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PolitiqueÉpisode 11/14

Cuba asphyxié : Washington et Moscou jouent aux échecs avec des vies humaines

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-01
Illustration: Cuba asphyxié : Washington et Moscou jouent aux échecs avec des vies humaines
© YouTube

Black-out permanent

La Havane oscille entre lumière et obscurité. Les coupures d'électricité ? Quotidiennes. Les stations-service ? Des cimetières de pompes rouillées. Et ce n'est pas un exercice militaire — c'est la réalité cubaine depuis février.

Chiffre-clé : 25%. C'est la part des besoins énergétiques que Cuba produit seul. Le reste ? Bloqué par les sanctions américaines. Le Venezuela et le Mexique ont les mains liées.

"On vit avec des bougies comme au XIXe siècle", crache un médecin de Centro Habana. Les hôpitaux fonctionnent au générateur. Quand ils ont du carburant.

Le mirage russe

7 300 barils. C'est ce que contient le "pétrolier de la discorde" russe arrivé lundi. Assez pour tenir... dix jours. À condition de :

  1. Le décharger (96 heures)
  2. Le raffiner (15-20 jours)
  3. Le distribuer (5-10 jours)

"Une opération cosmétique", grince un économiste local. Le Kremlin communique, les Cubains comptent les heures d'électricité. Et pendant ce temps ? Washington menace de sanctionner tout pays approvisionnant l'île.

Le Mexique joue les équilibristes

Quatre navires. C'est le bilan mexicain depuis janvier. Denrées alimentaires, médicaments — et maintenant une idée audacieuse : faire passer du pétrole via des entreprises privées.

La présidente Shainbum y met du sien : 20 000 pesos de don personnel. Symbolique ? Oui. Mais révélateur d'une Amérique latine qui se mobilise en silence.

Pendant ce temps, l'Uruguay prépare un chargement de lait en poudre. Destination finale : Cuba. Date de départ : "Quand les Américains nous laisseront faire."

Washington, bourreau maladroit

62 ans. C'est l'âge du blocus américain contre Cuba. Résultat ? Zéro changement de régime. Mais des millions de vies brisées.

La logique est implacable :

  • Affamer la population
  • Espérer une révolte
  • Ignorer que la résilience cubaine s'achète au prix de la souffrance

Et ça marche ? Demandez aux enfants qui étudient à la lueur des lampes-tempête.

Moscou, le faux ami

La Russie ne sauve pas Cuba — elle se sauve elle-même. Chaque baril envoyé est :

  • Une claque à Washington
  • Un point géopolitique marqué
  • Une diversion bienvenue face aux sanctions occidentales

Les besoins réels cubains ? 50 000 barils/jour. L'aide russe ? 7300 pour trois mois. Faites le calcul.

Urgence humanitaire : le silence assourdissant

Les chiffres donnent le tournis :

  • 8h/jour de coupures en moyenne
  • 300% d'inflation sur les denrées de base
  • 72% des cliniques sans médicaments

Pendant ce temps, à Genève et New York, on débat de résolutions. Les Cubains, eux, débattent avec leur estomac.

Épilogue : jeu de dupes

La vérité est crue : personne ne veut sauver Cuba. Ni Washington avec son blocus sclérosé. Ni Moscou avec ses miettes médiatisées.

Les seuls qui paient ? Les vieux qui meurent dans des hôpitaux obscurs. Les mères qui rationnent le lait de leurs enfants. Les médecins qui opèrent à la lampe frontale.

La question n'est plus "qui fera plier l'autre". Mais "qui arrêtera ce massacre". Et pour l'instant, la réponse est : personne.

📰Source :youtube.com

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