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JusticeÉpisode 62/84

Liana, 11 ans : la plainte ignorée, la justice mise en cause

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-06-16
Illustration: Liana, 11 ans : la plainte ignorée, la justice mise en cause
© YouTube

Une plainte, un silence

Audry, mère de Rosa, dépose plainte pour viols. La victime désignée : sa propre fille. L’accusé : Jérôme Barella.

« Ma plainte n’était pas traitée, pas entendue. Il n’était pas convoqué », dit-elle. Chaque lundi matin, elle appelle la gendarmerie. « Ils ont pas été là quand on a eu besoin. » Aucune audition de Jérôme Barella n’est organisée.

L’aide sociale à l’enfance alerte la justice. L’alerte reste sans suite.

Puis le drame — Liana, 11 ans, disparaît. Jérôme Barella est interpellé. Suspecté de l’enlèvement.


L'ASE avait alerté. Personne n'a écouté.

Un signalement arrive au parquet de l’aide sociale à l’enfance. Une petite fille placée sous leur protection a raconté des viols. Le signalement est classé. Sans suite.

« Il y a des manquements, il y a eu de l’irrespect », commente Audry.


Nouvelle plainte, même accusé

Une nouvelle plainte est déposée contre Jérôme Barella. Audry n’est pas surprise : « Que les enfants parlent, c’est normal. Que la justice n’a pas fait son travail, ça montre qu’il manquait quelque chose. »

« Ça peut être évité si j’avais été entendue, si ma fille avait été entendue, notre appel de secours s’il avait été entendu », déclare-t-elle.


Audry contre l'État

Audry dépose une plainte contre l’État, et une autre contre les enquêteurs et les magistrats. Elle dénonce des « responsabilités individuelles ».

« Oui, je le dis : il y a des responsabilités individuelles car il y a des manquements, il y a eu de l’irrespect par rapport à la gendarmerie. Ils ne nous avaient pas écoutés. » Puis : « J’aimerais bien que toute personne prenne ses responsabilités vis-à-vis du devoir qu’ils n’ont pas accompli. »

« Je lâcherai pas », répète-t-elle. « Je veux que la loi soit votée pour protéger les enfants. Aujourd'hui on n'ose pas laisser sortir nos enfants parce qu'on a peur. »


Les gendarmes n'ont pas donné suite

Chaque lundi matin, Audry appelle les gendarmes. On lui répond, selon ses dires, « d’arrêter de téléphoner ».

Le journaliste de BFM TV confirme : « Vous avez passé des coups de fil dans les gendarmeries et on vous a dit d’arrêter. » Audry acquiesce.


Culpabilité et détermination — le combat d'une mère

Audry dit ne pas pouvoir « se pardonner » pour la mort de Liana. « Je sens la culpabilité tous les jours, en me levant, en me couchant. Je pense à elle. Malgré que ce ne soit pas ma fille, reste une petite fille de 11 ans. »

Elle parle de Liana comme d’une enfant qu’elle aurait pu sauver. « Ma fille a vécu des viols. Je compatis à la douleur des parents de Liana. J’ai vécu un an sans être entendue. »

C’est elle qui a contacté BFM TV, trouvé une adresse mail, parlé aux médias. « C’est grâce à ça que j’ai été entendue », explique-t-elle.

Une cagnotte de soutien a été lancée. Elle dépasse les 16 000 €. Audry précise : « Je ne fais pas ça pour l’argent. Je ne suis pas quelqu’un qui veut être devant les médias. »

Elle promet de continuer « quoi qu’il arrive ». « Je veux combattre pour ma fille, pour les enfants qui ont été victimes de viol, pour tous les enfants de France. »


Des responsabilités individuelles ?

Le journaliste pose la question. Audry répond oui sans hésiter. Elle veut que « toutes les personnes prennent leurs responsabilités ».


Sources

  • BFM TV — Émission 20h BFM, témoignage d’Audry, mère de Rosa. Extrait vidéo consulté sur YouTube.

Le Dossier — 16 juin 2026

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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