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PolitiqueÉpisode 75/42

Macron maintient l'engagement français après la fin de la FINUL

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-22
Illustration: Macron maintient l'engagement français après la fin de la FINUL
© YouTube

La FINUL, une mission en sursis

19 mars 1978. La FINUL est déployée. Après l'invasion israélienne du Sud Liban — opération Litanie —, l'ONU vote la création de cette force intérimaire. Objectif : confirmer le retrait des troupes israéliennes, rétablir la paix et aider le gouvernement libanais.

Mais en 2000, tout bascule. Les Israéliens se retirent, mais le Hezbollah s'installe. La FINUL reste. Et lutte. En 2006, une nouvelle guerre éclate entre Israël et le Hezbollah. L'ONU adopte alors la résolution 1701. Une zone tampon est créée. Officiellement réservée aux autorités libanaises et à la FINUL.

Aujourd'hui, la FINUL compte 7505 militaires issus de 47 pays. L'Indonésie est en tête avec 755 soldats. La France, elle, envoie 605 militaires. Troisième contributeur européen.

Mais la situation est explosive. "Pas une semaine sans heurts depuis la création de la FINUL", explique France 24. Le Hezbollah contrôle le Sud Liban. L'aviation israélienne survole illégalement la zone. Et la FINUL est prise entre deux feux. Côté Hezbollah, on se méfie de sa présence. Côté Israël, on lui reproche son échec à empêcher le Hezbollah de s'installer.

343 soldats de la FINUL ont été tués en 48 ans. Un record pour une mission de l'ONU.

Et en août 2023, le Conseil de sécurité vote à l'unanimité la fin de la FINUL. Le 31 décembre 2026, la mission prendra fin.

Macron veut garder la France sur le terrain

Mais Emmanuel Macron ne lâche pas le Liban. Le président français veut maintenir l'engagement de la France après la dissolution de la FINUL. Pourquoi ? Les détails restent flous.

La question est cruciale. La FINUL était censée aider le gouvernement libanais à reprendre le contrôle du Sud Liban. Elle a échoué. Le Hezbollah est plus puissant que jamais. Et Israël multiplie les incursions.

Alors, que peut faire la France ? "Quand, comment et pour quel objectif ? Pour l'instant, tout est encore très très flou", conclut France 24.

Une mission coûteuse et dangereuse

La FINUL, c'est aussi une histoire de morts. 343 soldats tués depuis 1978. La mission de l'ONU la plus meurtrière.

En mars 2024, quatre casques bleus sont morts. Dont un Français. Une escalade militaire après les attaques du 7 octobre sur Israël.

La France y a perdu des soldats. Et dépensé des millions.

Mais le bilan est mitigé. La FINUL n'a pas empêché le Hezbollah de s'installer. Ni Israël de survoler la zone.

Et maintenant, elle disparaît.

Les États-Unis et Israël poussent à la dissolution

La FINUL s'arrête. Mais pourquoi ? Les États-Unis et Israël ont poussé à la dissolution. Le Conseil de sécurité a voté à l'unanimité.

Israël reproche à la FINUL son incapacité à contenir le Hezbollah. Les États-Unis veulent réduire les coûts.

Et la France ? Emmanuel Macron veut maintenir l'engagement français. Mais sans la FINUL, quelle sera la mission ? Et à quel prix ?

Les questions restent sans réponse.

Une décision qui interroge

Emmanuel Macron maintient l'engagement français. Une décision qui interroge.

La FINUL a échoué. Le Liban est en crise. Et la France veut rester. Pourquoi ?

Les détails sont flous. Les enjeux sont énormes.

Et les risques aussi.

Sources :

  • France 24
  • ONU

📰Source :youtube.com

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