Croix gammées, diffamation et Sénat : comment l'extrême droite veut faire taire L'Humanité

Cinq minutes de croix gammées sur un édifice public
Commençons par le commencement. Fin 2024, le Centre National du Costume et de la Scène (CNCS) à Moulins accueille un spectacle historique intitulé « Murmure de la cité ». La promesse : une fresque immersive sur l'histoire de France. La réalité : le show débute par cinq minutes de projection de croix gammées sur la façade du musée national. Cinq minutes. Pas une erreur technique. Un choix artistique assumé.
Thomas Le Mailleux, journaliste au service enquête de L'Humanité, était dans la salle. Il raconte : « On s'est quand même ému, disons, on a été un peu interloqué, sidéré par ce début de spectacle parce que on sait que ce spectacle a été écrit par des admirateurs de Bardèche et Brasillac. » Deux figures du fascisme français. Robert Brasillac, journaliste collaborationniste fusillé à la Libération. Maurice Bardèche, idéologue néofasciste, beau-frère de Brasillac.
Le spectacle ne se contente pas d'afficher des symboles nazis. Il réécrit l'histoire. La Révolution française disparaît. La Résistance ? Quasi absente. La Libération ? Expédiée en quelques images de jeeps alliées. À la place : des rois, des saints, des guerres contre les envahisseurs étrangers. Un discours clairement identitaire, xénophobe, antidémocratique. Le tout financé en partie par des subventions publiques.
L'Humanité publie alors une enquête et un compte-rendu du spectacle. L'enquête démontre les liens entre les organisateurs et l'extrême droite radicale. Le compte-rendu critique le spectacle. C'est ce compte-rendu qui est attaqué. Pas l'enquête. « Ils ont attaqué le compte-rendu du spectacle, ce qui d'une certaine manière fausse la liberté de critique », explique Le Mailleux. Voilà où ça se complique.
Le CNCS, sous pression, retire son partenariat. Le spectacle perd son écrin. Mais ses concepteurs ne baissent pas les bras. Ils annoncent une « saison 2 » pour juillet 2025, dans un château privé. Un château qui appartient à un Bourbon-Parme — cousin de la compagne de Jordan Bardella. La boucle est bouclée.
Guillaume Sonnet : le petit chef qui cite Brasillac
Qui est Guillaume Sonnet ? Un étudiant en droit de 25 ans. Il dit préparer une thèse. Mais il est surtout connu sous son pseudonyme : Guillaume Poliste. C'est sous ce nom qu'il préside Sopia Polce, un groupuscule situé à mi-chemin entre les intégristes catholiques et les identitaires radicaux. L'association organise chaque été une université d'été près de Moulins, avec des intervenants comme Jove Legal ou Bruno Goldnitch — des figures bien connues de l'ultra-droite.
Sonnet est aussi l'auteur, le metteur en scène et le président de « Murmure de la cité ». Il cumule les casquettes. Mais il refuse qu'on fasse le lien entre son engagement politique et son spectacle. « C'est un spectacle politique, insiste Le Mailleux. C'est comme ça qu'on l'a pris, parce que ça allait objectivement. »
La preuve ? La devise de Sopia Polce est « savoir et bâtir ». Dans une vidéo promotionnelle de « Murmure de la cité », le narrateur explique que la famille au cœur du spectacle a pour devise « savoir et bâtir ». Le lien est fait par Sonnet lui-même. Interrogé par L'Humanité avant la publication de l'enquête, il a répondu — au nom du spectacle — que cette devise était « l'inverse du wokisme ». Il a ainsi admis le lien entre son association et sa création artistique.
Mais le plus révélateur, c'est son audition au Sénat. Le 6 mai 2025, Guillaume Sonnet est convoqué devant la commission d'enquête sénatoriale sur « les mécanismes de financement des politiques publiques par des organismes, sociétés ou fondations de droit privé ». Une commission lancée par le groupe socialiste, surnommée « commission Stérin » — du nom du milliardaire Pierre-Édouard Stérin, soupçonné de financer des projets d'extrême droite.
Sonnet s'y présente en victime. Il filme même une vidéo pour annoncer l'événement : « Une exposition nationale, une lumière totale », dit-il, ajoutant que cette convocation « intervient six jours avant le procès que nous avons engagé contre L'Humanité ». Il espère remplir sa salle grâce au scandale. Raté.
