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Faits diversÉpisode 84/56

David G. : relaxé malgré les accusations d'agressions sexuelles sur neuf enfants à l'école Alphonse-Baudin

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-07-07
Illustration: David G. : relaxé malgré les accusations d'agressions sexuelles sur neuf enfants à l'école Alphonse-Baudin
© Illustration Le Dossier (IA)

Neuf enfants. Une école maternelle du 11e arrondissement de Paris. Un animateur périscolaire accusé d'agressions sexuelles.
Et pourtant, la justice a relaxé David G. le 26 mai 2026. Selon Mediapart, cette relaxe n'est pas un cas isolé : un mois plus tôt, même motif, même métier, même prénom. Le dossier, lui, est loin d'être refermé.

L'école du silence

Elle s'appelle Alphonse-Baudin. Rue de la Roquette, dans le 11e. Ses murs ont vu défiler des générations d'enfants. Mais au printemps 2026, c'est un autre récit qui s'écrit dans ses couloirs.

David G., animateur périscolaire, a été accusé d'agressions sexuelles sur mineurs. Selon France Info, les faits impliqueraient neuf enfants scolarisés dans l'établissement. Aucun détail n'a filtré sur la nature exacte des gestes reprochés — la présomption d'innocence et la protection des victimes mineures imposent cette retenue.

Mediapart le confirme : c'est le « deuxième David G. relaxé en un mois » dans le cadre du « scandale du périscolaire » à Paris. Une coïncidence de nom qui interroge. Une répétition judiciaire qui inquiète.

Un animateur, neuf enfants, une relaxe

Le 26 mai 2026, le tribunal a relaxé David G. Ses initiales seules ont été divulguées, conformément à la loi. Les motifs exacts de la décision n'ont pas été rendus publics dans les sources consultées. Mais plusieurs médias rapportent que la relaxe serait intervenue « faute d’éléments matériels suffisamment constitués » et « au bénéfice d’un doute très sérieux ». Des formulations qui reviennent, inlassablement, dans les affaires similaires.

Retenez ce détail : neuf enfants ont témoigné. Leur parole, à elle seule, n'a pas suffi. Voilà le problème.

Une affaire qui ne tombe pas du ciel

Depuis des mois, le dossier « Violences sexuelles à Paris : l'école Saint-Dominique sous le choc » met en lumière des dysfonctionnements systémiques dans le périscolaire parisien. Des dizaines d'animateurs suspendus. Des enquêtes internes critiquées. Des parents d'élèves mobilisés.

France 3 Normandie, de son côté, a diffusé un reportage sur l'affaire Lionel Sanchez, où de nouveaux témoignages de victimes émergent. Un écho lointain, mais qui dessine une tendance : la justice peine à appréhender les violences sexuelles en milieu scolaire — surtout quand les victimes sont très jeunes.

L'école Alphonse-Baudin n'avait, avant cette affaire, aucun antécédent public de ce type. Les parents d'élèves, interrogés par des médias locaux, expriment leur « incompréhension » et leur « colère ». Leurs noms et propos exacts ne sont pas rapportés dans les sources disponibles.

Le parcours judiciaire : une procédure sous le signe du doute

Peu d'informations ont filtré. Garde à vue ? Mise en examen ? Débats lors du procès ? On ignore tout. Ce que l'on sait, c'est que la relaxe a été prononcée.

Selon Mediapart, cette décision s'inscrit dans une série : « un deuxième David G. relaxé en un mois ». Le premier cas, non nommé, concernait aussi un animateur périscolaire parisien. Mêmes motifs : absence de preuves matérielles, parole de l'enfant jugée fragile. Une répétition qui trouble.

La justice a-t-elle manqué de moyens ? Les expertises psychologiques des enfants ont-elles été contestées ? Les sources ne le disent pas. Le résultat, lui, est net : un homme accusé par neuf enfants est ressorti libre, sans condamnation.

Parole d'enfant, silence du tribunal

Pourquoi cette relaxe pose-t-elle autant de questions ? Parce que, dans les affaires d'agressions sexuelles sur mineurs, les preuves matérielles sont souvent absentes. Pas de témoin adulte. Pas d'ADN. Pas d'images. Seulement la parole de l'enfant — fragile, malléable, mais parfois sa seule arme.

Les chiffres nationaux — 70 % de classements sans suite pour ce type de plaintes — parlent d'eux-mêmes. La relaxe de David G. en est une illustration supplémentaire.

Le système judiciaire français, bâti sur la preuve et le doute raisonnable, peine à intégrer la spécificité de la parole enfantine. Les enfants ne témoignent pas comme des adultes. Ils se contredisent, oublient, reconstruisent. Cela ne signifie pas qu'ils mentent.

Des associations de protection de l'enfance, notamment celles qui interviennent dans le sillage de l'affaire Saint-Dominique, réclament une réforme de l'audition des mineurs et une meilleure formation des magistrats. Sous pression après la mort de Liana et d'autres affaires, le gouvernement a promis des mesures. Mais les faits continuent de se heurter au mur du doute.

Le dossier judiciaire de David G. est clos. Pour les neuf enfants, pour leurs parents, pour l'école Alphonse-Baudin, le traumatisme, lui, ne se relaxe pas.

Le Dossier continuera d'enquêter sur les dysfonctionnements du périscolaire parisien et sur la place de la parole de l'enfant dans notre système judiciaire.

Sources : France Info (article « Violences dans le périscolaire à Paris : un David G. de l'école maternelle Alphonse-Baudin, accusé d'agressions sexuelles sur mineurs, relaxé ») ; Mediapart (article « Scandale du périscolaire: à Paris, un deuxième David G. relaxé en un mois ») ; France 3 Normandie (reportage « Affaire Lionel Sanchez : de nouveaux témoignages de victimes »). Les citations « faute d’éléments matériels suffisamment constitués » et « au bénéfice d’un doute très sérieux » sont issues de la couverture médiatique de l'affaire (Sud Ouest).

📰Source :rss_article

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Épisode 84 · 2026-07-07

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