Violences sexuelles dans une école parisienne : le système qui a laissé faire

Une petite fille de 3 ans, mutilée
Elle avait 3 ans. Elle ne pouvait plus marcher. "En la récupérant à l’école, elle avait tellement mal à ses parties intimes que j’ai dû la porter", témoigne sa mère. Le diagnostic ? Des douleurs génitales causées par des violences sexuelles. Le coupable ? Un animateur périscolaire. Un parmi plusieurs.
Les signalements ont commencé en novembre 2024. "On nous a interdit de parler, de prévenir les autres parents", explique une mère. Pourquoi ? Pour "préserver la réputation de l’établissement".
Le système d’omerta était rodé. À la mairie du 7e, à la CASP (Caisse des écoles des arrondissements 7 et 15), au rectorat de l’éducation nationale, personne n’a bougé. Pire : un animateur accusé de viol a été réaffecté à la direction du centre de loisirs. Plus d’une dizaine de plaintes similaires ont été déposées. Aucun agresseur présumé n’a été placé en garde à vue.
Des images chocs révèlent l’horreur
Le 29 janvier 2026, un reportage d’investigation en caméra cachée fait l’effet d’une bombe. Les images montrent des animateurs en train de hurler, menacer, frapper. Une animatrice somme un enfant de venir se faire embrasser sur la bouche — sans consentement.
"En quelques secondes, j’ai reconnu l’école de mes enfants", raconte une mère. Les parents découvrent l’enfer vécu par leurs petits. Crises de panique, cauchemars, régressions, douleurs génitales. Des symptômes traumatiques ignorés pendant des mois.
Les enfants parlent enfin. "Maman, de toute façon, c’est la bagarre cette école", répète un petit garçon de 4 ans. Sa sœur de 3 ans raconte les viols subis dans le dortoir. "Elle me pousse dans l’escalier. Elle est derrière moi. Elle m’a emmené dans la salle de classe sans les maîtresses."
Réunion de crise : le cirque institutionnel
Le lendemain, une réunion de crise est organisée. Représentants du rectorat, de la mairie du 7e, de la CASP, de la Dasco (Direction des affaires scolaires de Paris). Le constat est accablant : les institutions se renvoient la balle.
"C’est pas nous, c’est la mairie centrale", dit l’un. "C’est pas nous, c’est la mairie d’arrondissement", répond l’autre. Pendant ce temps, les animateurs accusés sont toujours en poste. Le responsable périscolaire ne connaît même pas leurs noms. "Ah ben cette personne sera suspendue. Vous avez d’autres noms madame ? On va tous les suspendre", lance-t-il.
Les parents sont abasourdis. "On parle de viol, d’attouchements, de violences physiques et sexuelles", rappelle une mère. Mais personne ne semble choqué. Ni la directrice de l’établissement, ni l’inspecteur de l’éducation nationale. Personne ne demande des nouvelles des enfants.
Enquête administrative : le silence des victimes
En réaction, une enquête administrative est lancée par l’éducation nationale. Mais aucune famille victime n’a été interrogée. Les maîtresses refusent de parler aux parents. "Mon avocat m’a conseillé de ne pas échanger", explique une enseignante.
Le groupe WhatsApp des parents est fermé. L’association des parents d’élèves se délite. Les familles sont livrées à elles-mêmes. "On s’est retrouvé totalement seul", témoigne une mère.
Projet de loi : trop tard ?
Face à l’ampleur du scandale, Stéphanie Ris, la ministre de la famille, annonce un projet de loi. Mais est-ce suffisant ? Pour les parents, la priorité est claire : il faut remettre à plat toute la réforme du périscolaire.
"On parle d’humains, d’humanité", insiste une mère. Les enfants de Saint-Dominique ne sont pas des cas isolés. À Paris, en région, des affaires similaires éclatent. Le système est pourri. Et il continue de fonctionner.
Le dossier est loin d'être clos. Regardons les faits. À Saint-Dominique, des enfants ont été violés. Les institutions ont fermé les yeux. Qui paiera ? Qui protégera les autres ? Les questions restent en suspens. Les réponses, introuvables.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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