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JusticeÉpisode 37/82

Justice française : une procureure admet des défaillances après le meurtre de Liana

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-06-11
Illustration: Justice française : une procureure admet des défaillances après le meurtre de Liana
© YouTube

« Je suis comme tous les Français bouleversée par ce drame. » Marie-Suzanne Lequéo, procureur général près la cour d'appel de Paris, s'est exprimée sur RMC et BFM TV. L'une des plus hautes magistrates de France a reconnu des failles humaines, techniques et systémiques. Liana, une fillette de 11 ans, est morte après que sa plainte pour viols n'a pas été prise au sérieux. Rosa, sa sœur, avait parlé d'une dizaine de viols — confirmé par un examen médical. Les enquêteurs ont rabroué sa mère. « Si la plainte avait été suivie, Liana serait encore en vie », dit-elle. La procureure promet la vérité.

Des aveux très rares

C'est une phrase qui claque : « Nous devons la vérité aux Français et nous devons la regarder en face. » Elle vient d'une magistrate qui a été procureur à Auxerre, à Évreux, à la cour d'appel d'Aix-en-Provence, et désormais à la tête du parquet général de Paris. Elle admet : « Il y a effectivement à regarder s'il y a des défaillances individuelles et s'il y a aussi des défaillances collectives. » Elle évoque les acteurs — pas seulement les magistrats, mais tous ceux qui ont traité le dossier. Et le contexte : « la question des moyens », qu'elle qualifie de vrai problème.

Le garde des Sceaux a mandaté une inspection. Rapport attendu sous quinze jours. La procureure, elle, ordonne une opération massive : 7 000 procédures à examiner dans les neuf parquets placés sous sa responsabilité. « Ce n'est pas la question d'y arriver ou pas, c'est une obligation que nous avons vis-à-vis des Français », affirme-t-elle.

L'urgence d'aller au-delà

Elle ne s'arrête pas là. « J'ai demandé aussi d'aller plus loin que ce que le garde nous a demandé de faire. » Marie-Suzanne Lequéo explique vouloir examiner non seulement les affaires déjà connues des parquets, mais aussi « toutes les affaires dont nous ne sommes pas informés » — les plaintes qui viennent d'être déposées, pas encore traitées par la police ou la gendarmerie. Elle veut inspecter la « maison justice » : les bureaux d'ordre enregistrent-ils rapidement les procédures ? Les magistrats les traitent-ils avec diligence ? Et elle promet de « regarder le bout de la chaîne » — s'assurer que toutes les personnes condamnées pour agression sexuelle ou atteinte sexuelle ont leur condamnation inscrite au casier judiciaire et mise à exécution. « Ce n'est pas que j'ai un doute, je veux faire des vérifications », répond-elle. Voilà.

Deux logiciels, deux mondes

Un écueil technique, et pourtant. Selon une responsable du Syndicat supérieur de la magistrature, il existe deux logiciels distincts qui ne communiquent pas entre eux.

📰Source :youtube.com

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