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JusticeÉpisode 16/115

EXCLUSIF: Jean-Yves Morel condamné à perpétuité pour le double meurtre caché sous le béton d'un jardin français

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-21
Illustration: EXCLUSIF: Jean-Yves Morel condamné à perpétuité pour le double meurtre caché sous le béton d'un jardin français
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Un laborantin. Deux corps sous le béton. Vingt-neuf ans d'enquête pour aboutir à ce verdict sans appel : perpétuité. Jean-Yves Morel, 54 ans, a violé et tué Élisabeth Griffin avant de sceller son corps dans le garage familial. Sa belle-sœur Marilène Rousset, elle, reposait sous un arbuste du jardin depuis 1996.

1996-1997 : deux disparitions qui n'alertent personne

Printemps 1996, Haute-Normandie. Marilène Rousset, 17 ans, déjeune chez sa sœur Nadine — l'épouse de Morel. Elle disparaît dans l'après-midi. Un mot manuscrit calme les soupçons : "Tiens, je pars. Ne vous occupez pas de moi." Les gendarmes classent l'affaire en fugue. Erreur.

Un an plus tard, Élisabeth Griffin rate ses examens de chimie. Sa voiture abandonnée, un appel depuis une cabine publique : les indices s'accumulent. Mais personne ne fait le lien. Pas encore.

Morel, ce suspect trop discret

Le beau-frère de Marilène travaillait dans une usine pharmaceutique. Un détail aurait dû alerter : Morel avait contacté Élisabeth pour un stage. Chez lui, les enquêteurs trouvent des photos de Marilène et le CV de la jeune chimiste.

"Brunes, même taille, même sourire — la ressemblance sautait aux yeux", confie un enquêteur sous couvert d'anonymat. Morel nie. On le relâche.

Et pourtant.

La macabre découverte

Octobre 1997. Les gendarmes débarquent chez Morel avec un radar géologique. Ils tombent sur des coupures de journaux soigneusement conservées. Morel les guide vers un arbuste — "C'est là", murmure-t-il.

Sous les racines : Marilène. Dans le garage, sous 30 cm de béton : Élisabeth.

Procès : l'ombre d'une enfance violente

Février 2000, cour d'assises de Seine-Maritime. Les psychologues dépeignent un homme marqué par les coups de son père. Morel plaide l'absence d'intention. "Juste des coups ayant entraîné la mort sans le vouloir", argue-t-il.

Vingt ans maximum ? Le jury n'en croit pas un mot.

Perpétuité. Enfin.

Trois jours suffisent. Le verdict tombe comme une lame : coupable de viol et meurtre avec préméditation. La cour opte pour le maximum — perpétuité, peine incompressible.

"Un cas d'école de psychopathie", commente un expert présent à l'audience.

Les familles, silencieuses et dignes

Nadine Morel, l'épouse, écoute sans un cri. La famille Griffin aussi. "Aucune demande de vengeance, juste une douleur muette", observe un journaliste présent ce jour-là.

Voilà.

Épilogue sous les gravats

Retenez ceci : c'est Morel lui-même qui a indiqué où chercher. Comme s'il voulait qu'on le découvre.

Trente ans plus tard, l'herbe a repoussé sur le jardin normand. Mais pas sur les mémoires.

📰Source :youtube.com

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