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Incendies en Gironde : 115 000 hectares partis en fumée, l'industrie nucléaire sous la menace

Par la rédaction de Le Dossier · 27 JUILLET 2026
Illustration: Incendies en Gironde : 115 000 hectares partis en fumée, l'industrie nucléaire sous la menace
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115 000 hectares partis en fumée

Depuis juin, c'est ce qui a brûlé dans toute la France. Le ministre de l'intérieur l'a annoncé lui-même.

La Gironde est l'épicentre. La forêt des Landes de Gascogne — plus grande forêt artificielle d'Europe occidentale — brûle. Près d'un million d'hectares.

Des usines nucléaires sous les flammes

Parmi les 36 sites Seveso menacés, plusieurs usines de la filière nucléaire. ArianeGroup, par exemple. On y assemble les missiles de la dissuasion française. (Oui, vous avez bien lu.) Les pompiers ont dû établir des périmètres de sécurité renforcés. Les stockages de produits chimiques — perchlorates, propergols — sont classés Seveso seuil haut. Une explosion, et c'est tout le secteur qui saute.

Selon la préfète de Gironde, en conférence de presse, « des moyens exceptionnels ont été déployés pour protéger les installations critiques ». Elle a aussi précisé que les axes routiers autour de ces sites sont régulièrement fermés pour permettre l'intervention des colonnes de secours. Et pourtant. En amont de la Teste-de-Buch, le feu a léché les clôtures d'un site classé. Sans les largages de retardant par les Canadair, le pire était évitable.

Des milliers d'emplois en suspens

L'économie locale ne tient qu'à un fil. La filière bois emploie 34 000 personnes en Nouvelle-Aquitaine. La forêt des Landes fournit 20 % du bois d'œuvre français. Les scieries tournent au ralenti. Certaines ont déjà fermé leurs portes faute de matière première. Les exploitants forestiers — eux — comptent leurs pertes. Un pin abattu par le feu ne vaut plus rien. Le bois brûlé part au broyage, pour du paillage ou des granulés. Pas pour les charpentes.

Côté aéronautique, 40 000 emplois directs sont concernés. Pas uniquement dans les usines. Sous-traitants, transporteurs, mécaniciens. Toute une chaîne. Le tourisme ? 4 milliards d'euros chaque année dans le département. Les campings de la côte ont évacué. Les réservations de dernière minute se sont effondrées. Le bilan économique, selon les premières estimations du ministère de l'intérieur, dépasse déjà le demi-milliard.

L'onde de choc jusqu'à Bordeaux

Le feu a aussi menacé des zones péri-urbaines. À Belin-Béliet, des centaines de maisons ont été évacuées. Les habitants sont rentrés trois jours plus tard, les poubelles encore pleines de cendres. La fumée, elle, a dérivé jusqu'à Bordeaux. Le pic de pollution aux particules fines a atteint des niveaux records. Les écoles ont dû fermer leurs cours de récréation.

Un pompier blessé, des dizaines d'habitations calcinées. Mais aucune perte humaine grave, pour l'instant. Les autorités le répètent : la priorité reste la protection des vies. Les moyens aériens sont saturés. La préfète a demandé des renforts européens. L'Espagne a envoyé deux avions bombardiers. L'Italie, un module d'hélicoptères. Et pourtant. Le vent tourne, et tout peut recommencer.

📰Source :youtube.com

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