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FinanceÉpisode 13/52

Trump signe un accord pétrolier colossal au Venezuela

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-09-02
Illustration: Trump signe un accord pétrolier colossal au Venezuela
© YouTube

Un accord hors norme

L’accord porte sur 17 champs pétroliers situés autour du lac Maracaibo et dans la ceinture de l’Orinoco. Ces réserves représentent une part importante du potentiel vénézuélien. Mais qui va l’exploiter ? Une entreprise peu connue : North American Blue Energy Partners (Nabep). Contrôlée par Alejandro Betancourt, un homme d’affaires vénézuélien au passé sulfureux, Nabep devient l’opérateur clé de cet accord.

Derrière cette société privée, l’État américain prend directement position. Le Pentagone obtient 35 % du capital sans investissement initial significatif. Washington disposera également d’un droit de veto sur la composition du conseil d’administration. Et surtout, les États-Unis s’assurent un accès privilégié au brut : 20 % de la production à prix coûtant, et un droit de priorité sur les 80 % restants. Traduction : avant de vendre à un autre client, Nabep devra d’abord proposer le pétrole aux Américains.

Une bouée de sauvetage pour le Venezuela

Pour Caracas, cet accord est une bouée de sauvetage. Nabep promet d’investir jusqu’à 100 milliards de dollars pour réparer les infrastructures, relancer les puits et moderniser une industrie pétrolière largement délabrée. Le paradoxe vénézuélien est spectaculaire : le pays possède les plus grandes réserves prouvées de la planète, mais ne produit qu’une quantité limitée de barils par jour. L’objectif est de doubler cette production dans les prochaines années.

En échange, le Venezuela espère des milliers d’emplois et des rentrées fiscales substantielles sur les prochaines décennies. Pour les États-Unis, c’est du pétrole sécurisé, une influence renforcée, et la Russie et la Chine repoussées hors jeu. Tout le monde est gagnant. Mais pas tout de suite.

Les défis à venir

Les premiers barils supplémentaires ne sortiront pas immédiatement. Le brut vénézuélien est lourd. Les oléoducs et les installations sont en mauvais état, mal entretenus pendant des années par la société publique PDVSA. Il faudra probablement plusieurs années avant que cette production pèse véritablement sur les prix. Et ce n’est pas tout.

La durée exceptionnelle de ce contrat — 100 ans —, l’absence d’appel d’offres et l’entrée directe du Pentagone au capital d’une entreprise privée pourraient être contestées devant les tribunaux. Donald Trump promet du pétrole moins cher, mais il vient surtout de signer un pari géopolitique pour le siècle à venir.

Et maintenant ?

Cet accord marque un tournant dans les relations entre les États-Unis et le Venezuela. Mais il soulève aussi des questions. Pourquoi un contrat de 100 ans sans appel d’offres ? Pourquoi le Pentagone prend-il 35 % du capital sans investissement initial ? Et surtout, quel sera l’impact réel sur les prix à la pompe pour les Américains ?

Dans un contexte de tensions internationales croissantes, ce partenariat pourrait bien devenir un cas d’école des alliances énergétiques du XXIe siècle. À suivre.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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