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FinanceÉpisode 17/108

Dette française : Mélenchon propose d'annuler 18% de la créance, la classe politique s'indigne

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-09-04
Illustration: Dette française : Mélenchon propose d'annuler 18% de la créance, la classe politique s'indigne
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3 588 milliards d’euros. Le compteur tourne, implacable. Face à cette dette qui enfle sans cesse, Jean-Luc Mélenchon propose une solution radicale : annuler la part détenue par la Banque de France. Provocation ou aveu d’impuissance ?

Mélenchon relance une idée explosive

Jean-Luc Mélenchon ressort une proposition qui avait déjà fait grincer des dents : effacer la part de dette publique détenue par la Banque de France. Techniquement, c’est faisable. Les titres détenus par la Banque de France pour le compte de la BCE pourraient être détruits. Mais politiquement ? C’est une autre histoire.

La réaction est immédiate. Jordan Bardella (RN) dénonce "l’argent magique". Sébastien Lecornu parle de "faute patriotique". Même le MEDEF, pourtant favorable à une règle d’or budgétaire, tire la sonnette d’alarme. Et pour cause : en finance, tout repose sur la confiance. La perdre, c’est ouvrir la boîte de Pandore.

Le piège des taux d’intérêt

Aujourd’hui, le taux d’emprunt français est élevé. Des milliards partent chaque année dans le remboursement des intérêts. Et si la confiance s’effondre ? L’économiste Anne-Sophie Alsif résume la menace : "Après qui vous prêtera ? Et à quel taux ?"

La Grèce en 2010 offre un scénario cauchemar : taux à 35%, crise brutale. La France n’en est pas là — mais avec un ratio dette/PIB qui explose, la marge est étroite. Alexandre Ouizi, sénateur PS, alerte : "En cas de défaut sur la part publique, les marchés exigeraient des taux prohibitifs." Une spirale infernale.

Une dette qui saigne la France

"On s’est endetté pour financer du fonctionnement, pas des investissements." Le constat d’Anne-Sophie Alsif est sans appel. Depuis des années, la dette fonctionne comme une drogue dure pour l’État. Les taux bas ont masqué l’addiction.

Comparons : la France agit comme un ménage qui prendrait des crédits revolving pour payer ses courses. Une grande partie des dépenses sert au fonctionnement, une faible part à l’investissement. L’hôpital, l’école ? Essentiels, certes, mais peu productifs.

L’Allemagne, elle, maintient sa dette à un niveau raisonnable grâce à son industrie. La France, en revanche, perd des emplois industriels depuis des décennies. Le déséquilibre est criant.

Trois options, toutes risquées

  1. L’option Mélenchon : effacer une partie de la dette, au risque de déclencher une panique des marchés.
  2. La rigueur allemande : une règle d’or budgétaire — soutenue par le RN et le MEDEF, mais politiquement explosive.
  3. L’inaction : continuer jusqu’à la rupture.

Et puis, il y a la variable américaine. Avec une dette colossale, Washington joue avec le feu. Si les taux américains s’emballent, l’Europe suivra. "La France ne peut pas tomber seule. Si elle tombe, l’Europe implose", conclut Ouizi.

Des milliards engloutis chaque année dans le remboursement de la dette. Le contribuable attend toujours qu’on lui rende des comptes. Et pourtant, les solutions restent aussi complexes que périlleuses. Voilà le cœur du problème.

📰Source :youtube.com

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