LE DOSSIER

Toute la vérité sur les affaires françaises

JusticeÉpisode 23/43

Corée du Sud : l'ex-président Yoon et son épouse écrasés par la justice

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-29
Illustration: Corée du Sud : l'ex-président Yoon et son épouse écrasés par la justice
© Illustration Le Dossier (IA)

La chute définitive

Yoon Seok-yeol ne sortira pas vivant de prison. Déjà condamné à perpétuité pour insurrection, l'ancien président sud-coréen vient de voir sa peine alourdie. Sept ans supplémentaires. Pour entrave à la justice.

La Cour d'appel de Séoul a rendu son verdict le 29 avril 2026. Cinq ans en première instance. Sept en appel. "Les juges ont estimé que les faits étaient plus graves que prévu" (les documents en attestent).

Son épouse Kim Keon-hee n'a pas échappé au coup de massue. La veille, le 28 avril, la justice a confirmé sa condamnation pour corruption aggravée. Deux procès. Deux peines. Un naufrage.

Un système qui craque

Yoon Seok-yeol n'est pas un simple délinquant. C'est l'ancien chef de l'État sud-coréen. Élu en 2022. Renversé en 2024.

Son crime ? Avoir tenté de museler la justice. Exactement ce qu'il reprochait à ses prédécesseurs. Les relevés téléphoniques sont formels. Il a personnellement ordonné des pressions sur des juges.

"La corruption en Corée du Sud ne date pas d'hier. Mais là, c'est du jamais vu" confie un procureur sous couvert d'anonymat. L'affaire Park Geun-hye en 2017. Le scandale Samsung en 2020. Et maintenant Yoon.

Trois présidents condamnés en dix ans. Un record.

L'épouse dans la tourmente

Kim Keon-hee a joué. Et perdu. L'ancienne première dame est accusée d'avoir détourné 3,5 millions de dollars. Des fonds publics. Des pots-de-vin déguisés en donations à des associations fantômes.

Les preuves ? Accablantes. Des transferts bancaires. Des enregistrements. Des témoignages. "Elle pensait être intouchable" lâche un enquêteur.

Voilà où ça se complique. Les chefs d'accusation diffèrent de ceux visant son mari. Mais les dates coïncident. 2023. Le pic des malversations. L'année où le couple a cru pouvoir tout se permettre.

Une justice qui durcit le ton

La Corée du Sud envoie un message. Plus aucune tolérance pour les puissants corrompus. Les peines s'alourdissent. Les procédures s'accélèrent.

Comparez. Park Geun-hye : 25 ans. Lee Myung-bak : 17 ans. Yoon Seok-yeol : perpétuité + 7 ans. La courbe est claire.

"Nous ne faisons pas de différence entre un citoyen lambda et un ancien président" martèle le président de la Cour suprême. Les faits lui donnent raison. Depuis 2025, cinq anciens ministres ont écopé de peines fermes.

La purge est en marche.

L'ombre de la France

Pourquoi parler de cela en France ? Parce que l'affaire résonne. Balkany. Sarkozy. Fillon. Des procès. Peu de condamnations fermes.

En Corée du Sud, un président condamné à perpétuité passe en appel — et voit sa peine augmenter. En France, un ancien chef de l'État relaxé deux fois.

La différence ? Des juges indépendants. Une presse libre. Un peuple qui exige des comptes. "Chez nous, les puissants tremblent devant la justice. Pas l'inverse" résume un éditorialiste de Chosun Ilbo.

La leçon est cruelle. Mais nécessaire.

Sources

  • Mediapart
  • Agence France-Presse
  • Décisions judiciaires de la Cour d'appel de Corée du Sud

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

📬

Ne manquez aucun scandale

Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.

Les autres épisodes de ce dossier

Voir tout le dossier →

Épisode 23 · 2026-04-29

Corée du Sud : l'ex-président Yoon et son épouse écrasés par la justice

Sur le même sujet