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Dette française : Goldman Sachs parie sur la chute, les contribuables paient

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-10-05
Illustration: Dette française : Goldman Sachs parie sur la chute, les contribuables paient
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3600 milliards d'euros. C'est le montant que devra la France en 2027. Soit 119% du PIB — un record depuis la crise Covid. Les taux des obligations françaises à 10 ans ont flambé à 4,96%. Goldman Sachs propose désormais à ses clients des produits financiers pour parier contre la dette française. Pendant ce temps, le gouvernement annonce 54 milliards d'économies... en rognant sur les allocations familiales.

La dette, ce boulet

Les chiffres donnent le vertige. La dette publique française atteint désormais 119% du PIB. En 2017, elle était à 101,2%. L'écart ? 1000 milliards d'euros en dix ans. Le contribuable paie 44,2% de prélèvements obligatoires — un record européen.

Pourquoi cette explosion ? Trois causes. D'abord, le Covid. Ensuite, la crise énergétique de 2022. Enfin, les choix fiscaux de l'ère Macron. "Le système redistributif français inquiète les créanciers", analyse Philippe Béchad, citant Gorbatchev : "La France est le seul pays où le communisme a réussi."

Les taux s'envolent. L'OAT à 10 ans frôle les 5%. Résultat : les intérêts de la dette grignotent le budget. L'Allemagne ? 2,1%. L'Italie ? 3,8%. La France joue les mauvais élèves.

Goldman Sachs mise sur la chute

Voilà où ça se complique. Goldman Sachs — dont est issu l'ancien président de la BCE Mario Draghi — propose désormais des "ETF short" sur la dette française. Traduction : des produits pour parier sur un défaut français.

La méthode rappelle 2008. À l'époque, la banque avait vendu des CDS sur la dette grecque avant la crise. Même scénario aujourd'hui ? "C'est un symbole fort", note Béchad. BlackRock et JP Morgan suivent le mouvement.

Les réserves de diesel sont au plus bas depuis 1982. Le prix du gazole pourrait atteindre 3€ cet hiver. Un missile sur un oléoduc suffirait à déclencher la panique.

54 milliards d'économies... sur le dos des petits

Le gouvernement promet 54 milliards d'économies. Objectif : ramener le déficit à 5% du PIB. La réalité ? Des coupes dans les allocations familiales. L'abattement de 10% pour les retraités est menacé.

Pendant ce temps, les "aides aux entreprises" atteignent 211 milliards. Résultat ? 70 000 faillites par an. "150 milliards d'aides à l'emploi n'ont pas créé 350 000 emplois", ironise Béchad. L'argent public coule à flots — sans résultats.

Les agences d'État coûtent 140 milliards par an. "Redondantes, inefficaces, corrompues", tonne l'analyste. Certaines éoliennes offshore — quatre fois plus chères que le nucléaire — tournent sans être raccordées. On paie pour du vent.

ET MAINTENANT ?

Trois scénarios se dessinent :

  1. L'asphyxie lente : les taux continuent de grimper, étranglant le budget. Les services publics se dégradent. La colère gronde.
  2. Le krach français : un incident énergétique fait flamber les prix. Goldman Sachs gagne son pari. La France perd son AAA.
  3. La révolution fiscale : un gouvernement ose enfin tailler dans le gras — agences inutiles, niches fiscales, pantouflages.

Un constat s'impose : la France taxe comme un pays scandinave, mais offre des services publics à l'italienne. Le contribuable paie. Les copains profitent. Les créanciers rigolent.

Pendant ce temps, le diesel approche des 3€. Et les réserves fondent. L'hiver sera chaud.

📰Source :youtube.com

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