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JusticeÉpisode 9/14

Rima Hassan dément les accusations de drogue : où est la preuve ?

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-03
Illustration: Rima Hassan dément les accusations de drogue : où est la preuve ?
© Illustration Le Dossier (IA)

La convocation surprise

Mardi matin, 8h30. Rima Hassan se présente au 36 quai des Orfèvres. Sans tambour ni trompette. La police judiciaire parisienne l'a convoquée pour une simple vérification — possession de stupéfiants alléguée.

Sa réaction ? Un démenti cinglant. « Absurde », lâche-t-elle à la sortie. Son avocat, Me Vincent Brengarth, enfonce le clou : « Le test urinaire est formel : aucun résultat positif. » (Le Dauphiné). Pourtant, le procès médiatique a déjà commencé.

Le CBD, voilà l'angle mort du dossier. Légal, mais suspect. Hassan en aurait acheté en boutique. Et pourtant. Aucun produit saisi. Aucun mandat perquisition. Juste une convocation.

Le CBD, coupable idéal ?

On connaît la musique. Une substance légale transformée en épouvantail. Le CBD traîne une réputation sulfureuse — à tort. La boutique où Hassan se serait fournie ? Pas encore identifiée. Les produits analysés ? Inexistants.

« Je n'ai rien à cacher », insiste l'eurodéputée dans Le Monde. Elle réclame même les preuves de ces accusations. La PJ, elle, garde un silence de plomb.

Voilà qui interroge. Pourquoi convoquer une élue sur la base de... rien ? En 2023, un maire de province avait vécu le même calvaire. Finalement, un simple malentendu sur un flacon de CBD mal étiqueté. Déjà.

Médiatique, trop médiatique

#RimaGate. #CBDGate. Les réseaux s'emballent avant même la moindre preuve. Les détracteurs de l'eurodéputée jubilent. Les plateaux télé débattent pendant des heures d'une affaire qui n'existe peut-être pas.

Hassan joue l'ouverture totale. Tests médicaux. Déclarations publiques. Mais la machine est lancée. Une question taraude les observateurs : et si cette convocation n'était qu'un coup de pression politique ?

Les précédents sont éloquents. En 2021, une sénatrice avait été accusée à tort de trafic. L'affaire s'était effondrée en trois semaines. Trop tard — l'image était entachée.

Où sont les preuves ?

La question qui fâche. La PJ refuse de communiquer sur les éléments à charge. Le parquet évoque des « vérifications en cours ». Mais sur quoi ?

Hassan, elle, a fourni ses explications. Acheté du CBD. Rien d'illégal. Test urinaire propre. Et pourtant. Le doute s'installe. Parce qu'en politique, les rumeurs tuent plus vite que les jugements.

L'affaire tourne en rond. Pas de produit saisi. Pas de témoignage accablant. Juste une convocation qui fait mouche. Un scénario bien rodé.

Ce qu'il faut retenir

Trois jours après la révélation du Monde, le dossier reste vide. Mais les dégâts ? Réels. La leçon est cruelle : en 2026, une simple convocation suffit à déclencher un lynchage médiatique.

Hassan tiendra-t-elle le choc ? L'enquête le dira. Une certitude : cette affaire sent moins le cannabis que la vieille recette de la diffamation politique.

Sources :

  • Le Monde
  • Le Dauphiné

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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