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Faits diversÉpisode 5/31

Adolescent de 17 ans tabassé à mort : cinq mineurs mis en examen

Par la rédaction de Le Dossier · 2026
Illustration: Adolescent de 17 ans tabassé à mort : cinq mineurs mis en examen
© YouTube

Un lynchage en pleine nuit

Narbonne, samedi 20 juin 2026, tôt le matin. Louis est retrouvé grièvement blessé sur un chantier. Ses agresseurs l'avaient lynché pendant la nuit, l'abandonnant au sol. Il décède le mardi suivant des suites de ses blessures.

La vidéo, elle, circule déjà sur les réseaux. Filmée par l'un des cinq meurtriers. TV Liberté, qui a mené l'enquête, explique avoir choisi de ne pas montrer ces images à l'écran. Ce qu'on y voit : Louis à terre, recevant des coups de pied à la tête. Quatre agresseurs. Le cinquième filme.

« Tu ne parleras plus à la police, suivi d'eux, casse-toi. » — Phrase rapportée par TV Liberté. Un autre agresseur lance à ses complices : « Sava ne le tuait pas non plus. » Les coups cessent. On entend Louis tenter de respirer, péniblement.

Les agresseurs sont partis. Ils ont diffusé leur crime sur Snapchat. Dans le train du retour, la même nuit, ils publient une autre vidéo sur TikTok. Ambiance festive. « Je fais monter la plus bonne la plus belle pour la vie d'artiste... Tu aimes le luxe et les lov... je suis mauvais je vais... » — les paroles sont citées par TV Liberté. Cette vidéo a permis leur identification rapide.

Jordan, Kylian, Mathias, Lucas et Jimmy

Ils s'appellent Jordan, Kylian, Mathias, Lucas et Jimmy. Âgés de 16 à 19 ans. Mis en examen pour tentative d'assassinat — une requalification attendue après le décès. Tous placés en détention provisoire.

Les cinq agresseurs et la victime se connaissaient. Ils s'étaient rencontrés dans les foyers de l'Aide sociale à l'enfance. L'enquête privilégie la thèse d'un acte prémédité, une vengeance. Une semaine plus tôt, Louis aurait déjà été agressé et aurait déposé plainte, selon les premiers éléments de l'enquête. Là encore, une vidéo circulait sur les réseaux.

« Demi cours cours cours je t'enculé il a tapé KO. Voilà je tape... voilà regardez les petits trous du cul comme lui. » — Les paroles sont rapportées par la chaîne. Les agresseurs ? Les mêmes. Selon TV Liberté, la menace « Tu ne parleras plus à la police » lors de la seconde et fatale agression ne laisse guère de doute.

Discretion des ministres

Les ministres de l'intérieur et de la justice, Laurent Nuñez et Gérald Darmanin, restent très discrets quant à cette affaire, selon TV Liberté. Il n'est pas étonnant qu'ils aient pu récidiver si rapidement s'il faut plusieurs mois pour arrêter un péd criminel. On peut comprendre que plusieurs jours ne suffisent pas pour un tabassage.

L'effet d'ultraviolence impliquant des mineurs est de plus en plus fréquent. En mai dernier — plusieurs affaires recensées par TV Liberté — : à Rennes, un enfant de 11 ans étranglé par un garçon de 16 ans et une fille de 15 ans, pour du matériel de pêche de faible valeur. À Ville-en-Saint-Marne, un adolescent de 17 ans poignardé mortellement dans un camping, sur fond de rivalité amoureuse. Dans le 19e arrondissement de Paris, un adolescent de 14 ans tué par arme blanche à son domicile, par son frère de 16 ans.

Entre la lenteur des poursuites et le laxisme judiciaire face aux vrais criminels et délinquants, le sentiment d'impunité permet le pire.

📰Source :YouTube

Par la rédaction de Le Dossier

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