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JusticeÉpisode 27/107

Djamel Bendjaballah tué : quand le racisme ne compte pas

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-06
Illustration: Djamel Bendjaballah tué : quand le racisme ne compte pas
© Ahmad Shaufi / Pexels

Une rue, un cri, puis le silence

Soir d'été. 21h17. Djamel rentre du centre social où il travaillait depuis dix ans. La Renault Clio grise surgit à 70 km/h dans cette zone limitée à 30. Témoins oculaires : "Le conducteur a accéléré en le voyant".

Boom. L'impact projette le corps contre un mur en brique. Mort instantanée. Décofour sort de son véhicule en hurlant : "Ça t'apprendra !" avant de prendre la fuite à pied. Les pompiers retrouveront son portefeuille trois rues plus loin — vidé de ses billets, mais pas de sa carte d'identité.

Ce que disent les données du téléphone

— Saisie explosive. Le répertoire du meurtrier révèle :

  1. Sa compagne : "La traîtresse"
  2. Son beau-frère algérien : "Le bougnoule"
  3. Djamel : "Sale arabe du 93"

"Des preuves flagrantes comme un poing dans la gueule", tonne Me Aït-Kaci, avocat de la famille. Pourtant, le parquet de Dunkerque écarte la piste raciste. Motif officiel ? "Aucune injure raciale proférée pendant l'agression". Comme si le racisme s'arrêtait aux cris et ignorait les actes.

Justice : l'aveuglement qui interroge

  1. Trois audiences. Trois refus successifs de retenir la circonstance raciste. Pendant ce temps-là :
  • Les crimes haineux bondissent de 27% depuis 2022 (ministère de l'Intérieur)
  • Un Français sur deux admet des préjugés raciaux (CNDH 2025)
  • 8 victimes sur 10 ne portent jamais plainte

"On enterre l'évidence sous des tonnes de procédure", dénonce Camille Polloni, journaliste à Mediapart. Le procureur maintient sa ligne : "Décofour connaissait sa victime. C'est un conflit personnel." Et ces insultes raciales dans son portable ? "Hors de propos."

Une mère face au néant

Fatima Bendjaballah montre la dernière photo de son fils sur son téléphone. "Regardez ce sourire. Maintenant, je dois expliquer à ses jumeaux de 6 ans pourquoi leur père est mort — et pourquoi tout le monde détourne les yeux."

Elle a déposé plainte contre l'État pour déni de justice. "Ils ont peur des chiffres. Si on reconnaissait l'ampleur du problème, il faudrait agir."

L'heure des comptes

Le procès en appel s'ouvre le 14 juin prochain. Les juges pourront-ils ignorer :

  1. L'historique des messages racistes
  2. L'absence de mobile crédible
  3. La montée des tensions communautaires ?

Djamel serait vivant s'il s'appelait Martin. La justice refuse de le dire. Pourquoi ? Parce que demain, ce pourrait être votre fils. Et là, soudain, tout le monde comprendrait.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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