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Narcotrafic : un fondateur présumé de la DZ mafia arrêté en Algérie

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-08-15
Illustration: Narcotrafic : un fondateur présumé de la DZ mafia arrêté en Algérie
© Illustration Le Dossier (IA)

Un coup de filet discret mais stratégique

Rien n’avait filtré. Les faits, rapportés par L’Express dans son édition du 15 août, se sont déroulés sans aucune communication officielle préalable. Installé depuis plusieurs années en Algérie, Abdelatif Mehdi Laribi a été interpellé le 20 juillet. Aucun détail n’a été communiqué sur le lieu exact ou les circonstances de son arrestation. Une discrétion qui contraste avec l’importance de la cible : ce trentenaire est considéré, selon le procureur de Marseille Nicolas Bessone, comme « l’un des membres fondateurs de la DZ mafia ». Une organisation criminelle spécialisée dans le narcotrafic.

L’arrestation a été rendue possible par un mandat d’arrêt international émis par le parquet de Marseille, dans le cadre de l’opération « Octopus ». Cette vaste enquête, lancée en mars, a déjà permis la mise en examen de 26 personnes liées à la DZ mafia, selon les informations de L’Express.

Mais cette affaire repose entièrement sur une seule source médiatique — L’Express — et sur les déclarations du procureur. Les autorités algériennes, elles, n’ont pas communiqué. Les détails de l’interpellation, les conditions de détention ou l’état d’avancement de la procédure judiciaire locale ? Inconnus.


Un contexte de tensions persistantes

La coopération judiciaire franco-algérienne en matière de narcotrafic est qualifiée de « timide reprise » par L’Express.

La DZ mafia illustre cette porosité. Selon L’Express, Laribi s’y était installé « depuis quelques années ». Jusqu’à son arrestation, il échappait à toute poursuite française.

L’opération Octopus a visé « la pieuvre » — c’est le procureur Bessone qui a trouvé la formule. Elle a permis de démanteler une partie du réseau.


Le traitement judiciaire : entre espoir et prudence

Abdelatif Mehdi Laribi reste présumé innocent. Son interpellation en Algérie ouvre désormais une phase judiciaire délicate. Selon L’Express, la procédure suit son cours en Algérie, mais aucune information n’a filtré sur d’éventuels actes d’accusation locaux. La France, via le parquet de Marseille, a émis un mandat d’arrêt international. La question de l’extradition ? Pas évoquée dans l’article de L’Express.

Le timing compte. L’arrestation a eu lieu le 20 juillet, soit près d’un mois avant la publication de l’information. Ce laps de temps suggère des négociations discrètes entre les deux pays.

Pour l’instant, la justice française ne peut que constater une avancée. Mais les obstacles demeurent. L’Algérie n’extrade pas ses nationaux — et Laribi est binational. La législation algérienne interdit l’extradition de ses ressortissants vers un pays étranger, sauf dans le cadre de conventions multilatérales très limitées. Or, la France et l’Algérie n’ont pas d’accord bilatéral d’extradition pour le narcotrafic. L’affaire pourrait donc s’enliser dans des débats juridiques.


Ce que ça dit de la France : souveraineté contre efficacité

Cette affaire révèle un paradoxe français. D’un côté, la France a besoin de la coopération algérienne pour lutter contre le narcotrafic. De l’autre, elle refuse de conditionner cette coopération à des avancées concrètes sur la lutte contre les réseaux criminels installés en Algérie.

Le résultat ? Une « timide reprise », comme le résume L’Express. Une reprise qui repose sur des relations diplomatiques fragiles, sur la bonne volonté d’un procureur et sur une communication minimaliste.

La France ne construit plus de politique criminelle souveraine. Elle négocie au cas par cas, dans l’urgence, avec des États qui ont leurs propres priorités. L’Algérie, elle, joue le jeu quand cela sert ses intérêts diplomatiques ou sécuritaires. Mais rien n’est garanti. L’arrestation de Laribi est une bonne nouvelle — mais elle reste un épiphénomène.

Et maintenant ? L’affaire Laribi est un test. Si la coopération franco-algérienne débouche sur une véritable procédure judiciaire, voire une extradition, le signal sera fort. Mais si, comme souvent, le dossier s’enlise dans les limbes diplomatiques, l’arrestation n’aura été qu’un coup d’épée dans l’eau.

📰Source :youtube.com

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