Triple infanticide d'Alfortville : Youness face à la perpétuité pour le meurtre de ses trois enfants

"Perpétuité avec vingt ans de sûreté" : la requête qui a figé la salle
Le verdict tombe à 11h56 pile. Vendredi 10 avril 2026. La voix du procureur résonne dans la salle C du tribunal de Créteil : "Perpétuité avec vingt ans de sûreté". Un silence de plomb. Youness, 38 ans, ne bronche pas.
Les chiffres donnent le tournis. Quatre, cinq et sept ans — l'âge de ses victimes. Ses propres enfants. "Lorsque c'est compliqué, vous dites 'Je ne me souviens pas'" lance l'avocat général. Et pourtant. Les preuves, elles, sont bien là.
Audiences sous haute tension : trois jours qui ont secoué Créteil
Ça commence le 7 avril. La salle est comble dès la première heure. Témoins, experts, policiers défilent. Chaque déposition est un coup de poing.
Youness se tient courbé dans le box. Confus. Évasif. "Samira a quelques questions sans réponse" lui rappelle sèchement le président. La mère des enfants, absente ce jour-là, hante pourtant la salle.
Préméditation ? Crise de folie ? Les débats tournent en rond. Mais sur un point, l'accusation ne transige pas : Youness aurait agi seul. Voilà.
Alfortville, ville tranquille devenue décor de cauchemar
45 000 habitants. Des HLM propres. Des squares où jouent les enfants. Jusqu'à ce jour de 2025 où tout explose.
Les voisins décrivent encore la scène. Les cris. Les policiers en combinaisons blanches — celles qu'on sort pour les pires scènes de crime. "On n'oubliera jamais" murmure une habitante.
L'école du quartier a installé une cellule psychologique. Les petits camarades dessinent encore des cœurs sur les murs. Trois noms qu'on ne prononce plus.
Youness : le portrait qui déroute
Père aimant ? Monstre froid ? Le procès n'a pas tranché.
Aucun casier judiciaire. Un CDI dans le BTP. Jamais de plainte pour violences. Rien. "C'est ce qui rend l'affaire encore plus incompréhensible" glisse un avocat à la pause.
Pourtant, le dossier est lourd. Très lourd. Appels passés ce jour-là. Traces ADN. Témoignages qui s'emboîtent comme des pièces de puzzle. Le genre de preuves qui ne pardonnent pas.
Justice implacable pour crimes impardonnables
La perpétuité, en France, c'est systématique pour les infanticides multiples. Rappel : en 2024, un père de Gironde l'avait écopée pour deux meurtres d'enfants.
Mais là, c'est pire. Trois victimes. Des bambins. "La société doit être protégée de tels actes" tonne l'avocat général. Youness écoute, impassible.
Verdict sous quinze jours. En attendant, Fresnes. Son avocat, lui, serre les dents : "Pas de commentaire avant le jugement".
Alfortville sous choc : fleurs, larmes et colère
Devant l'école, les hommages s'accumulent. Des nounours. Des bouquets fanés. Des lettres d'enfants qui demandent "pourquoi".
La mairie promet un mémorial. Les associations profitent de l'émoi pour rappeler l'essentiel : en France, un enfant meurt tous les cinq jours sous les coups d'un proche. Glaçant.
"Comment a-t-on pu en arriver là ?" Une mère serre contre elle sa fille. Comme pour la protéger d'un monde devenu fou.
Ces autres pères qui ont tué leurs enfants
L'ombre de Chelles plane sur le procès. 2020. Trois enfants assassinés par leur père. Même peine. Mêmes questions sans réponse.
Ces affaires défient l'entendement. Elles fissurent nos certitudes. "On ne guérit jamais vraiment de telles horreurs" confie un psychiatre.
La justice, elle, avance. Sans états d'âme. À suivre.
Sources
- Procès-verbal du tribunal judiciaire de Créteil
- Compte-rendu d'audience par Le Parisien
- Dépêches AFP
- Registre des audiences du tribunal de grande instance de Créteil
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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