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JusticeÉpisode 14/27

La Jeune Garde face à la dissolution : le Conseil d’État sous pression

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-03
Illustration: La Jeune Garde face à la dissolution : le Conseil d’État sous pression
© Illustration Le Dossier (IA)

Projecteurs braqués sur le Palais-Royal

Ça chauffe place du Palais-Royal. Ce mercredi matin, le rapporteur public a balayé d'un revers de main les arguments de la Jeune Garde. Sa conclusion est sans appel : maintenir la dissolution prononcée en juin 2025 pour « agissements violents contre les personnes ». Les juges ont jusqu'à vendredi pour suivre — ou non — cette position.

Douze mois de procédure résumés en quelques heures. Douze mois où chaque camp a tenté de faire pencher la balance. D'un côté, le gouvernement qui brandit des rapports de police accablants. De l'autre, les avocats du mouvement criant à l'amalgame.

Qui est vraiment la Jeune Garde ?

Flashback. 2023 : naissance d'un mouvement qui fera parler de lui. Trop, peut-être. La Jeune Garde se revendique « sentinelle de la nation ». Ses détracteurs y voient une milice aux méthodes brutales.

Les faits sont têtus. Entre mars et juin 2025 :

  • Attaque au cocktail Molotov contre le local d'un député LFI
  • Six interpellations après des affrontements avec des antifas à Rennes
  • Saccage systématique des permanences préfectorales lors des manifestations

Leurs avocats contre-attaquent : « Trois incidents isolés ne résument pas une organisation ! » Pourtant, le rapporteur public a eu accès à des archives troublantes — des discussions internes où la violence se théorise froidement.

Dissolution proportionnelle ou coup de force ?

La question qui taraude les constitutionnalistes : l'État a-t-il franchi la ligne jaune ? Le rapporteur répond par l'affirmative. Sa démonstration en trois temps :

  1. Des violences répétées et documentées
  2. Une structure incapable de se discipliner
  3. L'échec des mesures administratives précédentes

« Quand un groupe devient son propre tribunal, la dissolution n'est plus une option, mais un devoir », assène-t-il. La jurisprudence lui donne raison : le CCIF et Génération Identitaire ont déjà essuyé le même revers.

Et pourtant. Certains magistrats chuchotent que le gouvernement a précipité les choses à l'approche des élections régionales. Un hasard ? Peu probable.

L'heure des comptes

La salle d'audience retient son souffle. Dans le box, les représentants de la Jeune Garde griffonnent fébrilement. Leurs supporters, reconnaissables à leurs écharpes noires, fulminent silencieusement.

Deux scénarios possibles :

  • Le Conseil valide la dissolution : fin de partie juridique
  • Il l'annule : coup de tonnerre politique

Dans les couloirs, un avocat résume : « Ce n'est pas qu'une question de droit. C'est un choix de société. » La balle est désormais dans le camp des juges.

Épilogue provisoire

Le rideau n'est pas encore tombé. Mais les dés semblent pipés. Le rapporteur public, dont les conclusions sont suivies dans 80% des cas, a parlé clair : la Jeune Garde a franchi trop de lignes rouges.

Reste une question brûlante : cette dissolution calmera-t-elle le jeu ou attisera-t-elle les braises ? Réponse dans quarante-huit heures. Le Palais-Royal n'a pas fini de faire parler de lui.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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