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EnvironnementÉpisode 4/3

Crise énergétique : Air France et les industries françaises sous pression

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-24
Illustration: Crise énergétique : Air France et les industries françaises sous pression
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Quand le gaz coupe le courant

Duralex connaît la musique. En 2022 déjà, la verrerie française avait dû stopper net sa production pendant cinq longs mois. Pourquoi ? Le gaz représentait 40% de son chiffre d'affaires. Aujourd'hui, le scénario se répète — en pire.

Les navires s'immobilisent dans les ports. Le fuel maritime a doublé en un mois. 1000 € la tonne désormais. Résultat : les conteneurs s'empilent, les chaînes logistiques craquent. Une situation ubuesque où les marchandises voyagent moins vite qu'au temps de la marine à voile.

Pendant ce temps, en Asie, six usines sur douze réduisent leur production de plastique. Le NAFTA, ce dérivé pétrolier indispensable, voit son prix s'envoler de 60% en quinze jours. La Corée du Sud parle déjà de "sécurité économique". Seule la Chine résiste encore, alimentée par son ami russe. Mais jusqu'à quand ?

140 dollars : le chiffre qui fait trembler l'industrie

"140 ou 150 dollars le baril." Nicolas Goldberg, directeur chez Columbus Consulting, martèle ce seuil critique. À ce tarif, les usines ferment. Les commandes s'évaporent. Les économies s'effondrent.

Prenez Air France. La compagnie avait pourtant anticipé, couvrant 70% de ses besoins en kérosène jusqu'en 2028. Raté. Le carburant aérien flambe à 1800 dollars la tonne — contre 830 avant la guerre. Solution ? Rajouter 50€ par billet long-courrier. Une rustine dérisoire.

Et pendant ce temps, dans les ports :

  • Le fret maritime au ralenti
  • Des stocks de kérosène qui fondent comme neige au soleil
  • Des surcoûts qui se répercutent sur chaque container, chaque palette, chaque... vous.

L'inflation, ce serpent qui se mord la queue

4,8%. Ce chiffre de la BCE devrait faire frémir tous les Français. C'est le taux d'inflation prévu pour 2027. Une mécanique implacable : pétrole cher → transports coûteux → produits rares → prix qui montent → salaires qui suivent → boucle infernale.

Les premiers dominoes sont déjà tombés :

  1. La sidérurgie étranglée par ses factures de gaz
  2. La métallurgie qui rogne ses marges
  3. La verrerie au bord de l'asphyxie

Mais le pire ? Cette crise ne connaît pas de frontières. Le Japon panique sur ses stocks de NAFTA. L'Allemagne rationne son gaz. L'Italie relance ses centrales à charbon. Et la France ? Elle regarde le baril frôler les 140 dollars en se demandant qui paiera la facture.

Épilogue : la facture ou la vie

Trois questions brûlantes :

  1. Combien d'usines fermeront avant fin 2026 ?
  2. Jusqu'où monteront les prix des billets d'avion ?
  3. Qui assumera ces coûts — entreprises, États, citoyens ?

Une certitude : chaque jour qui passe rapproche les industries françaises du point de rupture. Le gouvernement parle, les experts alertent, les patrons supplient. Mais le compteur énergétique, lui, continue de tourner. Implacable.

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