LE DOSSIER

Toute la vérité sur les affaires françaises

SociétéÉpisode 3/35

RSF révèle : les prédateurs de la presse étranglent l'info mondiale

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-30
Illustration: RSF révèle : les prédateurs de la presse étranglent l'info mondiale
© YouTube

94 pays en crise. 1% de bonnes situations. Exécutions, violences, intimidations. Le classement 2024 de Reporters sans frontières (RSF) ne laisse aucune place au doute : la liberté de la presse s'effondre. Partout.

L'hémorragie

94 pays. Ce chiffre vous donne le vertige ? Il devrait. Près de la moitié de la planète étouffe méthodiquement ses journalistes. En 2002, c'était une exception. Aujourd'hui, la règle. Seulement 1% de la population mondiale respire encore sous un ciel médiatique libre — contre 20% il y a vingt ans.

Les prédateurs ont gagné en sophistication. Plus besoin de censure ouverte : ils asphyxient par l'économie, instrumentalisent les tribunaux, cultivent la défiance. Gaza, Ukraine, Mexique... la liste s'allonge. "Les journalistes sont désormais traités comme des criminels", lâche Thba Brutin, directeur général de RSF.

Les chiffres, eux, ne mentent jamais.

États-Unis : le grand renoncement

64e place. Derrière le Botswana. Devant le Panama. Les États-Unis dégringolent de sept rangs en 2024. Ironie cruelle pour le pays du premier amendement.

Trump a ouvert les vannes. Ses diatribes contre les "fake news" ont légitimé la haine. "Il injurie de façon souvent outrancière et sexiste la presse", précise Brutin. Mais le problème va plus loin. Entre deux côtes, le désert médiatique s'étend. Les licences menacées, les procès-bâillons, l'indifférence générale...

— Et le premier amendement ? Il agonise sous les coups de ceux-là mêmes qui s'en réclament.

Arabie Saoudite : la ligne rouge franchie

176e place. Dernier. En juin 2024, Riyad a franchi un cap : l'exécution légale du journaliste Turquie Aljaasser. Une première. "Je n'ai pas souvenir d'une telle mise à mort sous couvert d'état de droit", murmure Brutin.

Mohamed Ben Salman joue les réformateurs. Pourtant. Après Khashoggi, cette nouvelle exécution dessine un schéma implacable. La presse ? Un crime puni de mort.

Voilà où mène l'impunité.

Amérique latine : la poudrière

Mexico, Salvador, Équateur, Pérou. La région s'enfonce. Les assassinats de journalistes explosent — comme au Mexique il y a dix ans, mais en pire. "Une véritable mexicanisation", résume Brutin.

L'Équateur et le Pérou plongent sous la 140e place. Chaque meurtre creuse un peu plus la tombe de l'information libre.

Combien de morts avant le sursaut ?

Nord de l'Europe : l'exception qui dérange

Norvège. Toujours en tête. La France traîne à la 25e place. Ces survivants tiennent grâce à quoi ?

— Des constitutions blindées.
— Des aides publiques intelligentes.
— Une éducation aux médias qui fonctionne.

"Chez eux, les médias remplissent encore leur rôle", concède Brutin. Preuve que le pire n'est jamais certain.

Conclusion : le compte à rebours

94 pays. 1% d'espoir. Le diagnostic est clair : la liberté de la presse saigne.

Les bourreaux innovent. Violence légale, pressions économiques, lynchages médiatiques... Gaza, Riyad, Mexico montrent la voie. Pendant ce temps, le Nord de l'Europe prouve qu'une autre voie existe.

Mais le temps joue contre nous. La catastrophe n'est plus une menace. Elle est là.

Et vous, dans quel monde voulez-vous vivre demain ?

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

📬

Ne manquez aucun scandale

Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.

Les autres épisodes de ce dossier

Voir tout le dossier →

Épisode 3 · 2026-04-30

RSF révèle : les prédateurs de la presse étranglent l'info mondiale

Sur le même sujet