Les sénateurs ne se laissent pas impressionner. Quand Sonnet tente de justifier sa référence à Brasillac en citant une phrase de l'écrivain fasciste — « Notre idéal n'est pas demain mais chaque jour » —, le sénateur Roger Karoutchi (LR) lui lance : « Si vous m'envoyez votre sweat-shirt avec Brasillac, je vous traînerai au tribunal. » Ambiance.
Sonnet insiste : « Ce n'est pas des photos, c'est une citation. » Il compare Brasillac à Épicure. Les sénateurs ne gobent pas. L'audition tourne au fiasco. « Il est tombé d'élu devant le fait que pour tout le monde, sauf lui et ses quelques amis, Brasillac n'est pas une référence acceptable », constate Le Mailleux.
Un procès bâclé ? Les vices de procédure qui pourraient tout annuler
Le 6 mai 2025, l'audience au tribunal de Moulins est technique. Très technique. Car la défense de L'Humanité — et celle de La Montagne, autre journal attaqué — a décelé des vices de procédure. Plusieurs. Et potentiellement rédhibitoires.
Premier problème : la citation est imprécise. Pour attaquer un média pour diffamation, il faut désigner précisément les propos incriminés. Sonnet cite de manière « très extensive » le texte de la vidéo et le compte-rendu de L'Humanité, mais sans cibler de phrases spécifiques. « Ils ne disent pas très clairement ce qu'ils attaquent », résume Le Mailleux. Or, le droit exige que le prévenu sache exactement ce qui lui est reproché. Faute de quoi, la procédure est nulle.
Deuxième vice : une confusion entre personne morale et personne physique. Sonnet a mis en examen Fabien Guet, le directeur de publication de L'Humanité, en tant que personne physique. Mais il a convoqué à l'audience la personne morale — la Société nouvelle du journal L'Humanité. Erreur de base. « Ça paraît bête, mais c'est l'erreur qui fait que la procédure est nulle », explique le journaliste.
Troisième vice : l'absence de notification du droit au silence. Lorsqu'une personne est poursuivie pénalement, elle doit être informée qu'elle a le droit de garder le silence. Sonnet a oublié de le mentionner dans la citation. Résultat : Fabien Guet a parlé, s'est « auto-incriminé », selon l'avocate de L'Humanité. Là encore, la procédure vacille.
« Ce sont des choses de procédure, pas très intéressantes », admet Le Mailleux. « Mais nous, on est tout à fait prêt à assumer sur le fond. » Car le fond, justement, est solide. L'enquête de L'Humanité n'a pas été attaquée. Les faits sont documentés : projection de croix gammées, liens avec des admirateurs de fascistes, devise commune. « On a fait l'enquête qui n'est pas attaquée, et on constate que le spectacle commence par cinq minutes de croix gammées. C'est objectif. »
Le 3 juin, le tribunal rendra son délibéré sur la validité de la procédure. Si elle est déclarée nulle, l'affaire s'arrête. Si elle est validée, le procès au fond aura lieu. Et L'Humanité s'y prépare. « On serait presque heureux d'aller sur le fond, parce que pour nous ce qui compte c'est la discussion sur le fond. »
Le Sénat contre-attaque : l'audition qui tourne au fiasco
Revenons à la commission sénatoriale. Elle est cruciale car elle révèle le personnage. Guillaume Sonnet n'est pas un simple passionné d'histoire. C'est un militant qui utilise la culture comme outil politique. Et il a bénéficié de financements opaques.
La commission enquête sur les circuits de financement de la « philanthropie politique ». Pierre-Édouard Stérin, fondateur du fonds Otium, est dans le viseur. Il aurait soutenu des projets d'extrême droite, dont « Murmure de la cité ». Sonnet est convoqué pour s'expliquer.
Sa prestation est calamiteuse. Il arrive avec des documents qu'il refuse de communiquer. Il se retranche derrière des arguties juridiques. Il cite Brasillac en prétendant que c'est une simple « philosophie de vie ». Les sénateurs, tous bords confondus, sont choqués. Le sénateur Karoutchi menace de le poursuivre. Un autre sénateur le pousse dans ses retranchements sur la devise « savoir et bâtir ». Sonnet bredouille.
L'extrait diffusé par L'Humanité est édifiant. On y entend Sonnet dire : « Peut-être qu'en allant sur le site internet vous auriez pu vous en rendre compte. » Il parle comme un prof à ses élèves. Mais ce sont des sénateurs. L'arrogance le dessert.
