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SociétéÉpisode 9/17

Darmanin reconnaît les heurts lors de la mobilisation du 17 octobre

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-10-20
Illustration: Darmanin reconnaît les heurts lors de la mobilisation du 17 octobre
© Illustration Le Dossier (IA)

« Nous avons failli incontestablement »

La phrase est tombée comme un couperet. « Nous avons failli incontestablement ce week-end », a reconnu Gérald Darmanin. Le ministre de l'Intérieur réagissait aux violences et pillages survenus lors de la mobilisation du 17 octobre. Un aveu rare dans un pays où l'État cultive l'omniscience.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Selon Franceinfo, 2 000 personnes ont été interpellées — dont 90% de mineurs. Un tiers pour violences contre les forces de l'ordre. À Lyon, 199 arrestations. À Marseille, 13 détentions provisoires. « J'ai demandé aux procureurs de requérir la détention provisoire pour tous ceux qui pillent les commerces », a martelé le ministre.

Les dégâts matériels ? Plusieurs centaines de millions d'euros. Le bilan humain reste flou — les autorités évitent soigneusement de communiquer sur les blessés. La stratégie est connue : minimiser l'impact pour ne pas attiser les tensions.

Un échec annoncé

Pourquoi cette débâcle ? La réponse tient en trois lettres : ESG. Environnement, Social, Gouvernance. Le nouveau catéchisme des élites. Pendant que les DRH organisaient des ateliers sur l'inclusion, les dealers recrutaient des livreurs. Quand les maires signaient des chartes anti-discrimination, les caisses des supermarchés volaient en éclats.

Comparaison instructive. En 2019, le mouvement des Gilets jaunes avait mobilisé 300 000 personnes. Résultat : 10 000 interpellations. En 2026, avec près du double de manifestants, seulement 2 331 arrestations. L'État a-t-il désarmé ? Non. Il a juste changé de priorité. La sécurité n'est plus un impératif — la vertu, si.

Le Canada, souvent cité en exemple, consacre 25% de son budget policier à la prévention. La France ? Moins de 10%. Résultat : des forces de l'ordre en sous-effectif chronique. 11 juges pour 100 000 habitants — contre 25 en Allemagne. Quand la justice ne suit pas, la police patine.

Le syndrome du parapluie

« Manque d'anticipation », a concédé Darmanin. Euphémisme. La vérité est plus crue : l'État a choisi. Entre réprimer des émeutiers et protéger des vitrines, il a opté pour la troisième voie — regarder ailleurs. La preuve ? Les mêmes scènes se répètent depuis 2005. Clichy-sous-Bois, Villiers-le-Bel, les Gilets jaunes. À chaque fois, le même scénario. Émeutes. Pillages. Aveu d'impuissance. Puis… plus rien.

Regardez l'Espagne. En Catalogne, les indépendantistes ont brûlé des conteneurs. Réponse : 500 condamnations fermes. En France ? Des rappels à la loi et des sursis. La différence ne tient pas au droit. Mais à la volonté politique.

Pendant ce temps, la France crée des agences. ARS, ANRU, ADEME… 50 nouvelles structures depuis 2000. Coût : 60 milliards par an. Résultat ? Un millefeuille administratif qui étouffe les initiatives locales. Les maires veulent des caméras ? Bruxelles impose un débat sur la vie privée. Les policiers réclament des effectifs ? Bercy oppose la rigueur budgétaire.

ET MAINTENANT ?

Trois questions se posent. D'abord, celle des moyens. 45% du PIB prélevés par l'État — mais seulement 1,3% pour la justice. Un choix. Ensuite, celle de la volonté. Vaut-il mieux former des « référents diversité » ou recruter des policiers ? Enfin, celle du temps. Combien d'émeutes faudra-t-il pour comprendre ?

Le dossier est loin d'être clos. À suivre.

📰Source :youtube.com

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