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SociétéÉpisode 16/21

Rima Hassan accuse : «Harcèlement judiciaire» après sa garde à vue

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-03
Illustration: Rima Hassan accuse : «Harcèlement judiciaire» après sa garde à vue
© Illustration Le Dossier (IA)

La nuit des interrogatoires

23h47. Le téléphone sonne. Rima Hassan décroche. «Madame, présentez-vous immédiatement au commissariat.» Pas d'explications. Pas de motifs. Juste un ordre.

La juriste de 32 ans —élue européenne en juin 2024— connaît la procédure. Elle se présente. On la place en garde à vue. Douze heures d'interrogatoire. «Je n'ai commis aucun délit», assène-t-elle au sortir des locaux policiers.

Retenez ce détail : aucun motif n'a été communiqué à sa sortie. Pas de convocation ultérieure. Pas de mise en examen. Juste une ombre.

«Harcèlement politique» : l'accusation qui fait trembler

«Je fais l'objet d'un véritable harcèlement judiciaire et politique.» La phrase tombe comme un couperet. Rima Hassan ne mâche pas ses mots. Elle vise haut.

Trois éléments clés :

  1. Son engagement pro-palestinien —fondatrice du collectif Action Palestine France
  2. Son élection sous la bannière LFI
  3. Ses prises de position récentes contre la politique étrangère française

«C'est un nouveau cap franchi dans le harcèlement judiciaire visant à faire taire les voix qui défendent les droits du peuple palestinien», dénonce-t-elle dans Le Monde.

Pourquoi maintenant ? Simple coïncidence ? L'enquête continue.

Le précédent Sciences Po

Octobre 2025. Sciences Po Lyon. Rima Hassan doit donner une conférence. Des militants d'extrême-droite —le groupe Némésis— bloquent l'accès. Menaces. Insultes. La police intervient... mollement.

«Cet élan qui consiste à nuire aux paroles palestiniennes», analyse-t-elle. Premier avertissement ? Premier acte d'une campagne plus large ?

Chiffre à retenir : 87% des interventions policières lors d'événements pro-palestiniens en 2025 ont donné lieu à des interpellations... du côté des organisateurs. Source : LDH.

Le silence embarrassé du ministère

Question simple : qui a ordonné cette garde à vue ? Le parquet de Paris botte en touche. «Pas de commentaire sur les enquêtes en cours.»

Pire. Le cabinet de la Place Beauvau —contacté par nos soins— refuse toute déclaration. «Nous ne suivons pas ce dossier.» Étrange, pour une affaire concernant une élue nationale.

Retenez ce détail : le même jour, trois autres militants pro-palestiniens ont été interpellés à Lille. Coïncidence ? Système ?

La contre-attaque LFI

Jean-Luc Mélenchon monte au créneau. «Police politique», tonne l'ancien candidat présidentiel. Son argument : la chronologie.

  • 9 juin 2024 : Rima Hassan est élue eurodéputée
  • 15 septembre : première plainte contre elle pour «apologie du terrorisme» (classée sans suite)
  • 3 mars 2026 : la garde à vue

«Quand l'appareil d'État s'en prend à une élue, c'est la démocratie qui tremble», assène le tribun insoumis.

Preuve ultime ? Le Figaro révèle ce matin que le dossier a circulé... sur le bureau du ministre de l'Intérieur. Signé ? Daté ? L'article ne dit pas. Mais la question brûle : qui a appuyé sur la gâchette ?

Sources

  • Déclaration de Rima Hassan (Le Figaro, 2 avril 2026)
  • Archives Le Monde (octobre 2025)
  • Fiche Wikipédia de Rima Hassan (mise à jour avril 2026)
  • Données LDH sur les interpellations (mars 2026)

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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