Cette audition a un effet boomerang. Au lieu de donner de la visibilité à son spectacle, elle le discrédite. Les médias en parlent. Les associations antifascistes se mobilisent. Le 6 mai, devant le tribunal de Moulins, 150 à 200 personnes se rassemblent pour soutenir L'Humanité. Des militants du PS, de La France insoumise, des Verts, de la CGT, de la FSU. Même le secrétaire départemental de la CGT est entendu par les gendarmes le matin même, victime d'une plainte de la famille Sonnet pour avoir dit qu'ils étaient d'extrême droite.
« On a été largement soutenu, c'est très précieux », remercie Le Mailleux. Le soir, un débat avec Fabien Guet rassemble une centaine de personnes. L'Humanité n'est pas seule.
Saison 2 : le spectacle continue... dans le château d'un Bourbon-Parme
Malgré le retrait du CNCS, « Murmure de la cité » ne s'arrête pas. Ses organisateurs annoncent une « saison 2 » pour juillet 2025. Le nouveau lieu ? Un château appartenant à un Bourbon-Parme — un cousin de la compagne de Jordan Bardella. Le choix n'est pas anodin. Il ancre le spectacle dans la mouvance royaliste et d'extrême droite.
L'affiche de cette saison 2 est révélatrice. On y retrouve Napoléon, Napoléon III, Vercingétorix, Jeanne d'Arc. Et, nouveauté, un résistant. « Ils ont senti que ça commençait à faire gros, il fallait mettre des résistants », ironise Le Mailleux. Mais le résistant porte un brassard avec une croix chrétienne. Pas une croix de Lorraine, pas une croix des FFI. Une croix chrétienne. « C'est pas spécialement courant, des brassards de résistant avec des croix chrétiennes », note le journaliste.
Erreur historique ? Incompétence ? Provocation ? « Je ne sais pas si c'est volontaire, mais en vérité des brassards de résistant avec des croix chrétiennes, c'est pas spécialement courant. En revanche, des brassards avec des croix des FFI, des croix de Lorraine, ça peut exister. » Sonnet et son équipe se sont plantés. Encore une fois.
Le spectacle continue donc. Mais sous une forme réduite. Le château est plus petit que le CNCS. La capacité d'accueil est moindre. Les places ne sont pas encore vendues, malgré les annonces pompeuses de Sonnet. « Le fait de tabler assez cyniquement sur l'exposition que pouvait lui donner son audition au Sénat et ce procès, c'est effectivement assez révélateur », conclut Le Mailleux.
Un procès politique derrière les formes juridiques
Cette affaire dépasse le simple conflit entre un journal et un militant. Elle pose une question fondamentale : jusqu'où la liberté de critiquer un spectacle politique est-elle protégée ? L'Humanité a dénoncé un show qui banalise les symboles nazis et réécrit l'histoire. Pour cela, elle est traînée en justice.
Le message est clair : osez critiquer l'extrême droite, et vous paierez. Le procès en diffamation est une arme de dissuasion. Elle coûte cher. Les frais d'avocat, les expertises, le temps passé. Pour un média indépendant comme L'Humanité, qui ne dépend d'aucune puissance financière, chaque procès est une ponction.
C'est pourquoi le soutien du public est crucial. Les 150 à 200 personnes présentes à Moulins le 6 mai ont envoyé un signal. La société civile ne laisse pas faire. Les organisations syndicales et politiques étaient là. La CGT, la FSU, les partis de gauche. Ils ont compris l'enjeu : défendre la liberté de la presse, c'est défendre la démocratie.
Le 3 juin, le tribunal dira si la procédure est valable. Si elle est annulée, ce sera une victoire technique. Mais le fond restera en suspens. Et l'extrême droite continuera d'utiliser la justice pour intimider. L'enquête continue.
Sources :
- Enquête de L'Humanité (vidéo et articles) sur « Murmure de la cité » et Guillaume Sonnet.
- Commission d'enquête sénatoriale sur le financement des politiques publiques (audition de Guillaume Sonnet, 2025).
- Vidéo promotionnelle de Guillaume Sonnet (avril 2025).
- Procès-verbal d'audience au tribunal de Moulins (6 mai 2026).
- Article du Monde avec AFP (6 mai 2026) sur le procès.
- Compte-rendu de l'audition sénatoriale (site du Sénat).
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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