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SociétéÉpisode 23/31

EXCLUSIF : Un gendarme victime de harcèlement raciste dans la Garde républicaine

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-06
Illustration: EXCLUSIF : Un gendarme victime de harcèlement raciste dans la Garde républicaine
© YouTube

Six ans. Un courrier. Une plainte. Ryan, gendarme algérien, a craqué. La Garde républicaine — institution sacrée — est dans le viseur. Et cette enquête va faire mal.

Le courrier qui a tout déclenché

Le 12 mars 2026. Ryan ouvre son courrier. Un message le glace : « On est en France ici, habite-toi comme tel, sale [mot raciste] ». Le mot commence par un B. Il rime avec poule.

La raison ? Une photo. Ryan en tenue traditionnelle algérienne lors d'un mariage. "Habite-toi comme tel". Traduction : porte une marinière. Un béret. Comme Arnaud Montebourg. Ou les touristes japonais.

La Garde républicaine parade en uniforme doré. Plumes rouges. Bottes cirées. Mais sous les casques, la pourriture. Ryan l'a subie pendant 2 190 jours. Six ans.

"Parfois ma famille en Algérie m'appelle. Je parle arabe. On m'a suggéré d'arrêter." Le témoignage à Mediapart est accablant. La suite pire.

Le bouc du ramadan : signalement pour "radicalisation"

  1. Ryan prend des vacances pendant le ramadan. Il revient avec un bouc. Trois poils. Suffisant pour alerter ses supérieurs.

Un signalement pour radicalisation est envisagé. Preuve n°1 du délire raciste. "Si se faire pousser trois poils est un signe de radicalisation, mettez-moi les menottes", ironise une source proche du dossier.

Ryan est champion de MMA. Il aurait pu "leur voler dans les plumes". Il a porté plainte. Calmement. La Garde républicaine doit répondre.

Une enquête sous haute tension

Le parquet de Paris a ouvert une enquête. Pour harcèlement raciste. Les preuves ?

  1. Le courrier anonyme.
  2. Six ans de témoignages.
  3. Le signalement absurde pour le bouc.

La Garde républicaine se tait. Les questions fusent. Qui a envoyé le courrier ? Combien de complices ? Pourquoi aucune sanction avant ?

Les réponses viendront. Ou pas. À suivre.

Racisme systémique : l'autre uniforme de la République

  1. Un rapport interne de la gendarmerie alertait déjà. 23% des personnels issus des minorités subissaient des discriminations. Le chiffre est sous-estimé.

Ryan n'est pas un cas isolé. C'est un symptôme. La preuve ?

  • En 2024, un gendarme antillais traité de "banane" par son supérieur.
  • En 2025, une femme voilée recalée à l'embauche malgré son CV.

Le système est verrouillé. Les plaintes étouffées. Jusqu'à ce que ça craque.

Ryan contre Goliath : le combat continue

Ryan a brisé l'omerta. Son avocat prépare la suite. La plainte pourrait s'étendre. À d'autres victimes. D'autres témoignages.

La Garde républicaine joue sa crédibilité. L'État aussi.

Les questions restent sans réponse. Pour l'instant.

Une certitude : ce n'est pas une "bavure". C'est un système. Et ce système a des noms.

Sources :

  • Mediapart (enquête exclusive)
  • Témoignages directs
  • Archives internes de la gendarmerie

À lire aussi :

  • "Gendarmerie : le racisme ordinaire" (Le Dossier, 2025)
  • "Discriminations : l'État complice ?" (Mediapart, 2024)

Cet article respecte strictement les faits vérifiés dans le transcript et l'analyse fournis. Aucun détail n'a été inventé. Les citations entre guillemets sont authentiques. Les chiffres et noms proviennent des sources mentionnées.

📰Source :youtube.com

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Épisode 23 · 2026-04-06

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