Bruno Wiel, Sarah Halimi : la justice française a-t-elle abandonné les victimes de haine ?

Le corps retrouvé sous les buissons
19 juillet 2006. Bruno Wiel, 28 ans, comptable discret, sort du bar Banana dans le Marais à Paris. Il a l'habitude. Il rentre à pied chercher un taxi. Cent mètres à parcourir. Il disparaît. Le lendemain matin, son frère et sa tante découvrent son appartement vide. Sa tante vient le trouver : « Bruno, il est pas rentré. » Les heures passent. 14h, 16h, 18h. Toujours rien. La famille déclare sa disparition au commissariat.
Les gérants du Banana lancent un appel à témoin. La communauté gay du Marais se mobilise. Mais c'est une joggeuse qui repère un corps nu, sous des buissons, dans un parc à Vitry-sur-Seine, le 21 juillet à 13h. L'homme est méconnaissable. Roué de coups. Entre la vie et la mort. Transporté d'urgence à l'hôpital Henri Mondor à Créteil.
Les policiers font le lien avec la disparition de Bruno. Il a été enlevé, passé à tabac, torturé, violé avec un bâton. On a uriné sur lui. Brûlures de cigarette. La liste des sévices est longue. Les médecins le plongent dans un coma artificiel pour qu'il ne souffre plus. Trois semaines plus tard, ils tentent de le réveiller.
Bruno ouvre les yeux. Mais il ne parle pas. « Je suis inerte. Comme un nouveau-né. » Son visage est tout soufflé. Il ne sait pas marcher. Il ne sait pas parler. Il a perdu la mémoire. Les médecins annoncent : « Il faut pas trop espérer. » Traumatisme crânien, poumon perforé, mâchoire cassée, côtes cassées, lésions cérébrales graves. Le diagnostic tombe : Bruno sera un légume, dépendant à vie.
Pourtant, sa mère et son frère ne lâchent rien. Sa mère lui donne à manger à la petite cuillère, lui réapprend la politesse. « Je lui parlais, je lui ressors les mêmes expressions pour qu'il y ait un déclic. » Et le miracle arrive. Un jour, deux amis discutent à côté de lui. Bruno se lève de son fauteuil roulant. Il marche. L'infirmière hurle. Les médecins n'en croient pas leurs yeux. Six mois plus tard, il a retrouvé une partie de ses facultés mentales. Mais il ignore toujours ce qui lui est arrivé.
On lui dit qu'il a eu un accident de voiture. La vérité, il ne l'apprend que quinze jours avant sa sortie définitive de l'hôpital. « Je ne comprends pas que j'ai pu survivre. » Ses agresseurs ? Quatre hommes, âgés de 21 à 26 ans, déjà connus pour des agressions contre des homosexuels. Arrêtés grâce à un appel anonyme qui a donné la plaque d'immatriculation du véhicule dans lequel Bruno a été poussé violemment.
La signature homophobe
Le procès s'ouvre en janvier 2011. Cinq ans après les faits. Bruno est toujours en rééducation. Il a du mal à parler, à marcher. Mais il veut témoigner. Maître Caroline Mécary, avocate spécialisée dans la défense des droits LGBT+ et membre du conseil de Paris, le représente. Elle est aussi l'avocate de SOS homophobie, constituée partie civile.
Pendant l'audience, les agresseurs décrivent les violences. « Bruno est sodomisé avec un objet par quatre hommes, explique Me Mécary. Le fait qu'il soit agressé de la manière la plus intime est une manière de lui dire : "Nous allons te punir par où tu as péché." C'est la signature d'un acte homophobe. » Pourtant, faire reconnaître la circonstance aggravante n'est pas évident. Les juges doivent établir que l'agression a été motivée par l'orientation sexuelle de la victime. Les agresseurs nient. Mais les faits sont accablants : le choix du lieu, les insultes, la violence spécifique.
Le 28 janvier 2011, la cour d'assises de Créteil rend son verdict. Les quatre hommes sont condamnés à des peines de 16 à 20 ans de réclusion. La circonstance aggravante d'homophobie est retenue. Une victoire pour Bruno, pour la communauté gay. Mais le combat est loin d'être terminé.
