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JusticeÉpisode 51/109

Violences sur mineurs : la justice française en échec ?

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-09-15
Illustration: Violences sur mineurs : la justice française en échec ?
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Un cri dans le vide

Guillaume avait 10 ans quand il a confié à sa mère avoir été violé par un cousin. Des années de lutte plus tard, il mettait fin à ses jours. Une tragédie qui résonne comme un échec collectif. En France, des milliers de plaintes pour violences sexuelles sur mineurs stagnent. Et pourtant, le système semble paralysé.

Les faits, rien que les faits

Guillaume révèle les abus à sa mère, Sandrine. Elle porte plainte aussitôt. Des examens médicaux légaux sont réalisés, mais l’affaire est classée sans suite. Guillaume écrit alors une lettre au procureur : « Je vous dis et redis que j'ai tout dit et que c'est vrai. J'aurais espéré que vous le mettiez en prison après tout ce que j'ai souffert. » La réponse ? Le silence.

En 2021, Guillaume se suicide. Sa famille redépose plainte. Mais depuis, rien. « On perd espoir », confie Sandrine. « Mais je ne renonce pas. Pour Guillaume, pour la justice. »

D’autres voix étouffées

Lumea accuse son père biologique de viol dès l’âge de 2 ans. Placée en foyer, elle porte plainte à 11 ans. Classée sans suite. En 2015, son père est accusé de viols sur sa petite sœur et sa demi-sœur. L’enquête rouvre. Le procès aura lieu en novembre 2023, après 17 ans de procédure.

Maître G. Benayoun, avocate spécialisée, témoigne : « En moyenne, quand un dossier est bien suivi, c’est 5 ans. Quand il ne l’est pas, ça peut être 10, 15, 20 ans. C’est du grand n’importe quoi. »

Une justice débordée

Le juge Michel Huyette, en activité au tribunal de Caor, explique : « Vous avez des magistrats qui doivent traiter un certain nombre de dossiers chaque jour. Le matin, on leur en apporte un nombre conséquent. Forcément, ils ne peuvent pas consacrer le temps nécessaire à chaque affaire. »

Guillaume et Lumea incarnent les dysfonctionnements systémiques de la justice française. La lenteur des procédures laisse les victimes sans protection. Les prédateurs, eux, restent libres.

📰Source :youtube.com

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