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SociétéÉpisode 103/78

Par la rédaction de Le Dossier · 7 SEPTEMBRE 2026
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Le contexte

L’affaire Liana a servi de déclic. Cette fillette, violée et assassinée, a mis en lumière les failles d’un système où les plaintes s’entassent sans enquête.

La loi s’inspire de l’Espagne, où le meurtre d’Anna Orantz en 2004 — brûlée vive par son ex-compagnon après avoir témoigné à la télévision — avait conduit à une réforme similaire. En France, face à la pression, le Premier ministre a décidé : le texte sera le premier examiné en session ordinaire en octobre.


Le traitement judiciaire

Aujourd’hui, un juge aux affaires familiales peut encore déclarer : "Ce n’est pas parce qu’on est un conjoint violent qu’on est nécessairement un père violent". La nouvelle loi imposerait un automatisme dans le retrait des droits de garde.

Mais le vrai obstacle ? Les moyens.


Ce que ça dit de la France

Cette loi révèle une prise de conscience politique tardive. Le RN, pourtant prompt à s’indigner, n’a aucune ligne budgétaire dédiée dans son contre-budget 2026. La France Insoumise, elle, veut une "loi-cadre" pérenne, mais sans "surenchère pénale".

Pendant ce temps, des associations féministes alertent depuis des années. "On nous traitait de menteuses", rappelle Violaine de Philippy Sabat.


Sources : Commission sur l'inceste (CIVISE), Contre-budget 2026 du RN.

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