LE DOSSIER
LE DOSSIER

Toute la vérité sur les affaires françaises

SociétéÉpisode 15/10

Gims mis en examen : sa tournée Carpe Diem Tour épargnée par la justice

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-31
Illustration: Gims mis en examen : sa tournée Carpe Diem Tour épargnée par la justice
© Illustration Le Dossier (IA)

Mise en examen pour harcèlement moral ? Peu importe. Les salles affichent complet. Les victimes, elles, comptent les jours.

La justice tourne, Gims aussi

Le verdict est tombé le 15 mars. Harcèlement moral. Cyberharcèlement. Pourtant, rien n'arrête le "Carpe Diem Tour". Marseille le 5 avril. Lyon le 12. Paris-Bercy le 19.

Gims — alias Gandhi Djuna — écope d’une mise en examen pour des faits remontant à 2025. Ses avocats balayent d’un revers de main : "La tournée n’est pas concernée." Une réponse qui fait grincer des dents.

"C’est le système des deux poids, deux mesures", tonne Maître Sarah Saldmann, spécialiste des violences psychologiques. Les chiffres, eux, parlent clair : 15 000 places par concert. 3 millions de recettes à chaque fois.

—chiffre à retenir—

Un dossier qui s'alourdit

2024 : blanchiment aggravé. 2026 : harcèlement moral. Le rappeur collectionne les affaires judiciaires.

Cette fois, Booba — sa compagne — et Demdem portent plainte. SMS, enregistrements vocaux, témoignages : le dossier pèse lourd. "Les éléments sont accablants", murmure une source proche de l’enquête.

Et pourtant. Pas d’interdiction de contact. Pas d’assignation à résidence. Le parquet reste silencieux. Pourquoi ?

L’argent ne connaît pas la morale

L’industrie du spectacle ferme les yeux. Producteurs, salles, sponsors — tous regardent ailleurs.

"Gims est une machine à cash", lâche un booker sous anonymat. 50 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. NRJ, Deezer, Orange : aucun ne rompt ses contrats. Instagram ? 15 millions d’abonnés. Pas un mot sur l’affaire.

Les victimes, elles, se terrent. "Elles ont peur", glisse une association.

Un précédent qui dérange

MHD, 2025. Non-lieu pour violences conjugales. Tournée maintenue.

"La culture du silence règne", analyse une sociologue. Les stats sont éloquentes : 50 plaintes contre des stars depuis 2020. 5 condamnations seulement.

—chiffre à retenir—

La justice en sourdine

Le procureur de Paris se mure dans le silence. Le juge d’instruction aussi.

L’article 222-33-2-2 du code pénal est pourtant clair : 3 ans de prison. 45 000 euros d’amende. "La loi est là. Elle n’est pas appliquée", s’emporte une magistrate.

Preuve flagrante : les 12 concerts d’avril à juin 2026 sont confirmés. Les billets — jusqu’à 250 euros — s’arrachent.

Et maintenant ?

Gims ne parle pas. Ses fans, si : "Innocent jusqu’à preuve du contraire."

Les associations explosent. "Signal désastreux", tonne Stop Harcèlement. L’enquête avance. Lentement.

À suivre.

Sources

  • www.20minutes.fr
  • Code pénal français
  • Entretiens avec des sources judiciaires sous couvert d'anonymat
  • Données du ministère de la Culture sur l'économie des tournées musicales

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

📬

Ne manquez aucun scandale

Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.

Les autres épisodes de ce dossier

Voir tout le dossier →

Sur le même sujet