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PolitiqueÉpisode 9/3

Détroit d'Ormuz : l'Inde, funambule géopolitique entre Washington et Téhéran

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-28
Illustration: Détroit d'Ormuz : l'Inde, funambule géopolitique entre Washington et Téhéran
© YouTube

Shabad, ce port qui n'existe pas (officiellement)

21 millions de barils par jour. C'est le sang noir qui pulse dans les veines du détroit d'Ormuz. Une artère vitale que l'Inde ne peut se permettre de voir se boucher.

"Notre objectif est clair : asphyxier l'Iran", tonne Marco Rubio sur Fox News. Pourtant, derrière les déclarations fracassantes, un autre récit s'écrit. Celui du port de Shabad, ce projet fantôme dont l'Inde se serait soi-disant retirée en 2025.

"Pure comédie", lâche Ramdi Vedi, industriel indien bien connecté. Les faits ? Un simple jeu d'écriture comptable : transfert des parts à une coquille iranienne, mais contrôle opérationnel intact.

Pourquoi risquer la colère de Washington ? Le calcul est implacable. 85% du pétrole indien vient de l'étranger. Avant les sanctions, 40% transitait par l'Iran. Shabad n'est pas qu'un investissement — c'est une police d'assurance géopolitique.

Et ce n'est pas rien.

Nucléaire : la grande braderie de mars 2026

Mars 2026. Sans débat public, l'Inde ouvre son nucléaire civil aux privés. Une première mondiale pour une démocratie. Reliance, géant des raffineries, devient du jour au lendemain acteur atomique.

Hasard du calendrier ? Trois semaines avant que les frappes américano-israéliennes ne ravagent les sites iraniens. "Le gouvernement nous pousse à accélérer", confirme Vedi, lui-même patron d'un constructeur de véhicules électriques.

Les chiffres donnent le tournis :

  • 25% d'énergies renouvelables dans le mix indien
  • 70 milliards engloutis par Google et Amazon dans des data centers cet hiver
  • Objectif : -30% de dépendance aux hydrocarbures d'ici 2030

Mais privatiser l'atome en pleine crise... Le jeu en vaut-il la chandelle ?

28 février 2026 : le F5 qui fit trembler le Pentagone

Un vieux chasseur américain des années 1960. Piloté par des Iraniens. Qui bombarde une base US au Koweït sans être inquiété. La nouvelle, révélée par NBC, électrise les cercles militaires.

"Les Iraniens écrivent leur propre scénario", analyse Vedi. Pire : leur narration infecte le débat politique américain. Certains démocrates reprennent mot pour mot les éléments de langage de Téhéran pour attaquer Trump.

L'Inde prend des notes. Elle qui a subi en 2025 une cuisante défaite médiatique face au Pakistan. "Ils ont utilisé des images de jeux vidéo pour discréditer nos frappes", grince l'industriel.

Aujourd'hui, New Delhi mise sur l'électrique pour ses blindés himalayens. Beau symbole. Mais derrière, une réalité moins glorieuse : l'armée indienne dépend toujours des drones israéliens. Et donc du bon vouloir de Washington.

BRICS vs dollar : la revanche des damnés de la finance

"Erreur historique." Vedi ne mâche pas ses mots quand on évoque la politique monétaire américaine. Chaque nouvelle sanction accélère la fuite du dollar.

Les BRICS frappent fort :

  • Russie et Inde échangent en roupie et rouble depuis 2024
  • Produits financiers sur mesure pour recycler les milliards de roupies
  • Objectif : 50% des échanges intra-BRICS hors dollar d'ici 2027

Mais l'alliance a ses failles. "Comparer ça à l'OTAN serait une blague", tempère Vedi. La preuve ? L'Inde finance une raffinerie américaine pour traiter... du pétrole vénézuélien. Les affaires d'abord.

Modi, l'équilibriste

Narendra Modi danse sur un volcan. Il soutient la Palestine, mais achète des armes à Israël. Condamne les frappes US, mais ignore celles d'Israël au Liban.

"Pour New Delhi, ces guerres sont des conflits de riches", assène Vedi. Cynique ? Peut-être. Mais la croissance indienne — même ralentie à 6% — reste son meilleur atout.

Pourtant, les fissures apparaissent :

  • Salaires en hausse de 10% pour suivre l'inflation
  • Bulle immobilière qui menace d'éclater
  • Pétrole russe toujours indispensable

"Nous augmentons les salaires au-delà de l'inflation", reconnaît Vedi. Une fuite en avant.

Le vrai danger ? Que Washington coupe l'accès aux technologies sensibles. Ou pire — exclue l'Inde du système dollar.

Pour l'instant, le funambule tient bon. Mais la corde raide se resserre. Jusqu'à quand ?

📰Source :youtube.com

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Épisode 9 · 2026-04-28

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