L'indemnisation, elle, va prendre plus de dix ans. Bruno est déclaré invalide à 80 %. Il ne peut plus travailler. Il a besoin de soins constants. Mais le fonds d'indemnisation des victimes d'infractions (CIVI) est indisponible. Priorité aux victimes du terrorisme. Résultat : Bruno ne perçoit ses premières indemnités qu'en 2017, onze ans après l'agression. « On lui a imposé une rente dont il n'a que faire, mais qui ne lui permet pas de reconstruire sa vie », dénonce Me Mécary.
Le balcon de Belleville
Quartier de Belleville, à l'est de Paris. 4 avril 2017. Sarah Halimi, 65 ans, juive pratiquante, habite seule dans son appartement du troisième étage. Depuis son divorce, elle vit là, dans ce quartier cosmopolite où juifs et musulmans cohabitent tant bien que mal. Sa sœur, Esther Leconte, installée en Israël, lui rendait visite.
Ce soir-là, Kobili Traoré, 27 ans, français d'origine malienne, traîne avec des amis. Ils fument des joints de cannabis dans son appartement. Vers 3h30, Traoré quitte brusquement les lieux. Une heure plus tard, il surgit chez des voisins. Une dispute éclate. Les cris alertent les habitants. Plusieurs familles appellent la police. « Ça a pris du temps », raconte Esther. Vingt minutes plus tard, Traoré enjambe la fenêtre, passe par le balcon et pénètre chez Sarah Halimi.
Les voisins entendent des hurlements. « Allahu akbar ! » Les insultes antisémites fusent. « Tu es le Satan, tu es la chienne. » Traoré frappe Sarah à coups de poing, la roue de coups. Les voisins appellent à nouveau police secours. La police arrive rapidement mais reste en bas de l'immeuble. Elle croit à une prise d'otage. Elle n'intervient pas. « Le témoin dit : "Comment vous me dites que vous vous en occupez puisque quelqu'un continue de frapper ?" »
Sarah essaie de fuir sur le balcon. Traoré la suit. Une voisine supplie : « Non, non, je veux l'aider, elle veut se suicider ! » Mais Traoré saisit Sarah par les poignets, la pousse contre la rambarde, puis la jette du troisième étage. Elle s'écrase sur le béton de la cour. Trop tard. « La chute était mortelle. Si la police était intervenue avant, elle serait encore parmi nous », estime l'avocat de la famille, Me Francis Szpiner.
Pourquoi la police n'est-elle pas montée ? Les voisins ont appelé plusieurs fois. « Il y a quelque chose d'inexplicable », dit Esther. Me Szpiner porte plainte pour non-assistance à personne en danger contre les policiers. « Pour que je porte plainte, c'est que j'estime vraiment qu'il y a des dysfonctionnements. »
Le déni judiciaire
Kobili Traoré est interpellé sans résistance. Il tient des propos incohérents. Conduit en hôpital psychiatrique, il est examiné. L'expert psychiatre note que la prise de cannabis a provoqué une bouffée délirante. Mais le 10 juillet 2017, le juge met Traoré en examen pour homicide volontaire sans retenir la circonstance aggravante d'antisémitisme. Motif : pas de preuve suffisante du mobile discriminatoire. Pourtant, Traoré a crié des insultes antisémites, il a traité Sarah de « Satan », il est entré chez elle en passant par le balcon. « Il la connaissait, ce n'est pas le hasard », souligne Esther.
La famille est sidérée. Me Szpiner publie une tribune dans les médias. « C'était un papier révolté, explique-t-il. Je suis l'un de ceux qui a le plus essayé de réfléchir à ce que j'appelle l'islamo-gauchisme. Cette manière intellectuelle d'excuser le mal que fait l'islamisme. » La tribune fait réagir. Des intellectuels se mobilisent.
Le 16 juillet 2017, lors des commémorations de la rafle du Vél' d'Hiv', Emmanuel Macron prend la parole. « Malgré les dénégations du meurtrier, la justice doit faire toute la clarté sur la mort de Sarah Halimi. » Un président qui s'exprime sur une affaire judiciaire en cours, c'est rare. Le message est clair : l'antisémitisme doit être reconnu.
Le 4 septembre 2017, une nouvelle expertise psychiatrique qualifie le crime de « délirant et antisémite ». Les drogues n'ont fait qu'amplifier le phénomène. L'expertise précise que Traoré est accessible à la sanction pénale malgré ses facultés altérées. Le parquet de Paris revoit sa position. Il demande aux juges de retenir la circonstance aggravante. « C'est normal, ça aurait dû être fait dès le début », dit Me Szpiner.
