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Vanille, 644 euros, une tente : le RSA au cœur du flicage social selon Mediapart

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-07-21
Illustration: Vanille, 644 euros, une tente : le RSA au cœur du flicage social selon Mediapart
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Vanille : le RSA au bord du gouffre

Pas de studio. Une tente. Voilà où dort Vanille, 47 ans, atteinte de fibromyalgie. Elle touche 644 euros de RSA par mois. Son loyer était de 480 euros, plus 150 euros de charges. Elle a quitté son logement. Sans domicile fixe, elle a dû abandonner meubles et affaires. « Je me sens mieux car je mange plus de protéines, de la viande, du poisson, des fruits frais », confie-t-elle dans l'article de F Zerrou, publié dans la série « À découvert » de Mediapart. « Mais le jour où je devrais à nouveau payer un logement, ce ne sera plus la même chose. »

La CAF, elle, ne lâche pas. Vanille doit 500 euros de trop-perçu. Elle doit aussi 300 euros d'électricité. Aujourd'hui, elle n'a plus de loyer à payer, mais elle vit sous une tente. « J'ai l'impression d'abuser ou qu'on me fait l'aumône », dit-elle. Aller voir l'assistante sociale, au début, c'était dur. « Demander des aides me mettait mal à l'aise. J'ai dû supporter des réflexions où on sous-entendait que je gère mal mon argent alors que je suis au minimum de tout. »

Les Restos du Cœur ? Elle y est allée. Aujourd'hui, elle ne sollicite plus l'aide alimentaire. « Quand j'ai commencé à y aller, on donnait davantage de choses. On pouvait tenir largement une semaine avec des aliments à cuisiner. Aujourd'hui, c'est davantage une aide. » Elle ne supporte pas les produits laitiers. Alors elle consacre entre 150 et 200 euros par mois à ses courses. Pour une tente, c'est possible. Pour un logement, non.

L'article de F Zerrou est le cinquième volet de sa série sur la précarité. Selon la source, l'algorithme de la CAF cible les plus précaires. Vanille a dû cesser de vendre des vêtements en ligne par peur de voir son RSA réduit. « Les gens scrutent chaque photo avec des yeux de faucon », raconte l'animatrice. Denis Colombi, auteur d'« Où va l'argent des pauvres », explique ce mécanisme : quand on est précaire, on dépense les rentrées d'argent parce qu'une grosse dépense arrivera de toute façon.

Vanille, elle, ne veut plus de ce contrôle. Elle vit sous une tente. Elle mange mieux. Mais elle redoute le jour où elle devra payer un loyer. « Ce ne sera plus la même chose. »

Antitsiganisme : un racisme qui tue

Deuxième sujet de la matinée : l'antitsiganisme. Le collectif Zor lutte contre ce que l'émission appelle « le dernier racisme acceptable en France ». Une résolution a été votée à l'Assemblée nationale le 8 avril 2024 pour la reconnaissance du génocide des Roms et Gens du voyage. Mais la réalité quotidienne, elle, reste inchangée.

Selon la source, les aires d'accueil sont insalubres, éloignées des villes, souvent polluées. L'espérance de vie des hommes Roms en France est réduite de 15 ans. La déscolarisation des enfants est massive. Richy Tibo, militant et auteur de « Des chemins de résistance », a été attaché parlementaire. Il est aujourd'hui poursuivi pour menace de mort envers Emmanuel Macron. Son livre « Voleur de poule : combattre l'antitsiganisme » raconte le quotidien d'une communauté ciblée.

Bluma Winterstein, jeune militante, a participé à la campagne « Novie de Gitan Compte ». Logane de Carvalo, autre jeune, témoigne. Angelo Garand, lui, a été abattu par le GIGN. Non-lieu. « Un non-lieu, c'est une façon de dire que la police a le droit de tuer », résume un participant.

Une lettre de 1943, celle de Marie Winterstein au préfet de la Creuse, est lue dans l'émission. Elle supplie pour que sa famille ne soit pas déportée. Soixante-dix ans plus tard, les mêmes préjugés persistent. « On nous traite de voleurs de poules, de sales gens », raconte un militant. Le livre de William Maker sur les Gens du voyage documente les expulsions forcées, les terrains confisqués, les enfants retirés.

Selon la source, des familles ont obtenu un terrain provisoire après avoir quitté une aire d'accueil insalubre. Problème : le terrain est situé à côté d'une décharge. « C'est ça, la République », ironise l'animatrice. Lisa Castelli, journaliste à Mediapart, a enquêté sur une expédition punitive menée par un maire. L'article est cité.

« L'antitsiganisme, c'est le racisme qu'on peut afficher sans honte », conclut un invité. La résolution de 2024 est un premier pas. Mais les aires d'accueil restent des zones de non-droit.

Trump au Venezuela : le pétrole comme butin de guerre

Troisième temps fort : l'analyse géopolitique. Romaric Godin, journaliste à Mediapart, décrypte la nouvelle doctrine de Donald Trump. Selon la source, en janvier 2026, les États-Unis ont mené une intervention militaire au Venezuela. Objectif : enlever Nicolas Maduro. « Une opération courte et brutale », selon l'émission. Le but ? Ouvrir le pays aux investisseurs américains.

Le Venezuela possède 303 milliards de barils de pétrole brut avérés. 17 % des réserves mondiales. Mais la production est tombée à 900 000 barils par jour. Sous Maduro, Chevron est resté le seul actionnaire minoritaire depuis 2007. Aujourd'hui, Trump veut tout. Charles Myers, de Signum Global Advisors, a déclaré à Business Insider que les opportunités d'investissement au Venezuela représentent 500 à 750 milliards de dollars.

Marco Rubio, secrétaire d'État, a été clair sur NBC : « Nous n'avons pas besoin du pétrole vénézuélien. Ce que nous ne voulons pas accepter, c'est que l'industrie du pétrole soit contrôlée par les adversaires des États-Unis. » La Chine, la Russie, l'Iran sont dans le viseur. Selon la source, le Venezuela a même supprimé une condamnation de l'intervention américaine en Iran après un appel de Rubio. « C'est du transactionnel pur », analyse Godin. « Trump ne croit pas au multilatéralisme. Il croit à la force. »

La comparaison avec le Groenland est faite dans l'émission. Trump a menac

📰Source :youtube.com

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