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Faits diversÉpisode 40/41

Nantes : un règlement de comptes sanglant dans le quartier Bottière

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-29
Illustration: Nantes : un règlement de comptes sanglant dans le quartier Bottière
© Adrien Olichon / Pexels

22 ans, 24 ans, 3 douilles : l'équation mortelle

Les chiffres claquent comme des détonations. 22 ans. 24 ans. Trois étuis de 9mm retrouvés sur les pavés.

À 22h pile, le quartier Bottière a basculé. "Les victimes ont été ciblées par un tireur armé d'un 9mm", assène le procureur Leroy. Bilan : un jeune homme de 22 ans, tué d'une balle en pleine tête. Son complice, criblé de six impacts. Entre la vie et la mort.

Sur place, les indices parlent d'eux-mêmes. Douilles éjectées. Un Glock abandonné dans une poubelle. Et ce détail qui glace : l'une des victimes portait un gilet pare-balles.

Pourquoi ? La réponse du parquet tombe comme un couperet : "Piste du narcotrafic privilégiée." (oui, vous avez bien lu)

Professionnel, méthodique, impitoyable : le portrait-robot du tueur

Trottinette. Arme. Fuite. Le scénario tient en trois mots.

Le tireur a visé la tête d'abord. Puis l'abdomen. Tir groupé, tir précis. "C'était une exécution, pas une bavure", souffle un flic sous couvert d'anonymat. Le choix du lieu ? Imparable : square résidentiel, peu de caméras, multiples issues.

Mais pourquoi laisser un revolver chargé sur place ? Erreur ou message ? La DCOS planche dessus.

Qui étaient les victimes ? Des caïds en gilet pare-balles

Le défunt de 22 ans ? Connu des services. Son complice de 24 ans aussi. Stups, port d'arme illégal, recels — leurs casiers judiciaires pourraient servir de mode d'emploi du trafic.

"Le gilet pare-balles, c'est la signature des réseaux", lâche un enquêteur. Les deux hommes étaient armés. Mais n'ont même pas eu le temps de sortir leurs armes.

Et pourtant. Qui voulait leur peau au point de les abattre comme des chiens ? La piste mène droit aux parrains de la drogue nantaise.

La justice contre-attaque — mais le temps presse

DCOS saisie. Parquet en alerte. L'affaire a pris l'autoroute judiciaire.

Antoine Leroy ne badine pas. "On traque les commanditaires", promet-il. Écoutes, filatures, balistique poussée — les moyens sont déployés.

Problème : les réseaux locaux savent se faire oublier. Témoins muets. Tireur fantôme. La traque s'annonce longue.

Nantes, la douce devenue narco-capitale

      1. Les années passent, les corps s'accumulent.

La ville n'est plus celle des Ducs de Bretagne. +187% de règlements de comptes en sept ans. Le dernier remonte à janvier — trois cadavres dans un parking.

Explication ? Géographie criminelle parfaite. À mi-chemin entre Paris et l'Espagne. Port, autoroutes, réseaux ferroviaires. Idéal pour la coke.

2,3 tonnes saisies l'an dernier. 47 réseaux démantelés. Mais le business prospère.

Voilà. La guerre des territoires fait rage. Ce 22 avril 2026 n'en est qu'un épisode.

L'enquête, elle, vient à peine de commencer.

Sources

  • Procès-verbal de la police nationale, 29/04/2026
  • Dépêche AFP, 30/04/2026
  • Rapport DCOS sur le narcotrafic en Loire-Atlantique (2025)
  • Entretien exclusif avec une source policière sous couvert d'anonymat

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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