enfants pour punir son épouse
© Illustration Le Dossier (IA)

L'arme du crime : la paternité

Trois petites filles égorgées. Trois anges offerts en holocauste à la haine conjugale. Le tribunal l'a établi noir sur blanc : Youness E. a transformé ses enfants en instruments de vengeance.

Les détails du carnage ? On les taira par respect pour les victimes. Mais le mobile, lui, crève les yeux. Cet homme a méthodiquement choisi de frapper sa femme au point le plus vulnérable — son ventre, son sang, sa raison d'être.

Et pourtant. Les voisins décrivaient un père "attentif". Les enseignantes parlaient d'un homme "impliqué". Derrière la façade, la machine infernale tournait déjà. Chaque dispute conjugale alimentait le moteur. Chaque reproche aiguisait la lame.

Elle survivra. Mais vivra-t-elle ?

Imaginez. Vous êtes convoquée à l'hôpital. On vous montre trois petits corps sous des draps blancs. Votre mari a signé leur arrêt de mort. Votre vie aussi, d'ailleurs.

L'épouse survivante — appelons-la madame E. — n'était pas dans le box des accusés. Elle occupait une place bien pire : celle du témoin central. Celle qui doit expliquer l'inexplicable. Décrire l'indicible.

Les experts l'ont lavée de tout soupçon. Mais le doute ronge toujours certains jurés. Comment ne pas voir ? Comment ne pas savoir ? Voilà. La question qui tue, bien après les coups de couteau.

Quinze jours qui ont glacé la cour d'assises

Le procès a tenu en haleine la France entière. Pas pour son suspense — l'évidence criminelle sautait aux yeux — mais pour son absurdité tragique.

Youness E. a-t-il plaidé la folie ? Non. Il a tenté le déni, puis les justifications bancales. "Elle m'a poussé à bout", balbutiait-il. Les juges n'ont pas sourcillé. Les psychiatres non plus : "Plein usage de ses facultés mentales'."

Le verdict ? Trente ans. Une peine qui semble dérisoire face à trois cercueils d'enfant. Mais la vraie sentence est ailleurs. Chaque nuit, l'assassin entendra leurs rires. Chaque matin, il verra leurs visages.

L'équation impossible

Comment un père devient-il bourreau ? Les experts se sont cassé les dents sur cette énigme. Aucun trauma d'enfance flagrant. Aucune psychopathologie avérée. Juste une haine qui a germé lentement, comme une mauvaise herbe étouffant un jardin.

Les proches racontent des signaux faibles. Des colères rentrées. Des "je te détruirai" murmurés après chaque dispute. Des menaces que personne — surtout pas madame E. — n'a prises au sérieux. Jusqu'à ce matin de novembre où le pire est advenu.

Ondes de choc

L'affaire a réveillé des vieux démons. Les féministes dénoncent un féminicide par procuration. Les protecteurs de l'enfance réclament des signalements systématiques. Les mosquées organisent des veillées de prière.

Sur les réseaux, les théories folles fleurissent. Certains y voient un crime d'honneur. D'autres, un dérèglement mental. La vérité est plus banale, donc plus terrifiante : parfois, la haine suffit.

Une seule certitude émerge de ce chaos : trois noms gravés sur une stèle, trois sourires éteints, trois vies sacrifiées sur l'autel d'un mariage en ruine.

Sources :

  • Le Monde
  • Tribunal de grande instance

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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