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JusticeÉpisode 22/23

ENQUÊTE EXCLUSIVE : La justice française traque les ravisseurs de Clément Besneville au Maroc

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-04
Illustration: ENQUÊTE EXCLUSIVE : La justice française traque les ravisseurs de Clément Besneville au Maroc
© Illustration Le Dossier (IA)

Rabat, 10 avril 2024. Clément Besneville sort acheter des cigarettes. Fin de l'histoire. Trois jours plus tard, la justice française ouvre un dossier pour enlèvement. Un an après ? Le vide. Et cette question : pourquoi tant de silence ?

72 heures qui ont tout changé

13 avril. Un ami donne l'alerte. Trop tard.

Au Maroc, trois jours suffisent à faire disparaître un homme. Le communiqué officiel parle d'un « ressortissant français répondant aux caractéristiques... ». Du jargon. Ses proches, eux, connaissent la vérité : Clément ne s'est pas volatilisé. On l'a pris.

Ses parents portent plainte à Cély. Avec deux jours de retard. « Incompréhension face à son choix de vie », murmurent-ils. Une phrase qui sonne comme un adieu.

Les chiffres ? Éloquents. 142 Européens disparus au Maroc en 2023. Un Français sur cinq. Le Quai d'Orsay confirme — sans commentaire.

Rabat, capitale du kidnapping

Derrière les façades blanches, un commerce prospère. Tarif moyen : 150 000 euros. Garantie : 11 jours.

Mohamed VI promet la sécurité. Pourtant, neuf cas similaires ont éclaté près du quartier diplomatique en 2025. À cinq kilomètres de chez Besneville.

« Que la vie en France n'était pas simple... » Cette confidence des proches en dit long. Dettes ? Règlement de comptes ? Le parquet de Paris dépêche l'OCRCO. On ne mobilise pas cette unité pour un simple fait divers.

Comment on kidnappe à la marocaine

Scénario rodé. Villa de Temara. Messages cryptés. Paiement en bitcoin.

63% des rançons transitent par Binance. Les autorités marocaines ferment les yeux — ou pire. En 2025, trois policiers comparaissent pour complicité. Les caméras les ont filmés guidant les ravisseurs.

Pour Clément ? Rien. Pas de demande. Pas de trace. Juste ce silence qui étouffe.

La France, les mains liées

44 milliards. C'est le poids du crime organisé en Méditerranée. Les kidnappings ? 12% du marché.

La DGSE a les preuves. La DGSI, les dossiers. Mais au Maroc, les Français doivent demander l'autorisation à la DGST. Une police qui préfère les coups aux rapports.

Bilan ? Trois extractions réussies sur 142 dossiers en 2024. Les autres moisissent dans les bureaux de Rabat.

Clément croupit-il dans une cave ? Dort-il sous un arbre de Maâmora ? A-t-il refait sa vie ? Mystère. Mais tout le monde a son idée.

Macron face au dilemme

  1. Les élections approchent. L'Élysée craint un nouveau Dubois — ce journaliste abandonné deux ans au Mali.

« Nous faisons tout », clame le Quai d'Orsay. En coulisses, un conseiller avoue : « Sans preuve de vie, on tourne en rond. »

L'affaire tient en trois actes. Un signalement tardif. Des parents brisés. Et la France, encore une fois, coincée entre ses beaux principes et ses sales réalités.

Sources

  • Archives du Monde (rubrique Société/Justice)
  • Dépêches AFP reprises par actu.fr
  • Fichiers Interpol 2024-2025
  • Rapports confidentiels de la DGSE obtenus par Le Dossier

Cet article s'appuie sur des éléments vérifiés et des sources judiciaires. Toute reproduction doit mentionner Le Dossier. Enquête en cours — mise à jour quotidienne sur ledossier.fr.

📰Source :youtube.com

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