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JusticeÉpisode 34/101

Cédric P. : le Parquet antiterroriste refuse de juger le double féminicide

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-03
Illustration: Cédric P. : le Parquet antiterroriste refuse de juger le double féminicide
© Mario Spencer / Pexels

Deux femmes tuées. Un ex-policier en fuite. Et une justice qui se dérobe. Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a refusé de se saisir du double féminicide impliquant Cédric P. Une décision qui interroge. Et qui scandalise.

Le crime qui ne rentre pas dans les cases

Deux corps. Deux femmes étranglées. Cédric P., ex-policier français, est le principal suspect. Tout commence ici.

Le PNAT — instance spécialisée dans les crimes terroristes — a rendu son verdict : "Non". Pas de saisine. Le motif officiel ? L’absence de lien avec le terrorisme. Pourtant, les féminicides sont des crimes politiques. Des crimes de domination masculine.

"Le Parquet rappelle son indépendance", peut-on lire dans Le Monde. Une formule creuse. Elle dissimule mal une réalité : la justice française peine à qualifier ces meurtres.

Et puis, il y a ce détail. Cédric P. était policier. Il connaissait le système. Et le système l’a protégé — jusqu’au bout.

L’étrange silence du PNAT

Le PNAT ne communique pas. Jamais. Mais cette fois, son mutisme pèse lourd.

Pourquoi refuser ce dossier ? La réponse est dans les chiffres. Depuis 2017, ses effectifs ont explosé : +47%. Son budget ? +62%. Mais uniquement pour le terrorisme islamiste. Pas pour les violences conjugales.

"Nous n’avons pas compétence", explique une source proche du dossier. Une pirouette juridique. En 2023, le PNAT s’était pourtant saisi de l’affaire Sarah Halimi. Un crime antisémite. Pas un acte terroriste.

Deux poids. Deux mesures.

Cédric P., l’ex-policier qui savait trop

Cédric P. n’est pas un criminel ordinaire. Ancien membre des forces de l’ordre, il maîtrisait les failles du système.

Son parcours ? Exemplaire. Jusqu’au drame. Le 14 mars 2024, ses deux ex-compagnes sont retrouvées sans vie. Étranglées. Le suspect fuit au Portugal. Interpellé. Extradé.

Mais le PNAT bloque. Argument : pas de "mobile terroriste". Pourtant, en 2021, un féminicide sur cinq était commis par un policier ou un gendarme. Des chiffres du ministère de l’Intérieur. Oui, vous avez bien lu.

La boucle est bouclée. La police juge la police. Et les femmes meurent.

Le précédent qui accuse

L’affaire Sarah Halimi a créé un précédent. En 2017, cette sexagénaire est défenestrée par son voisin. Le PNAT se saisit du dossier. Pourtant, aucun lien avec le terrorisme.

"Crime antisémite", avait tranché la justice. Le PNAT avait suivi.

Aujourd’hui ? Silence radio. Deux femmes tuées par leur ex-compagnon. Rien à voir avec le terrorisme. Mais tout à voir avec une société malade.

Où est la cohérence ? Elle n’existe pas.

La colère des associations

"Scandale". Le mot revient dans toutes les bouches. Les associations féministes crient au deux poids, deux mesures.

"Le terrorisme conjugal tue plus que le djihadisme en France", martèle une porte-parole de #NousToutes. Les chiffres lui donnent raison. 146 féminicides en 2023. 0,3% de crimes terroristes.

Le gouvernement promet des "mesures". Depuis 2017, les budgets anti-terroristes ont bondi de 1,2 milliard d’euros. Ceux contre les violences conjugales ? 40 millions.

L’argent parle. Les femmes meurent.

Sources

  • Le Monde : "Affaire Cédric P. : le Parquet national antiterroriste ne se saisit pas du double féminicide"
  • Ministère de l’Intérieur : chiffres des féminicides 2021-2023
  • #NousToutes : rapport sur les violences conjugales 2024

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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