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EXCLUSIF : Comment l'extrême droite, Bolloré et Macron veulent museler et privatiser l'audiovisuel public

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-30
Illustration: EXCLUSIF : Comment l'extrême droite, Bolloré et Macron veulent museler et privatiser l'audiovisuel public
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Une commission d’enquête piégée

Charles Consigny. Un nom qui résume à lui seul le scandale. Rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, il a transformé cette instance en tribune personnelle. Son objectif ? Prouver un supposé gauchisme systémique dans les médias publics. Retenez ce détail : Consigny a utilisé cette commission comme un champ de bataille idéologique. Pas pour établir des faits. Pour servir les intérêts de Bolloré et de l’extrême droite.

Les auditions ont été révélatrices. Patrick Cohen et Thomas Legrand, anciens journalistes de France Inter, ont été grillés sur place. Pourquoi ? Pour un café pris avec des membres du Parti socialiste. Une séquence manipulée par les médias Bolloré, relayée par L’Incorrect, le magazine proche de Marion Maréchal-Le Pen. La commission était-elle neutre ? Loin de là. Elle visait à démontrer que l’audiovisuel public était un repaire de gauchistes. Une stratégie de culpabilisation.

Le rapport final est une bombe. Il propose des coupes budgétaires massives — près d’un milliard d’euros. La suppression de chaînes comme France 4 et France Ô. Et un contrat de neutralité imposé aux employés. Un rapport partial, mensonger, qui a failli ne pas être publié. Mais les macronistes et le parti Horizon ont voté pour sa diffusion. Leur complicité avec l’extrême droite est désormais flagrante.

Bolloré, l’homme de l’ombre

Vincent Bolloré. Le nom revient sans cesse. Les médias du milliardaire ont orchestré une campagne de pression insidieuse. Le message ? L’audiovisuel public est un gouffre financier au service de la gauche. Une manipulation. Le rapport de la SCAM révèle que chaque Français ne paie que 57 euros par an pour financer un service public diversifié. Une somme dérisoire pour des programmes comme "Question pour un champion", qui représente 30 % des recettes de France 2.

Bolloré ne veut pas seulement critiquer. Il veut détruire. Ses médias ont poussé à la privatisation des jeux télévisés. Pourquoi ? Parce que ces programmes sont rentables. Et qu’ils attirent des millions de téléspectateurs. Une privatisation qui profiterait directement à ses sociétés de production. La stratégie est claire : asphyxier financièrement le service public pour mieux le contrôler.

La commission d’enquête a également révélé des conflits d’intérêts flagrants. Des dirigeants de France Télévisions ont signé des contrats juteux avec des sociétés privées avant de les rejoindre. Des indemnités de licenciement versées hors cadre légal. Une pratique généralisée, soigneusement masquée. Bolloré est-il impliqué ? Les enquêteurs ont subi des pressions pour ne pas creuser cette piste.

Macron et l’extrême droite, main dans la main

Emmanuel Macron. Le président a toujours joué un double jeu avec l’extrême droite. La commission d’enquête en est la preuve. Les macronistes ont voté pour la publication du rapport de Consigny, malgré ses graves lacunes. Une décision politique. Pas une erreur de gestion. Macron veut-il privatiser l’audiovisuel public ? Les faits suggèrent une convergence idéologique avec l’extrême droite.

La suppression de la redevance audiovisuelle en 2020 était un premier pas. Une attaque frontale contre le financement du service public. La commission d’enquête est le deuxième acte. Une offensive coordonnée pour réduire l’audiovisuel public à une peau de chagrin. Macron, Bolloré, l’extrême droite : un trio infernal qui menace les fondements de la démocratie.

Les macronistes ont tenté de masquer leur complicité. En retirant certaines mises en cause du rapport. En multipliant les déclarations sur la neutralité. Mais leur vote en faveur de la publication du rapport parle de lui-même. Ils ont choisi leur camp.

Patrick Sébastien, le thermomètre de la droitisation

Patrick Sébastien. Une figure emblématique de cette offensive. L’animateur vedette, viré de France 2, s’est lancé dans une croisade contre l’audiovisuel public. Sa dernière arme ? Une chanson insultante visant Delphine Ernot, présidente de France Télévisions. Une chanson qui lui vaut une plainte pour outrage sexiste.

Sébastien n’est pas un simple agitateur. Il est un symbole. Celui de la droitisation des médias. Hier encore, il était une figure populaire, sans étiquette politique. Aujourd’hui, il épouse les thèses de Bolloré et de l’extrême droite. Sa transformation est un avertissement. La privatisation de l’audiovisuel public n’est pas qu’une question économique. C’est un projet politique.

Les réactionnaires comme Sébastien dénoncent une supposée "cancel culture". Ils pleurent la disparition des "chiffres et des lettres". Mais leur véritable objectif est de remplacer un service public diversifié par des médias privés, contrôlés par des milliardaires. Un projet dangereux pour la démocratie.

L’avenir incertain de l’audiovisuel public

La commission d’enquête est terminée. Mais ses conséquences ne font que commencer. Le rapport de Consigny a ouvert la voie à des coupes budgétaires massives. À des privatisations en série. À un contrôle accru des médias par des groupes privés. L’audiovisuel public est sous pression comme jamais.

Les Français doivent-ils se résigner ? Non. Le service public est un pilier de la démocratie. Il permet une information libre, indépendante, accessible à tous. Le laisser tomber serait une catastrophe. Mais pour le sauver, il faudra se battre. Contre Bolloré. Contre Macron. Contre l’extrême droite.

L’affaire commence ici. À suivre.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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