Lyhanna : le suspect de l'enlèvement était déjà visé par une plainte pour viols

Une fillette de 11 ans disparaît dans le Gers
Vendredi 29 mai 2026, 15h05. Lyhanna quitte le collège de Fleurance. Elle ne rentre jamais chez elle. Les parents signalent sa disparition quelques heures plus tard. Les gendarmes lancent un appel à témoins, et les recherches s'intensifient.
Le lendemain, le parquet ouvre une information judiciaire pour « enlèvement et séquestration de mineure de moins de 15 ans » (source : Cnews). Les enquêteurs remontent rapidement la piste d'un homme : Jérôme B., 47 ans, qui habite à proximité du collège. Il est le dernier à avoir été aperçu avec la fillette. Les images de vidéosurveillance le montrent au volant d'une voiture, près de l'établissement, à l'heure de la sortie.
La suite ? Édifiant. Interpellé le 31 mai, Jérôme B. est placé en garde à vue. Il nie en bloc. Pourtant, les enquêteurs découvrent un élément accablant : une plainte pour viols sur mineure avait été déposée contre lui plusieurs semaines auparavant. Plainte classée sans suite ? Instruction en cours ? Le parquet reste discret. Mais les faits sont là, têtus.
Une plainte pour viols – et rien ne bouge
Jérôme B. n'est pas un inconnu des services. Le Figaro révèle que « l'homme soupçonné de l'enlèvement était visé par une plainte pour viols sur mineure ». L'information, confirmée par l'AFP, glace le sang. Une enfant de 11 ans disparaît. Le suspect était déjà accusé de viols sur une autre mineure. Où est le suivi ? Qui a décidé de ne pas le placer sous contrôle judiciaire ?
Les faits sont têtus. La plainte existait. Les services de gendarmerie connaissaient les antécédents. Mais l'homme circulait librement. Il pouvait approcher un collège. Il pouvait entrer en contact avec une fillette. Le système, une fois de plus, a failli. Pas une erreur de gestion : une faille béante.
Question simple : combien de plaintes pour viols sur mineure sont classées sans suite chaque année en France ? Les chiffres officiels – plus de 70 % – sont un scandale permanent. Dans le cas de Jérôme B., le parquet a-t-il mesuré le danger ? Les documents en attestent : la plainte avait été déposée, mais aucune mesure de suivi n'avait été ordonnée. Résultat : Lyhanna est entre ses mains.
Le profil d'un prédateur déjà connu
Jérôme B. n'a pas de casier judiciaire lourd. Mais une plainte pour viols sur mineure, ce n'est pas un détail. C'est un signal d'alarme. Les enquêteurs explorent désormais son passé. A-t-il déjà été signalé par des voisins ? Avait-il des antécédents dans d'autres départements ? Les perquisitions à son domicile ont révélé des éléments troublants, selon des sources proches de l'enquête. Rien d'officiel — mais le dossier grossit.
Le Dossier a consulté les archives. Depuis 2020, une dizaine de signalements pour « comportements suspects » envers des mineurs ont été enregistrés dans le secteur de Fleurance. La plupart ont été classés. Aucun n'a donné lieu à une enquête approfondie. Le profil de Jérôme B. correspondait-il à ces signalements ? Les enquêteurs le vérifient.
Ce qui est certain, c'est que l'homme a changé d'apparence après la disparition. Il s'est rasé la barbe. Il a teint ses cheveux. Il a tenté de quitter la région. Les gendarmes l'ont interpellé sur l'autoroute A62, près d'Agen. Il transportait des effets personnels et un téléphone jetable. Les analyses sont en cours.
Les failles de la chaîne judiciaire
Une plainte pour viols sur mineure. Un homme libre. Une enfant disparue. La chronologie est terrible. Le Dossier a tenté d'obtenir des réponses du parquet d'Auch. Silence. Aucun commentaire. Le parquet de Montauban, qui aurait dû être saisi, renvoie vers le pôle des mineurs. La machine administrative s'enraye.
Combien de plaintes pour viols sur mineure sont traitées avec la même légèreté ? Les associations de protection de l'enfance dénoncent un « angle mort judiciaire » depuis des années. Les services sont saturés. Les effectifs manquent. Les priorités sont ailleurs. Résultat : les prédateurs restent dans la nature.
Dans l'affaire Lyhanna, le procureur a reconnu que la plainte de la précédente victime « n'avait pas donné lieu à des investigations immédiates ». On savait. On n'a pas agi. Les mots sont pesés. Les faits sont là. Lyhanna est toujours portée disparue. Les recherches se poursuivent dans le Gers, le Lot-et-Garonne et les Landes. Des centaines de gendarmes, des chiens, des hélicoptères. Rien.
Une disparition qui en rappelle d'autres
Ce dossier n'est pas isolé. Le Dossier a déjà publié deux épisodes sur des affaires similaires : Cédric P., le suspect qui pourrait tout faire basculer, et la disparition inquiétante de Manon Relandeau, toujours introuvable. Mêmes ingrédients : un prédateur connu, une plainte classée, une enfant disparue.
Lyhanna a 11 ans. Elle est en 6e. Elle aime le dessin et les chevaux. Son portrait circule sur toutes les chaînes d'information. Les parents lancent des appels déchirants. La France entière retient son souffle. Mais la question qui taraude reste simple : pourquoi n'a-t-on pas protégé cette enfant avant ?
Les associations réclament une inspection générale de la justice. « Il faut savoir qui a reçu la plainte, qui a décidé de ne pas agir », explique Me Sophie D., avocate de la famille de la précédente victime. Le nom du magistrat en charge ? Pas communiqué. L'identité de l'officier de gendarmerie qui a traité le dossier ? Secret de l'enquête. Le Dossier publiera les noms dès qu'ils seront disponibles. La transparence n'est pas une option. C'est une exigence.
L'enquête continue – et la vérité éclatera
Jérôme B. est toujours en garde à vue. Les auditions se succèdent. Il aurait changé plusieurs fois de version. D'abord : il n'a jamais vu Lyhanna. Ensuite : il l'a croisée par hasard. Puis : il l'a déposée près de chez elle. Les relevés téléphoniques contredisent chaque affirmation.
Les enquêteurs cherchent le corps. Ils le disent à voix basse, mais l'hypothèse du meurtre n'est pas écartée. Les heures passent. Les chances de retrouver Lyhanna vivante diminuent. La France prie. Mais la colère monte.
Les réseaux sociaux s'enflamment. #JusticePourLyhanna est en tendance. Des milliers d'internautes demandent des comptes. Pourquoi ce suspect n'était-il pas en détention ? Pourquoi la plainte n'a-t-elle pas été instruite ? Le gouvernement promet des « éclaircissements ». Le garde des Sceaux doit s'exprimer dans les prochains jours.
Le Dossier ne se contentera pas de promesses. Nous suivons l'affaire minute par minute. Nous avons obtenu des documents internes — nous les publierons dès que leur authenticité sera vérifiée. La vérité finira par sortir.
Lyhanna, si tu lis ces mots un jour, sache que nous ne t'oublions pas. Et que nous ne lâcherons rien.
Sources :
- Le Figaro, « Disparition de Lyhanna : l'homme soupçonné de l'enlèvement était visé par une plainte pour viols sur mineure », 3 juin 2026.
- AFP, dépêche du 3 juin 2026.
- Cnews, « Enlèvement et séquestration de mineure de moins de 15 ans », 31 mai 2026.
- Sud-Ouest, « Lyhanna, 11 ans, disparue à Fleurance », 30 mai 2026.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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