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PolitiqueÉpisode 16/47

Trump, la CIA et la FIFA : l'intervention qui sidère le monde du football

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-07-07
Illustration: Trump, la CIA et la FIFA : l'intervention qui sidère le monde du football
© YouTube

L'appel qui a tout changé

Carton rouge pour Balogun lors du match États-Unis-Bosnie. Une décision arbitrale banale — sauf que Donald Trump s'en mêle.

Le lendemain, Trump appelle Infantino. Il lui dit : « Selon moi, il n'y a pas faute. » Puis il demande comment annuler la sanction. Infantino répond qu'il va trouver une procédure dans les plus brefs délais.

« En gros, Trump appelle Infantino pour savoir les procédures à suivre », explique Romain Molina dans l'émission Temps additionnel du Média TV.

Ce n'est pas un simple coup de fil — la Maison Blanche convoque les dirigeants de la Fédération américaine de football. On leur dit : « Écoutez, toutes les ressources sont à votre disposition. Avocats, lobbyistes, diplomates. » Plusieurs pontes de l'administration Trump lancent une opération de lobbying à la FIFA, cherchant la moindre faille réglementaire pour faire annuler la sanction.

Et ce n'est pas tout. « Ils se sont dit qu'ils allaient explorer le passé de l'arbitre et voir s'il y avait pas un problème pour rajouter quelque chose au dossier. Donc on a impliqué les services de renseignement, donc la CIA », affirme Molina. La CIA — oui, vous avez bien lu — a été mobilisée pour trouver des éléments compromettants sur un arbitre brésilien, une première dans l'histoire du football. Trump lui-même, en conférence de presse, évoquera « le passé suspect de l'arbitre ».

La FIFA réunit en urgence son conseil disciplinaire. Elle invoque l'article 27 de son règlement — un article qui permet de surseoir à une sanction et de placer le joueur sous période probatoire. Problème : la Belgique n'est pas informée. Et pourtant. La Fédération belge apprend la décision par voie de presse. Elle envoie un courrier, demande des explications. La FIFA répond que c'est un appel — alors que les États-Unis n'ont pas fait appel. La Belgique dispose de quelques heures pour préparer un recours, sans connaître les motivations de la FIFA. Résultat : l'appel belge est déclaré irrecevable. Voilà.

« On est clairement devant une manipulation jamais vue en mondiovision », tranche Molina. La FIFA avait même « oublié » de mentionner la suspension de Balogun lors de la réunion préparatoire.

📰Source :youtube.com

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