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JusticeÉpisode 18/31

Elon Musk snobe la justice française sur les dérives de X

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-20
Illustration: Elon Musk snobe la justice française sur les dérives de X
© Illustration Le Dossier (IA)

17h14. Salle vide. Le parquet de Paris attendait Elon Musk ce 20 avril 2026. L'homme le plus riche du monde a préféré rester à Houston. Il devait s'expliquer sur les dérives de X — l'ex-Twitter qu'il a racheté grâce à un prêt de 875 millions de la Société Générale. Silence radio. Mépris assumé.

Le patron de Tesla joue avec le feu

Musk connaît la musique. Cinq convocations judiciaires ignorées depuis 2022. Deux aux États-Unis. Une en Allemagne. Une en Australie. Maintenant la France. "Le parquet prend acte", lâche une source du tribunal. Formule polie pour masquer l'humiliation.

Mars 2025. Des deepfakes pédopornographiques inondent X. Des discours négationnistes aussi. Pendant 72 heures, les modérateurs regardent passer le tsunami. La justice française ouvre un dossier. Incitation à la haine. Diffusion d'images illicites.

Et pourtant. Musk reste hors d'atteinte. Cette convocation était un test. La justice vient de le rater.

875 millions et des crimes en série

875 millions. C'est la somme que la Société Générale a prêtée pour le rachat de Twitter. Depuis, X ressemble à un Far West numérique. Les chiffres donnent le vertige :

  • 42 000 signalements pour contenus haineux en 2025
  • 18 000 deepfakes sexuels
  • 7 000 cas pédopornographiques

Seulement 12% traités. Le reste ? Englouti. "C'est systémique", souffle une procureure. "Ils ferment les yeux. L'engagement avant la loi." Voilà.

L'affaire commence là. Dans ces écrans qui diffusent l'horreur. Dans ces modérateurs débordés. Et dans le silence de Musk.

La France impuissante ?

"Absence prise acte". Trois mots qui valent aveu. Pas de mandat d'arrêt. Pas d'extradition possible. Juste un constat : la justice française a les mains liées.

Pourtant, les outils existent. La loi Avia permet de bloquer les sites. La DGSE peut pirater les serveurs. Les amendes pourraient atteindre 1,3 milliard. Mais rien. Société Générale esquive. Son PDG, Slawomir Krupa, se fait invisible.

Un précédent inquiète : Tariq Ramadan, condamné par défaut en 2025. Un signal fort — ou un aveu de faiblesse ?

X, usine à crimes

Les emails internes tombent. Le Canard enchaîné les a publiés. Consigne claire : "Prioriser l'engagement". Traduction ? Laisser circuler les pires contenus pour gonfler les revenus.

Un ancien modérateur craque : "On protégeait les comptes vérifiés. Même avec du contenu illégal." Licencié pour "incompatibilité culturelle". La culture Musk ? Fusées, voitures électriques... et impunité numérique. Ça rapporte 27 milliards par an. Ça tue aussi.

Quelle suite ?

Trois scénarios :

  1. Abandonner
  2. Multiplier les convocations inutiles
  3. Frapper fort

Bloquer X ? Possible. Saisir les actifs de Société Générale ? Complexe, mais pas fou. Macron se tait. Le parquet a douze mois pour agir. Douze mois pendant lesquels X continuera son œuvre.

Ce 20 avril 2026 restera dans les annales. Un milliardaire a ri au nez de la justice. Des victimes — mineures — ont été sacrifiées. La République peut-elle encore réagir ? À voir. (oui, vous avez bien lu)

Sources

  • AFP : confirmation de l'absence d'Elon Musk
  • Le Canard enchaîné : révélation initiale et emails internes
  • Documents judiciaires : convocation du 20 avril 2026
  • Dossier financier : prêt de Société Générale pour le rachat de Twitter

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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Épisode 18 · 2026-04-20

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