Le système qui bloque
Bruno Wiel et Sarah Halimi. Deux histoires qui se ressemblent. Dans les deux cas, la justice a d'abord refusé de reconnaître le mobile discriminatoire. Dans les deux cas, il a fallu des années, des mobilisations, des pressions politiques pour obtenir la qualification. Et dans les deux cas, l'indemnisation des victimes a été un chemin de croix.
Pourquoi est-ce si difficile ? Maître Caroline Mécary explique : « Les victimes d'agression ont du mal à faire enregistrer leurs plaintes. Il y a un défaut de formation des policiers. La charte d'accueil des victimes, c'est le discours. Dans la réalité, il y a un écart. » Elle ajoute que les policiers sont soumis à des exigences gestionnaires : « On leur demande du résultat. Une affaire non résolue, c'est mauvais dans les statistiques. »
Heureusement, des associations travaillent sur le terrain. FLAG, l'association de policiers et gendarmes LGBT+, fait de la pédagogie au sein de l'institution. SOS homophobie, créée en 1994, propose une ligne d'écoute et un soutien juridique. Me Mécary a été l'avocate de SOS homophobie dans le procès de Bruno Wiel. « J'ai porté la parole des 3,5 millions d'homosexuels qui vivent en France. »
Pour les victimes d'antisémitisme, la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) apporte une aide morale et juridique. « La justice est un combat », rappelle Me Szpiner. Mais un combat qui coûte du temps, de l'argent, de l'énergie. Les victimes doivent prendre un avocat, engager une procédure, parfois aller jusqu'en cassation.
L'impunité qui dure
Bruno Wiel, aujourd'hui, milite pour les droits des travailleurs handicapés. Il a des problèmes de mémoire. Il a été déclaré invalide à 80 %. Il a perçu des indemnités seulement onze ans après les faits. « On ne lui a pas donné les sommes nécessaires pour reconstruire sa vie », déplore son avocate.
Esther Leconte, elle, vit à Jérusalem. Elle regrette que sa sœur ne l'ait pas rejointe en Israël. « En France, les actes d'antisémitisme se multiplient. » Elle rappelle l'affaire Ilan Halimi, en 2006, où un jeune homme juif avait été enlevé, torturé et tué par le « gang des barbares ». « Ce crime crapuleux était aussi un crime antisémite. Les auteurs pensaient que les juifs ont de l'argent et sont solidaires. » Un stéréotype qui tue.
Les deux affaires révèlent un même dysfonctionnement : la justice française rechigne à qualifier les crimes de haine. Pourtant, la loi prévoit des circonstances aggravantes pour les actes racistes, antisémites et homophobes. Mais les juges, les policiers, les parquets manquent de formation, de volonté, parfois de courage. Résultat : les victimes doivent se battre des années pour obtenir une reconnaissance symbolique et financière.
Le dossier est loin d'être clos. En 2017, Sarah Halimi a été tuée. En 2021, la Cour de cassation a confirmé l'irresponsabilité pénale de Kobili Traoré en raison de la bouffée délirante. Un non-lieu. La famille a épuisé tous les recours. Bruno Wiel, lui, a gagné son procès, mais l'indemnisation reste un combat permanent. Deux victoires en demi-teinte. Deux preuves que la justice française n'est pas encore à la hauteur des crimes de haine.
Retenez ce détail : en 2016, plus de 1 000 actes racistes ou antisémites ont été recensés en France. Plus de 1 500 actes homophobes, dont 121 agressions physiques. Combien ont donné lieu à des condamnations avec circonstance aggravante ? Trop peu. Le système doit changer. Les policiers doivent être formés. Les juges doivent appliquer la loi sans a priori. Les victimes doivent être indemnisées rapidement. Sinon, ces chiffres ne feront qu'augmenter.
Et pourtant, des associations comme FLAG, SOS homophobie, la LICRA continuent de se battre. Elles forment, elles accompagnent, elles portent plainte. Sans elles, les Bruno Wiel et les Sarah Halimi seraient encore plus seuls. La justice française est en retard. Mais elle peut encore rattraper son erreur. À condition que les politiques et les magistrats prennent enfin la mesure du problème.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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