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Curatelle en échec : une femme en grande précarité malgré la protection judiciaire

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-10-20
Illustration: Curatelle en échec : une femme en grande précarité malgré la protection judiciaire
© YouTube

70 euros par semaine. Voilà ce que perçoit une femme sous curatelle renforcée. Son quotidien ? Un logement insalubre, un frigo en panne depuis sept mois, un budget étouffé. La mesure censée la protéger l’enfonce un peu plus chaque jour.

Ça commence ici, dans l’indifférence.

Un système protecteur… ou défaillant ?

Le 5 février 2025, la cour d’appel d’Agen confirme son placement sous curatelle (source : kohenavocats.com). Raison invoquée : une « altération des facultés corporelles empêchant l'expression de sa volonté ». Pourtant, sa situation ressemble davantage à une descente aux enfers.

  • Logement : moisissures, porte défoncée, insécurité permanente.
  • Budget : 70€ par semaine, pas de frigo, lessive en pointillé.
  • Santé : rupture de soins psychiatriques depuis un an.

La curatrice elle-même le reconnaît : « On évite que le bateau coule, mais on le maintient en ligne de flottaison ». Une protection à minima, qui ne change rien.

L’argent public, gaspillé ?

Le système est financé par le contribuable français. Mais à quoi sert cet argent ?

  • Délais judiciaires : 637 jours pour un procès civil — contre 190 en Allemagne (source CEPEJ).
  • Coût des agences publiques : 60 milliards d’euros par an (Rapport Sénatorial 2023).

La France compte 11 juges pour 100 000 habitants. L’Allemagne ? 25. La machine judiciaire tourne au ralenti, et ce sont les plus vulnérables qui payent.

Protection ou abandon ?

La mère de la personne protégée ne mâche pas ses mots : « Elle a besoin d'une protection presque totale ». Pourtant, l'État se contente d'un suivi minimal.

Comparons :

  • Canada : suivi médical obligatoire pour les mesures de protection.
  • France : rupture de soins possible pendant des mois.

Le problème n’est pas la curatelle elle-même. C’est son application bancale. On n’y protège pas — on y gère la déchéance.

Et maintenant ?

Trois questions urgentes se posent :

  1. Où va l’argent ? Les 60 milliards d’euros d’agences publiques servent-ils vraiment les plus fragiles ?
  2. Qui contrôle les curateurs ? Aucun bilan qualité n’existe sur leur action.
  3. Pourquoi ne pas s’inspirer du Canada ? Leur système de protection obtient de bien meilleurs résultats.

La justice française protège-t-elle encore ? Ou se contente-t-elle de gérer la misère ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Cet article s'inscrit dans une série sur les défaillances de l'État face aux vulnérabilités. Aucun fait nouveau par rapport aux épisodes précédents n'a été ajouté — seule la situation décrite dans le transcript a été analysée.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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