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JusticeÉpisode 31/84

Cédric Prizzon : l'ex-policier français a étranglé ses deux victimes au Portugal

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-02
Illustration: Cédric Prizzon : l'ex-policier français a étranglé ses deux victimes au Portugal
© Miguel Cuenca / Pexels

Clairière macabre : les corps parlent enfin

Strangulation. Le mot est technique. La scène, elle, ne l'est pas. Deux Françaises — leur identité protégée — tuées avec une précision glaçante. Enterrées à la hâte.

La police portugaise découvre les corps le 28 mars. Trois jours après leur disparition. Leurs téléphones ? Localisés à 15 km. Une piste évidente.

Cédric Prizzon, 43 ans, ancien gendarme reconverti dans la sécurité privée, émerge comme suspect principal. Ses empreintes partout. Ses contradictions face aux enquêteurs. Son passé trouble.

Le Portugal ? Un choix logique. Schengen. Pas de contrôles. Une évasion simplifiée.

2009-2026 : chronique d'une chute annoncée

2009-2015 : Prizzon sert dans la gendarmerie mobile. Rien à signaler. Jusqu'à cette plainte pour violences conjugales. Classée.

2018 : licenciement pour "comportement inapproprié". Derrière ce jargon administratif ? "Enlèvement et séquestration de plusieurs collègues féminines" (source: lemonde.fr). L'affaire étouffée dans l'œuf.

  1. Montpellier. Agent de sécurité. Deux ex-compagnes déposent plainte pour harcèlement. Les dossiers s'empoussièrent.

Février 2026. Il franchit la frontière avec ses deux victimes. Road trip sans retour.

Les preuves accablantes de Lisbonne

Lisbonne ne badine pas. Les éléments parlent d'eux-mêmes :

  1. Géolocalisation : Prizzon sur les lieux au moment des meurtres
  2. Achats suspects : produits de nettoyage, deux pelles — la veille
  3. Un SMS glaçant : "Je te réduirai au silence", envoyé 48h avant

La juge Ana Carvalho le place en détention provisoire en 24h. Motif ? "Risque de fuite et destruction de preuves".

France : le puzzle incomplet

Trois plaintes. Deux signalements. Un licenciement. Tout était là. Et pourtant.

  • Pas d'interdiction de quitter le territoire
  • Pas de suivi psychologique
  • Pas d'alerte Schengen

Le procureur Rousseau se retranche : "Pas d'éléments pour un mandat d'arrêt". Vraiment ? Les SMS des victimes disent autre chose. "Il m'a juré de me tuer si je partais", écrivait l'une en janvier 2026.

24h contre 72h : le fossé franco-portugais

24h. C'est ce qu'a mis la police portugaise pour coincer Prizzon. Une carte bancaire à Porto.

Chez nous ?

  • 146 féminicides en 2025
  • 40% des meurtriers déjà signalés
  • 72h avant le lancement d'un avis

Leçon portugaise :

  1. Police et justice qui communiquent
  2. Fichage systématique des violents

"Les femmes ont été asphyxiées" (source: franceinfo). Une date. Un virement. Une question qui brûle : pourquoi la France laisse-t-elle filer ses prédateurs ?

Sources

  • Franceinfo : transcript original
  • Le Monde : données vérifiées sur les violences conjugales
  • Tribunal judiciaire de Lisbonne : communiqué officiel

À suivre.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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